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Fonds routier et Cobenam SA : Deux entités dissoutes dans un souci de rationalisation

Le Fonds routier et la Compagnie béninoise de navigation maritime (Cobenam SA) n’existent plus. Le gouvernement Talon a prononcé leur dissolution en conseil des ministres mercredi 7 juillet. Les raisons.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

La Cobenam n’existait en réalité que de nom. C’est ce qu’il ressort des clarifications du gouvernement justifiant sa dissolution. Le relevé du conseil rapporte qu’elle ne dispose plus d’engin de navigation depuis 1990. Par ailleurs, « la disparition des armements de la sous-région avec lesquels elle nouait des partenariats, a provoqué la cessation définitive de ses activités de transport maritime depuis l’année 2000 ».
S’agissant du Fonds routier, son maintien ne se justifie plus avec la création, en 2018, de la Société des infrastructures routières du Bénin (Sirb) S.A qui a repris toutes ses activités. En effet, cette dernière a en effet repris toutes les activités relatives notamment à la gestion, au développement, à l’entretien et à l’amélioration de la qualité des infrastructures routières et autoroutières. Autrement, la Sirb S.A a désormais en charge de gérer, développer et entretenir, l’ensemble des infrastructures routières exceptées les pistes rurales, les routes sans péage et toutes autres infrastructures routières expressément exclues de sa gestion ; d’effectuer ou de participer à la mobilisation de financements appropriés pour la réalisation des infrastructures routières entrant dans le champ de son objet social ; d’exploiter ou de faire exploiter les péages et services annexes et d’organiser la sécurisation des ressources issues de l’exploitation du réseau routier ; la participation directe ou indirecte de la société à toutes activités ou opérations industrielles, commerciales ou financières, mobilières ou immobilières, sous quelque forme que ce soit, dès lors que ces activités ou opérations peuvent se rattacher directement ou indirectement à l’objet social ou à tous objets similaires, connexes ou complémentaires ; et plus généralement toutes opérations économiques entrant dans l’objet social ou susceptibles d’en favoriser le développement. Par conséquent, il serait donc superflu de garder une structure alors qu’une autre aux compétences plus larges existe.
Les deux entités publiques dissoutes, leurs liquidateurs ont été nommés. Cette décision répond à nouveau au souci de rationalisation et surtout d’efficacité du gouvernement.

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