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Fermeture des frontières nigérianes : Les propositions de la Coneb pour limiter les dégâts

La Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) est préoccupée par la situation de la fermeture des frontières nigérianes avec le Bénin. A cet effet, elle a animé le mardi 8 octobre une conférence de presse à Cotonou dans le but d’aider le gouvernement à limiter les dégâts.

Par Raymond FALADE (Stag.)

La Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) à travers cette sortie médiatique entend proposer la contribution des acteurs du secteur privé au gouvernement pour limiter et atténuer les effets de la fermeture des frontières nigérianes sur les entreprises béninoises. Cela fait suite aux plaintes de ses membres dont les activités sont paralysées par la crise.

Bureau directeur et membres de Coneb, présidents des organisations professionnelles et d’autres acteurs concernés par la situation ont réfléchi sur comment sauver les produits locaux en souffrance actuellement à cause de cette situation. Le secteur le plus touché est le secteur agricole à en croire les conférenciers avec la filière ananas. Selon eux, la grande partie des ananas produits par le Bénin est exportée vers le Nigéria. Ce qui est évalué à environ 75% des productions locales. Ainsi, depuis la fermeture des frontières nigérianes, c’est une perte énorme pour les acteurs du secteur. L’ananas étant un produit périssable (15 jours selon les acteurs), les acteurs de cette filière éprouvent d’énormes difficultés à couler leurs produits. Le secteur agricole n’est pas le seul à être touché par la fermeture des frontières selon le Vice-président de la Coneb Tairou Mama. Le port de Cotonou est aussi victime a-t-il expliqué. Selon ses explications, la plupart des marchandises qui atterrissent au port de Cotonou sont en direction du Nigéria. Avec la fermeture des frontières, ces marchandises sont stockées dans les magasins et le Bénin risque de ne plus être en mesure d’accueillir d’autres terminaux si la situation perdure. D’où la nécessité d’agir. Les conférenciers ont estimé que cette situation ne doit plus être une affaire du Bénin seul. Mais plutôt celle de toute la sous-région et de la communauté internationale.

Tout en saluant les efforts faits par le gouvernement depuis le début de la crise, ils l’invitent à engager des réflexions avec le privé pour trouver des solutions pour soulager les opérateurs économiques béninois. Et parlant de solutions, la Coneb a suggéré au gouvernement d’élargir l’exportation des produits béninois aux autres pays de la sous-région comme le Niger, le Mali, le Burkina Faso. Car, si cette décision du Nigéria pèse sur le Bénin, c’est parce que toutes ses exportations sont orientées vers le Nigéria. Aussi, ont-ils souhaité que le gouvernement puisse promouvoir la consommation locale et créer des industries de transformation de ces produits.

La Coneb nourri donc l’ambition de rencontrer dans les prochains jours le gouvernement pour partager avec lui ses points de vue et ses propositions. C’est pourquoi, elle va poursuivre ses efforts de concertation avec les autres organisations professionnelles pour faire des propositions objectives au gouvernement dans le but de limiter les impacts de la crise sur les entreprises béninoises.

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