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Fᴇ́ᴍɪɴɪsᴍᴇ ᴅᴇ́ʙʀɪᴅᴇ́

Jusqu’à se plaindre d’une photo de groupe ? Angela Kpeidja‚ voilà le nom qui gâchera la promotion et l’image de marque de la femme béninoise. Et pour cause‚ ses tirs sur tout et finalement sur rien de consistant à épouser par tous.
La nouvelle cible de l’auteure de “J’ai failli‚ non je l’ai fait !” est une photographie. Celle de l’équipe d’une émission matinale de la télévision @Canal 3 Bénin. Kpeidja juge discriminatoire la présence de la seule femme de l’équipe‚ Zakiath Latoundji. «Seule et écrasée par ses collègues mâles!»‚ écrit-elle comme titre incendiaire du post de trop . De plus‚ elle voit dans le positionnement (complètement au fond) de cette derrière sur l’image un scandal qui devrait choquer tous. «À vrai dire, c’est un pur scandale pour qui connaît la force des médias dans la transformation des sociétés. Cette affiche est clairement une insulte, une gifle publique à la gente féminine. Zakiath Latoundji, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, journaliste spécialiste des questions de santé, est complètement éteinte sur la photo. La présidente de l’ Upmb Benin -Union des professionnels des médias du Bénin est même à peine remarquable sur l’image. Une femme et une seule complètement écrasée par huit collègues du sexe masculin.»‚ critique-t-elle vigoureusement.
Mais‚ de quoi nous plaignons nous ? Je crois savoir que nous nous offusquons tous du harcèlement‚ des violences‚ du mépris faits aux femmes. Ces questions seront-elles résolues d’un coup par la force numérique des femmes dans toutes les administrations ou la suppression pure et simple des hommes de la face de la terre ? A analyser les réactions de certaines femmes on se surprend en train de retenir que le féminisme est «la haine organisée d’une catégorie de femmes complexées contre les hommes». Alors qu’il devrait être la riposte commune des hommes et des femmes contre tous les vices basés sur le genre.
Revenons à l’image querellée. L’espace entre André Dossa et Christian Adandedjan s’apparente à une allée principale qui débouche directement sur la seule femme du groupe; et cela lui donne une bonne visibilité. Il faut être aveugle pour ne pas voir sur la photo Zakiath Latoundji dans ses deux doigts brandis‚ ses joues charnues et surtout son doux sourire-là auréolé d’un regard énivrant pour tout mâle normal (sourire). Celui qui a imaginé ce positionnement pour ma dada Zakiath a bien réfléchi. Dommage que la sécheresse économique dans nos poches du fait de la Rupture est sévère. Sinon je lui décernerais volontiers un Prix.
Cette image fait d’elle une femme certes numériquement faible dans un groupe de mâles apparemment dominants. Mais vue sous le prisme de la culture africaine-béninoise‚ Zakiath se révèle être là une voix/voie centrale‚ incontournable de l’émission derrière des confrères au look extraverti. Et c’est cela : la femme africaine ce n’est pas celle qui réclame la première place. C’est plutôt celle sans laquelle la première place ne vit pas. La femme africaine ce n’est pas le phare aveuglant‚ mais le volant qui conduit. C’est la reine qui fait le roi et le royaume.
Les féministes en Afrique‚ surtout au Bénin sont généralement des femmes bien instruites et bardées de diplômes. Imbues donc de leurs connaissances livresques‚ de l’orgueil de l’école occidentale‚ elles se déchaînent‚ ne veulent se soumettre dans un aucun mariage et à aucune autorité. Fouillez bien : ce sont des femmes avec des foyers en lambeaux qui se consolent du prétexte du féminisme et une conception suicidaire de la liberté.
Dans les États-Unis de Martin Luther King encore fatalement ségrégationnistes‚ plusieurs Noirs avant Rosa Parks avaient aussi refusé de céder leurs places aux Blancs dans les bus. Si cette derrière a été finalement élevée comme symbole de la résistance des Afros et les autres passés sous silence‚ ce n’est ni que sa tête est plus jolie ni qu’elle a accompli un geste inédit. Mais bien parce qu’elle était un “modèle de vie”‚ une vertueuse vendable par rapport aux autres. C’est dire que le triomphe du féminisme dépend aussi de la qualité de vie de nos soeurs africaines. Nous sommes dans une société très conservatrice qui ne sourit pas de voir les bonnes moeurs pillées. Si des femmes africaines veulent vivre comme à l’occidentale‚ et pouvoir gifler ou affronter leurs maris comme dans les feuilletons‚ elles auront choisi le droit d’être la risée de tous‚ et donc devenir des “débris sociaux”. N’oubliez pas : celui qui a giflé Macron vit encore alors que celui qui a osé avec Assimi Goïta au Mali n’est plus. Deux sociétés différentes‚ deux logiques en présence.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

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