Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Gouvernance administrative des Unb : Dodji Amouzouvi soutient les réformes de Talon

Gouvernance administrative des Unb : Dodji Amouzouvi soutient les réformes de Talon

Le professeur Dodji Amouzouvi, directeur des Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) est en phase avec le président-candidat Patrice Talon en ce qui concerne les réformes dans l’enseignement Supérieur. Il a abordé, samedi 3 avril, sur le plateau Tour de contrôle de la télévision privée Golfe TV Africa, la gouvernance administrative.

Par Sêmèvo B. AGBON

Faut-il laisser les choses tel qu’elles se passent dans les universités nationales du Bénin (Unb) ? Patrice Talon a-t-il démoli les acquis ? Non, croit Dodji Amouzouvi, professeur titulaire de sociologie et directeur du Larred. La rupture avec les anciennes pratiques et habitudes prônée par le chef de l’Etat candidat à sa propre succession, est opportune, pense-t-il. L’invité de Golfe TV soutient globalement que les réformes dans le Supérieur permettront de redonner vie au système vieux de la cinquantaine pour lui éviter la disparition.

Au sujet de la gouvernance administrative des Unb, l’on se rappelle que le gouvernement de Patrice Talon a essuyé plusieurs critiques pour avoir mis fin au mode d’élection notamment des recteurs et doyens. Ce qui ne devrait pas être le cas, à en croire Dodji Amouzouvi. « Nous avons expérimenté, dit-il, plusieurs modes de gouvernance administrative, nous sommes passés au titre de nomination, on est passé au titre d’élection et même la démocratisation dans laquelle nous élisons nos responsables, mais les exemples sont légions et il y a nécessité de revoir le mode de gouvernance actuelle ». Il relève que le mode d’élection de ces responsables n’a jamais résolu les problèmes à la base. Les personnes élues, a-t-il déploré, se comportent après comme des intouchables. « Parce que j’ai été élu, je n’ai pas de compte à rendre à la hiérarchie en tant que tel, nous mandant, nous électeurs tenons en étau le sens des conséquences. Il faut toujours faire la volonté de ceux qui nous ont élu si non au prochain mandat ils ne vont plus m’élire. Même s’il arrive que cette volonté se retrouve en parfaite contradiction avec le mode et la vision du gouvernement, on est beaucoup plus ancré à se laisser prendre », a décrit Dodji Amouzouvi.

Patrice Talon peut donc se réjouir que des acteurs du Supérieur partagent ses diagnostics et thérapies.

Laisser un commentaire

Top