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Exploitation illégale des carrières : « L’ampleur au niveau de l’Atlantique est particulière », Alassane Séidou

Une délégation gouvernementale composée du ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, Alassane Seidou et de son collègue de l’Eau et des mines, Samou Seidou Adambi a rencontré, jeudi 21 janvier à la mairie d’Abomey-Calavi, tous les maires du département de l’Atlantique afin de les entretenir sur l’exploitation illégale des carrières de ressources minérales.

Par Sènankpon DOSSOU

Suite à des séries de rencontres avec le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, et après la délibération du Conseil des ministres, il a été constaté une mauvaise interprétation du compte rendu du conseil par les élus locaux. En initiant cette rencontre, le gouvernement a voulu clarifier le rôle de chaque acteur et expliquer la responsabilité engagée des maires dans l’ouverture et l’exploitation des carrières illégales et clandestines.

Selon le ministre Alassane Seidou, « c’est un problème qui se pose dans tout le pays, mais l’ampleur au niveau de l’Atlantique est particulière ». Et au ministre de l’Eau et des mines d’ajouter que « les mines et toutes les richesses du Bénin appartiennent à l’État››. Par conséquent, ‹‹c’est l’État qui en délivre l’autorisation d’exploitation. Cela reste la règle et ça n’a pas changé » a-t-il insisté.

À l’en croire, les carrières concernées sont précisément celles continentales, c’est-à-dire, celles qui ne sont pas exploitées dans l’eau. A cet effet, de nouvelles mesures ont été édictées aux fins d’endiguer durablement le phénomène d’ouverture anarchique des carrières de ressources minérales sur toute l’étendue du territoire national. Entre autres mesures prises, la fermeture des carrières illégalement ouvertes et présentant des risques majeur pour l’environnement et la sécurité. A la suite du recensement des carrières illégalement ouvertes sur le territoire national par le gouvernement, seuls les sites éligibles feront l’objet d’autorisation d’exploitation ; l’implication des maires et des élus locaux dans la lutte contre l’ouverture des carrières illégales. Les maires et les Chefs d’arrondissements sont rendus responsables de l’ouverture des carrières illégales sur leur territoire de compétence. Ils devront veiller à interdire l’ouverture de carrières anarchiques sur leur territoire ; et la mise en place des brigades mobiles de contrôle. Elles seront placées sous la coordination des préfets des départements en lien avec la Direction générale des mines et les services marchands des mairies et chargées de vérifier la régularité des activités d’extraction.

Quant à la délivrance et la gestion des autorisations d’ouverture et d’exploitation artisanale des carrières de ressources minérales, les maires et les élus locaux ont désormais pour rôle de délivrer le certificat ou l’attestation d’occupation du site. Celui-ci devra au préalable faire partie des sites validés et éligibles, de collecter des taxes conformément aux textes en vigueur et d’être un appui aux services de l’État.

Toutes ces mesures permettront à terme, d’enrayer la dégradation de l’environnement causée par l’exploitation artisanale anarchique des produits de carrière d’une part et d’optimiser les retombées de l’exploitation des carrières au profit des exploitants eux-mêmes, du budget national et des budgets des communes d’autre part.

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