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Élection présidentielle au Togo : La stratégie du succès de Faure

Le samedi 22 février est passé, jour où les togolais se sont rendus aux urnes pour le compte du premier tour de l’élection présidentielle. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni), structure en charge de l’organisation a promis les résultats provisoires ce lundi. Mais en attendant, retour sur la stratégie appliquée par le président sortant, Faure Gnassingbé pour s’assurer une réélection K.O.

Comment comprendre le plébiscite de Faure à l’élection présidentielle de février 2020 ?

  • Ce qui a fortement payé c’est la campagne de proximité, le candidat Unir est allé à la rencontre des groupes cibles, les jeunes, les femmes bénéficiaires de différents programmes d’autonomisation du gouvernement, les agriculteurs, les artisans, les chefs traditionnels et coutumiers…
  • Au-delà des meetings populaires, il y avait surtout ces rencontres d’échange avec les groupes cibles, sans oublier la précampagne qui a été très active pour le candidat, à la fois de façon apparente et underground.
  • Il y a également le travail méticuleux, soigné et de contact de proximité des FaureWARD, c’est à dire des volontaires non rétribués, qui travaillent depuis plusieurs mois sur le terrain, qui ont été à la rencontre de près de 300.000 familles. En multipliant déjà ce chiffre par le nombre de personnes en moyenne dans une famille et qui ont eu cet échange de proximité, on obtient un résultat phénoménal.
  • Toutes ces personnes ont donc entretenu un dialogue entre le futur candidat et les populations au sujet donc déjà du bilan, des perspectives également et comment aider les populations à mieux profiter des dispositifs existants. Ce sont ces différentes rencontres qui ont permis de recueillir leurs aspirations pour pouvoir proposer un projet de société qui répond à leurs attentes.
  • Le candidat a pratiquement 15.383 volontaires (FaureWARD) déployés sur toute l’étendue du territoire.
  • Ces volontaires ont travaillé en deux temps donc la phase en amont où pendant plusieurs mois, ils ont été rencontrer les familles, les connaitre et entamer un dialogue au nom du futur candidat, recueillir leurs aspirations, leurs attentes. Ces cinq dernières années ont permis de mettre en place des dispositifs pour aider les populations à mieux s’en sortir…et également projeter des perspectives possibles et prendre leur avis à ce propos.
  • Deuxième étape du travail des volontaires, pendant la campagne, ils sont allés encore à la rencontre des familles avec lesquelles, ils avaient déjà établi un lien affectueux, sympathique, les familles les connaissaient déjà, donc leur faisaient confiance, ils viennent maintenant avec les promesses du candidat et apprennent à bien voter aux familles rencontrées.
  • On se rappelle de la campagne à l’américaine d’Obama et également la campagne de Macron, c’est-à-dire le rôle des volontaires « on ground » sur le terrain.
  • Et quatrièmement, il y a eu également les volontaires du parti qui eux ont été déployés pendant la campagne et ont également fait du porte à porte. En gros la technique de travail des FaureWARD, c’est également le porte à porte mais eux ils ont commencé bien plus tôt, plusieurs mois avant la campagne et aussi pendant la campagne.
  • Le travail pédagogique qui consiste à montrer comment faire voter le candidat, montrer comment voter, éviter les bulletins nuls et surtout sur la base des mesures proposées par le candidat dans son projet de société.
  • Et évidemment l’autre raison et non des moindres, c’est le bilan qui a su être vendu et qui plaide pour notre champion.
  • Une incursion sur la campagne « Allons-y » est également nécessaire pour comprendre l’appropriation de la campagne du candidat Unir. C’est une continuité car ce slogan avait été utilisé lors des législatives et des locales.

Par La Rédaction

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