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Rév. Dr Gnonhossou A/S colloque sur l’esclavage noir : « Mûrir notre compréhension de ce qui s’était passé »

esclavage noir - Rév. Gnonhossou

Depuis lundi 28 novembre, une équipe multidisciplinaire ayant travaillé sur le journal de l’abolitionniste chrétien David Ingraham séjourne au Bénin. Elle est conduite par le Béninois Rév. Dr. Sègbégnon Mathieu Gnonhossou, théologien méthodiste, professeur de Missiologie wesleyenne à l’Université protestante d’Afrique de l’Ouest (Upao/Porto-Novo), et pasteur consacré dans l’Église Méthodiste Libre des États-Unis. Lui et les 11 autres membres de l’équipe cherchent à questionner « le passé chrétien dans le passé sombre de l’esclavage noir ». A cet effet, un colloque est prévu sur la question de l’esclavage noir du 16ème au 19ème siècle. Dans cet entretien, il explique l’initiative et se prononce sur les polémiques relatives à la co-responsabilité ou non des Africains et les réparations réclamées de l’Europe.

Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON

 

Bénin Intelligent : Qu’est-ce qui motive l’organisation d’un colloque sur l’ esclavage noir du XVIème au XIXème siècle ? Quel est l’objectif visé ?

Rév. Dr. Sègbégnon Mathieu Gnonhossou : Merci cher journaliste pour le temps que vous m’accordez sur ces questions portant sur l’esclavage noir. La motivation principale, en tout cas pour mes collègues et moi, est de mûrir notre compréhension de ce qui s’était passé et qu’on a appelé la traite négrière, ou esclavage noir ; d’en tirer toutes les conséquences possibles pour des actions fortes et libératrices dans le présent. Comme vous pouvez ne pas en douter, il y a beaucoup d’informations et de notions incorrectes sur ce pan de notre histoire, et le plus il y a du flou, le plus nous allons perpétuer dans l’avenir ce qui nous avait fait pleurer hier et qui nous fait gémir aujourd’hui.

Quelle est l’équipe derrière cette initiative sur l’ esclavage noir ?

D’abord c’est une équipe diverse et multidisciplinaire. Ce qui unit l’équipe c’est le désir de contribuer au mieux-être humain, au bon vivre entre les peuples, et de le faire en questionnant le passé chrétien dans le passé sombre de l’esclavage noir. D’où la deuxième chose qui unit l’équipe : la foi chrétienne. C’est vrai qu’il y a des chrétiens de diverses traditions dénominationnelles parmi nous, mais notre équipe est mue par la quête de la version émancipatrice de la foi chrétienne. Quelle que soit l’option dénominationnelle, cette version de la foi chrétienne est résolument engagée contre l’oppression des uns par les autres. Il s’agit donc d’une équipe qui cultive l’érudition multidisciplinaire sur la question de la traite négrière, mais une érudition à des fins activistes dans la tradition des abolitionnistes..

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Rév. Docteur, vous dirigez une équipe qui fera une présentation sur le journal d’Ingraham lors d’un symposium international sur l’ esclavage noir du XVIe au XIXe siècle. Qui sont les membres de cette équipe et de quoi sera fait votre séjour au Bénin ?

Nous sommes au total 14 mais deux parmi nous n’ont pas pu faire le déplacement sur le Bénin. Nous sommes 12 donc au Bénin. Les membres sont :

-Dr. Sègbégnon Mathieu Gnonhossou, professeur Assistant des Études Théologiques. Je suis aussi professeur de Missiologie et des Études Wesleyennes à l’Université protestante de l’Afrique de l’Ouest (Upao) ;

-Dr. Richard Matthew Sigler, PhD, professeur associé des Cultes et de Théologie Historique ;

-Dr. Joy J. Moore, PhD, professeur de Prédication Biblique, Luther Seminary ;

-Dr. David Daniels III, professeur du Christianisme Mondial, McCormick Seminary ;

-Dr. Albert G. Miller, professeur émérite de Religion et des Études Afro-Américaines, Orbelin College ;

-Mme Erin Morrow, administratrice des financements pour l’exécution des Projets, Seattle Pacific University ;

-Mme Liz Momany, infirmière d’État ;

-Dr. Christopher Momany, précédemment professeur de Philosophie, Pasteur de l’Église Méthodiste Unie, USA ;

-Dr. Jemar Tisby, écrivain et auteur des Œuvres sur la Justice raciale, il est Professeur d’Histoire à Simmons College ;

-Mme Cindy Strong, bibliothécaire, Seattle Pacific University ;

-Dr. Steve Moore, président émérite de Murdock Charitable Trust, Consultant des Institutions Académiques sur les Financements de Projets ; et

-Dr. Douglas Strong, professeur et Chair Paul T. Walls des Etudes Wesleyennes, professeur d’Histoire du Christianisme, Seattle Pacific University.

Ce dernier, professeur Strong est le directeur principal du projet. Il s’intéresse particulièrement aux mouvements de réveil chrétiens et facilitent des réflexions à propos de la contribution de ces mouvements aux institutions et pratiques de libertés, avec un accent sur ce qui motive de telles transformations. C’est dans ce sens qu’en pensant à un facteur qui a conduit aux changements des mentalités devenues abolitionnistes, nous avons décidé de venir au Bénin pour apprendre des Béninois.

En effet, le facteur ayant consisté aux abolitionnistes blancs consistait à apprendre des Africains, de lire leurs écrits, de les rencontrer et converser avec eux. Ces facteurs avaient pesé énormément chez les chrétiens occidentaux devenus abolitionnistes. C’est pour nous ouvrir à cette possibilité d’apprendre des Africains encore aujourd’hui pour entrevoir, rêver, et faciliter de nouvelles formes de combats contre les nouvelles servitudes de nos jours que nous sommes venus ici au pays.

En 2015, un journal attribué à l’abolitionniste chrétien David Ingraham a été découvert  par l’ancienne bibliothécaire des services techniques de l’Adrian College, Noelle Keller. Que contient ce document historique et peut-il aider à comprendre l’ esclavage noir ?

Effectivement et c’est ce journal qui a nourri ce désir de visiter le Bénin dans le cadre de notre projet. Le journal informe sur un bateau des négriers appelé l’Ulysse qui transportait des Africains qui avaient pu converser avec leurs oppresseurs. Leurs informations parvinssent à Ingraham. C’est de leurs déclarations que nous apprenons les lieux mentionnés qui furent les points de leur embarquement vers les plantations de Cuba avant que le bateau ne fût dérouté vers la Jamaïque où les abolitionnistes les avaient le plus aidés.

En dehors des lieux cités, le journal décrit des conditions horribles dans lesquelles ces êtres libres et esclavagisés avaient été mis durant leur trajet. Ce journal permet de comprendre certaines dimensions de l’esclavage que pourraient révéler les confessions faites par nos frères et sœurs esclavagisés et les abolitionnistes qui ont été en contact direct avec eux. J’invite les spécialistes en Analyse Critique de Discours à s’y intéresser. Pour l’instant, je voudrais souligner ce qui peut sembler surprenant pour plus d’un, c’est que ce document révèle :

1) Quoique nombres de chrétiens dits de réveil  étaient entièrement indifférents à l’esclavage, il y en a eu qui furent non seulement du côté spirituel mais aussi du côté politique pour demander l’abolition de l’esclavage des noirs. Ces Chrétiens lisaient la Bible différemment.

2) nos frères et sœurs esclavagisés avaient cherché la liberté, et même lorsque devenus Chrétiens, ils avaient utilisé cette même « religion Chrétienne » de leurs bourreaux en leur faveur, et donc découvrirent d’eux-mêmes un Christianisme aux antipodes du Christianisme esclavagiste. Je laisse le reste de ce qui pourrait être découvert aux curieux.

David Ingraham est abolitionniste chrétien. Comment a-t-il contribué à la lutte contre le système d’esclavage ? Connaissez-vous d’autres figures chrétiennes qui se sont illustrées dans la condamnation et l’abolition de ce crime contre l’humanité ?

Souvent nous attendons des contributions grandioses avant de célébrer ceux qui contribuent. Evidemment ce nom ne vous a jamais été mentionné dans un cours parce que sa contribution fut modeste ou même insignifiante aux yeux de ceux qui écrivent les histoires officielles.

Mais à lire l’influence de Ingraham sur le Christianisme qu’il pratiquait avant de devenir abolitionniste, on peut dire que lui et ses collaborateurs, sans nier ce qui peut être appelé l’instinct européen qui fut le leur, avaient réorienté le Christianisme vers une foi libératrice, une foi en quête de la libération totale de l’être humain (Africain) qu’ils trouvèrent et cherchèrent à traiter comme leurs frères et sœurs.

Dans notre livre collectif en projet de publication, nous élucidons cette réalité à travers plusieurs angles d’analyse de leur mouvement de réveil du fait de leurs actions publiques, cultuelles, stratégiques, communautaires, le rôle des femmes, et leurs accents théologiques (anti-esclavagistes).

Que ce soit pendant la colonisation et l’esclavage, la Bible, le christianisme a été mis à contribution dans l’entreprise de domination/soumission du Noir. Ce qui a d’ailleurs amené beaucoup à prendre leur distance avec l’Église. Comment expliquez-vous le travestissement de l’Évangile dans ce sens ?

Le « travestissement » est très bon mot, et je voudrais que vos lecteurs retiennent cela. C’est-à-dire qu’en dépit de quelques versets souvent dissociés de leurs contextes et arrière-plan littéraire, anthropologique, narratologique, et socio-rhétorique pour pointer de doigts que la Bible est un document esclavagisant, la Bible est (ou au moins peut être) interprétée comme un document anti-esclavagiste.

En tout cas, ce sont les Africains (souvent mal enseignés ou méconduits) qui n’y pensent pas ainsi. Sinon la plupart des maitres esclavagistes blancs savaient très bien cela. C’est pourquoi ils avaient utilisé certaines tactiques à cet effet pour empêcher les Africains de se libérer au moyen de la Bible. Je peux nommer quatre parmi elles :

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Premièrement, il y a avait une interdiction systématique aux Africains d’avoir accès à la Bible et de la lire. Les maitres blancs qui, mus par leur foi évangélisatrice, chercheraient à dévier de cette règle devraient promettre aux autres maîtres que leurs esclaves devenus Chrétiens continueraient toujours d’être soumis dans les plantations.

Deuxièmement, ils avaient modifié la liturgie (ordre et paroles du cultes) pour la rendre spécifique aux esclaves désireux de devenir chrétiens afin que ces derniers promettent solennellement que leur baptême ou confirmation n’était aucunement signe de liberté physique et d’engagement à la rébellion contre l’ordre établi.

Troisièmement, certains blancs, en réponses aux résistances nourries par la rébellion des noirs lecteurs de la Bible s’étaient engagés dans la pratique peu connue appelée « book burning. » C’est-à-dire quand on surprend un noir en train de lire dans les plantations, on brule seulement tout ce qu’il lisait, et ceci incluait même la Bible ! Imaginez ça !

Quatrièmement, certains ayant permis aux noirs de lire la Bible, déchirèrent de ces bibles toutes les parties susceptibles d’inspirer ou de provoquer les noirs à la rébellion au profit des versets qui, lus de manière parcellaire et partiale, encourageraient la soumission aveugle aux maitres. Ce sont d’ailleurs ces genres de lecteurs Africains de la Bible qui existent dans l’espace public sur les questions de l’esclavage car ils n’évoquent que ces versets, bien sûr pour argumenter que le Christianisme est esclavagisant.

Quand vous mettez ensemble toutes ces pratiques des maîtres blancs, pouvez-vous sérieusement et honnêtement conclure que la Bible qu’ils interdisaient aux noirs et modifiaient ainsi est vraiment un document pro-esclavage ? Non, c’est pourquoi vous avez bien fait d’utiliser le mot «travesti », car on ne travesti que ce qui est bien. Et cela s’explique par le fait que quand on est personnellement ou collectivement décidé à utiliser le pouvoir « contre autrui », on peut mobiliser en faveur de ce projet même la chose la plus sacrée qui soit, et ce, en travestissant le sacré anti-domination pour atteindre le but de la domination..

Quand vous mettez ensemble toutes ces pratiques des maitres blancs, vous pouvez sérieusement et honnêtement conclure que la Bible qu’ils interdisaient aux noirs et modifiaient ainsi est vraiment un document pro-esclavage ? Non, c’est pourquoi vous avez bien fait d’utiliser le mot «travesti », car on ne travesti que ce qui est bien. Et cela s’explique par le fait que quand on est personnellement ou collectivement décidé à utiliser le pouvoir « contre autrui », on peut mobiliser en faveur de ce projet même la chose la plus sacrée qui soit, et ce, en travestissant le sacré anti-domination pour atteindre le but de la domination.

Pourquoi le choix du Bénin comme destination de l’équipe que vous conduisez, surtout en parlant d’un sujet comme l’esclavage qui implique bien d’autres pays ?

Très simple, parce que les Africains esclavagisés et secourus par le mouvement de réveil dont Ingraham faisait partie, furent pour la plupart pris au Dahomey, entre autres. Ils ont spécifié avoir quitté Popo (Grand ou petit), Ouidah, et bien sûr c’est en passant Abomey. Ils avaient mentionné aussi Lagos, Gbadagry et la Rivière Nuñez (qui se situe certainement dans la Guinée-Conakry actuelle. Ce furent donc pour la plupart des Africains esclavagises dans durant les temps chauds du roi Guezo, le monarque Dahoméen d’alors. Etant donné l’année (1830), cela se comprend.

Y a-t-il co-responsabilité au sujet de l’esclavage ? Une telle thèse se développe selon laquelle ce sont d’abord les Africains qui ont « capturé et vendu » leurs propres frères et sœurs aux Blancs. Cette thèse, à laquelle bien d’intellectuels, leaders et artistes Africains ont adhéré, vous convainc-t-elle personnellement ? N’est-ce pas là une argumentation consciemment montée par l’Europe pour diluer sa responsabilité par peur d’assumer d’éventuelles réparations ?

Vous parlez de cela comme une thèse et je l’entends comme une thèse de doctorat. Rire. C’est cela presque. Mais en fait, je fais très peu de choses avec ce débat. Ce que nous pourrions demander à l’Europe ou aux occidentaux en général c’est au moins de reconnaître leur part, de nous expliquer ce que fut leur part en détail au cours des siècles, comment ils ont pu maintenir un tel commerce qui défigura largement et profondément l’identité noire au point que cela leur fait la honte qu’il gère difficilement.

Si du moins ils peuvent nous élucider leurs responsabilités en termes des stratégies politiques, économiques, militaires, diplomatiques, éducationnelles, et même humanitaires qu’ils ont utilisées, alors les Africains auront suffisamment de lumière sur leurs responsabilités réelles. Nous demandons qu’ils commencent par nous élucider leurs responsabilités car ils sont et ont été en position de force, y compris en position de force intellectuelle et archivistique pour sortir les données disponibles à ce sujet. Cette posture n’occulte aucunement la responsabilité Africaine, en fait elle cherche à mieux la comprendre.

L’Europe doit-elle dédommager l’Afrique pour l’esclavage ?

Ceux qui sont civilisés répondent de leurs forfaits, c’est ce que l’éducation occidentale nous a appris. Celle africaine nous invite à la réconciliation basée sur des actes de réparation de dommage et de retour à l’harmonie. Ceux qui demandent la réparation des dommages doivent savoir qu’ils imposent une valeur surtout Africaine sur les Européens qui restent devoir à les informer s’ils ont un tel instinct qui pourrait les amener à agir ainsi.

C’est pourquoi, sans occulter que nous pourrons atteindre un tel objectif, commençons par ce qui est plus européen dans cette affaire : ont-ils reconnu d’abord leurs forfaits pour en répondre ? Quel système de punition sont-ils prêts à subir ? L’érudition africaine a besoin de mener la conversation à ce niveau d’abord comme un pont vers la reconnaissance du droit des Africains d’obtenir réparation ou non.

Faut-il accorder plus de place à l’esclavage dans les programmes scolaires en Afrique ? Les jeunes générations doivent-elles être mieux informées de ce crime ?

Absolument. Mais je ne parlerai pas de « plus de place, » mais plutôt de revoir la manière dont il est enseigné comme matière. Nous devons réorienter cela vers l’auto-détermination face à la réponse européenne qui pourrait être toujours non satisfaisante sur nos questions telles que coresponsabilité, réparation, relations Afrique-Afro descendants, etc. Au point où nous sommes, nous devons assumer que si les réponses à ces questions restaient encore non satisfaisantes, allons-nous demeurer des victimes insatisfaites ou des autodéterminés triomphant du mal, même s’il le faut, sans leurs perpétrants ?

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De même nous devons réorienter l’éducation sur ce sujet dans le sens de retrouver nos humains semblables parmi les occidentaux ordinaires, surtout non officiels. C’est vrai que la colonisation et l’esclavagisme méticuleux savent bien utiliser les citoyens ordinaires, mais il y a aussi la majorité des citoyens ordinaires occidentaux qui, s’ils étaient mieux informés y compris à travers ceux éduqués parmi nous, pourraient joindre le rang de l’humanité et abandonner l’inhumanité à cet occident officiel toujours difficile à convaincre sur ses crimes.

Qu’apportera le travail de votre équipe et l’étude du journal d’Ingraham à l’éradication de l’esclavage des temps modernes ?

Mon équipe cherche à produire des travaux spécifiquement allant dans ce sens. Je ne perds pas espoir que l’occident même officiel pourrait un jour arriver à reconnaître ses méfaits. Mais je ne l’attends pas comme pour demain ou après-demain. Je sais quand même qu’il y a des milliers de citoyens occidentaux ordinaires qui attendent la bonne information pour se remettre en contact avec notre humanité commune naturellement léguée à nous par le créateur et qui est souvent enfouie par la culture dominante inhumaine dans laquelle nous vivons..

C’est pourquoi mon équipe utilisera les choses que nous aurons apprises pour écrire dans les journaux, les incorporer dans nos présentations académiques, ecclésiastiques afin d’aviser le plus grand nombre. Déjà un livre est en préparation, écrit avec un niveau à la portée des citoyens Américains ordinaires du sein desquels nous attendons des David Ingraham et mieux qu’Ingraham même.

Je voudrais saisir cette occasion donc pour sincèrement remercier ceux qui ne ménagent aucun effort pour rencontrer mes collègues en visite, contribuer aux partages de connaissance, et leur permettre d’expérimenter les riches conversations en cours autour de ce sujet.

Merci.

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