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Financement de le recherche et l’innovation en Afrique : VaRRIWA, vers un réseautage valorisant des inventeurs

Le programme VaRRIWA entend valoriser les résultats de la recherche et l’innovation en Afrique de l’ouest. Le Bénin, tout comme les trois autres pays africains ciblés, est acteur de sa mise en œuvre. D’où la rencontre tenue avec des chercheurs et inventeurs nationaux, lundi 12 décembre 2022, pour leur expliquer les tenants et aboutissants dudit programme à vision fédératrice.

Emmanuel M. LOCONON

« Seules la recherche et l’innovation peuvent permettre de relever beaucoup de défis sociétaux afin de réduire la pauvreté des pays africains », a déclaré le professeur Dodji Amouzouvi. Et pourtant, selon le directeur scientifique du Laboratoire d’analyse, de recherche, espace religion et développement (Larred) de l’Université d’Abomey-Calavi, quand on compare le Produit intérieur brut (Pib) de la majorité des États d’Afrique (0,22% contre un minimum de 1% exigé) avec celui des pays à économies prospères (10%), le fossé est grand et donc favorable à l’expansion de la pauvreté.

 

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Le diagnostic révèle le défaut de valorisation des résultats des recherches et innovations africaines, avec pour résultante, l’importation par la plupart des entreprises locales des technologies conçues ailleurs « malgré la qualité très impressionnante et la quantité des productions que nos structures de recherche ont ». « Si nous importons, on importe forcément ce que l’autre a fait et qui est bon pour lui », a martelé l’enseignant chercheur.
Il souligne également le manque de cadre formel entre partenaires publics et privés pour la conclusion d’accords en matière de valorisation des recherches et innovations. C’est dans ce contexte que le programme VaRRIWA « Valorising research results and innovation in west Africa » (Valorisation des résultats de la recherche et l’innovation en Afrique de l’ouest) a vu le jour. Financé par l’Union européenne (Ue), il est mis en œuvre dans quatre pays dont le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Togo.

Le Ppp-Vri, un des quatre projets tiers financés par VaRRIWA

Le programme VaRRIWA est lancé en 2019 pour une durée de 48 mois. Mais il a démarré réellement en 2020 pour échéance 2024. L’année 2022 marque le début de la phase opérationnelle avec le pic projeté pour septembre 2023. Au nombre des quatre projets financés à cet effet, on peut citer le ‘’renforcement du cadre de partenariats entre les acteurs publics et privés pour le financement et la valorisation des résultats de la recherche et l’innovation (PppVri)’’. Il est porté par l’université de Lomé et durera deux ans.

 

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Le coût global de ce projet est évalué à 377 480 € (environ 247 686 217 F Cfa). Le programme VaRRIWA a supporté 94,9% du budget, soit 359 264 € (environ 235 733 277 F Cfa). La part restante est couverte par la contribution des pays partenaires. L’objectif visé par le Ppp-Vri est de « promouvoir le réseautage entre les acteurs de la recherche-innovation (R&I) et le monde socioéconomique pour le financement des projets/programmes de R&I et la mise à l’échelle des innovations technologiques dans un cadre de partenariat public-privé. »
A en croire le professeur Dodji Amouzouvi dont le laboratoire est point focal niveau Bénin du projet, il s’agira de « renforcer les actions de VaRRIWA, rectifier les insuffisances, rapprocher le monde socioéconomique des acteurs de la recherche et de l’innovation pour un meilleur financement ». Plusieurs domaines d’innovations sont prisés : technologies, procédés industriels, énergies renouvelables, santé, agriculture et agro-alimentaire, environnement, innovations sociales ou matérielles. « On a fait un casting qui couvre ces domaines-là. »
Les résultats attendus sont notamment de parvenir à mettre en réseau plurisectoriel chercheurs, transformateurs de produits locaux, porteurs de programme d’innovation afin de dynamiser la production des savoirs et des technologies. « Nous ne serons plus seuls dans notre coin, on va commencer une mise en réseau avec d’autres acteurs, d’autres secteurs et d’autres pays », a expliqué aux acteurs, le professeur Dodji Amouzouvi.
Il leur a par ailleurs annoncé une conférence régionale prévue en septembre 2023 à Lomé au Togo. Elle constitue pour les participants dont une vingtaine de Béninois choisis sur la pertinence de leurs projets, une occasion de se faire découvrir, de s’informer, d’échanger et de nouer des collaborations. En fin de compte, un fonds sera mis en place pour la valorisation des résultats des recherches et innovations.

Garantir la protection des innovations

En ce qui concerne la protection des innovations à mettre à l’échelle, le coordonnateur du projet au Bénin donne l’assurance aux inventeurs que des mesures préalables seront prises à cet effet. C’est en cela que la seconde communication animée lors de la rencontre du lundi dernier trouve toute sa pertinence. Elle a porté sur l’importance du brevet d’invention, la protection juridique de la propriété intellectuelle, du nom commercial, etc.
A l’entendement de,,,,, cela est indispensable pour les inventeurs. Ainsi donc, pas de brevet, pas de participation à la foire des inventions, précise le professeur Dodji Amouzouvi. Le même exercice d’explications est prévu dans cinq autres communes réparties dans trois zones délimitées au plan national dans le cadre du projet Ppp-Vri.

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