Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Entrepreneuriat : Modeste Kérékou lance la seconde vague du Pej (8130 jeunes impactés)

Entrepreneuriat : Modeste Kérékou lance la seconde vague du Pej (8130 jeunes impactés)

La seconde vague du Projet emploi des jeunes (Pej) a démarré hier, mardi 18 juin, par l’octroi de subvention d’installation aux bénéficiaires. La mairie de Ouidah a abrité la cérémonie conduite par Modeste Thiounté Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi (Mpmepe).

Par Sêmèvo B. AGBON

8130 jeunes répartis sur les 77 communes du Bénin, instruits ou non sont bénéficiaires de cette seconde vague du Projet emploi des jeunes (Pej). 1 638 945 945 F, soit 200 000 F par bénéficiaires est le montant de cette phase. Pour la seule commune de Ouidah, ils sont 130 bénéficiaires issus des 10 arrondissements que compte cette dernière. Chacun d’eux a reçu virtuellement sur-le-champ, sa subvention sur son compte Mobile money.

Ce Projet traduit la « volonté du gouvernement de lutter contre le chômage et le sous-emploi auxquels nombre de jeunes béninois sont confrontés », a reprécisé Modeste Thiounté Kérékou dans son discours. Il est financièrement appuyé par la Banque mondiale pour accompagner 17500 jeunes artisans de 18 à 35 ans dans les secteurs de l’artisanat, la transformation agricole et le tourisme. Pour la réussite du projet, les bénéficiaires ont été préalablement formés en micro entrepreneuriat et les Ateliers de compétence de vie, dispensés par des cabinets indépendants de formation sélectionnées par appels d’offres, a rappelé le ministre. Il est désormais attendu des bénéficiaires, une bonne gestion desdites subventions, a-t-il insisté. « La nation toute entière compte sur vous pour la mise en place effective des micro entreprises, avec une gestion rigoureuse des ressources qui sont mises à votre disposition. Seule une bonne gestion de ces fonds permettra d’étendre le projet en vue de prendre en compte beaucoup d’autres jeunes qui aspirent aussi à un avenir meilleur », leur a lancé Modeste Kérékou.

Dans le même sens, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia a invité les jeunes à fructifier les subventions, ce qui passe par une utilisation rationnelle. C’est à ce prix qu’ils changeront, espère-t-il, leur vie et le Bénin. A travers ce projet, note-t-il, le gouvernement démontre sa détermination à œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a salué l’implication du Mpmepe qui supervise l’exécution du projet qui offre égalité et équité. Pour sa part, le maire Célestine Adjanonhoun a argumenté que l’emploi et l’insertion professionnelle confèrent à l’Homme sa dignité et sont même facteur de paix. Une manière d’encourager les bénéficiaires à développer effectivement les activités pour lesquelles ils ont élaboré des fiches de financement.

Un social non électoraliste

Connaissant les populations béninoises, le directeur général de l’Agence national pour la promotion de l’emploi (Anpe), Urbain Amègbédji a clairement signifié aux jeunes que ces fonds ne doivent pas être distraits dans des funérailles, mariages ou autres cérémonies ruineuses. En cas de contravention, le gouvernement a pris ses dispositions en mettant en place un système de vérification des fonds. Et ceux qui feront autres usages que ceux mentionnés sur la fiche de financement en répondront. Il les a enfin exhortés à garder secrets leurs codes MoMo.

Des femmes bénéficiaires brandissent leur compte MoMo crédités

Le même exercice d’octroi des subventions se fera prochainement dans d’autres communes, notamment six villes au total. Dogbo pour les départements du Mono et du Couffo, Ifangni pour l’Ouéme et le Plateau, Savalou pour le Zou et les Collines, Ouaké pour les départements de l’Atacora et de la Donga, et Kandi pour les départements du Borgou et de l’Alibori. Celui de Ouidah concernait l’Atlantique et le Littoral.

Rappelons que la première vague de ce projet a été exécutée en 2018 et a impacté 7341 pour un montant de 1 474 363 035 F. Ajouté aux subventions de la seconde vague cette année qui s’élève à 1 638 945 945 F pour 8130 bénéficiaires, on conclut donc que le gouvernement a injecté 3 113 308 980 F dans « la promotion de l’emploi et la mise en œuvre d’activités économiques dont les bénéfices profiteront aux couches les plus vulnérables », a récapitulé le ministre.

Le Projet emploi des jeunes vient démontrer que le gouvernement du président Talon fait bel et bien du social, un social responsable qui autonomise et non un social électoraliste.

 

Laisser un commentaire

Top