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Gouvernance: Comment Talon regagne la confiance des Béninois

Plébiscité en mars 2016 à plus de 65% des suffrages qui le porteront dans le fauteuil douillet de la Marina pour un bail présidentiel placé sous l’emblème du Nouveau départ, Patrice Talon opère le coup de génie d’avoir changé en un temps record les mentalités cocasses vieilles de plusieurs décennies de couardise managériale au plus haut sommet de l’État. Un Béninois de type nouveau sort du moule moral de l’implacable et impartiale lutte contre l’impunité. Les scandales et esclandres de naguère ont laissé place à une crainte civique sous-tendue par la saine doctrine de la morale publique. L’éthique s’invite progressivement dans le microcosme politique. Les langues se délient pour réitérer le quitus de tout un peuple octroyé à Patrice Talon il y a un peu moins de 4 ans quand il briguait la magistrature suprême.

Comme ce citoyen lambda rencontré par un concours de circonstance dans un quartier populeux de la grande métropole Cotonou quelques heures auparavant, nombreux sont-ils ces compatriotes à partager comme lui la même perception de l’assainissement des mœurs dans le rang des commis de l’État conformément à l’orthodoxie financière cultivée sur le terreau du Nouveau départ. Ce jeune damoiseau, intello de son État, jovial, alerte, regard volontaire, serein jusqu’au bout des ongles expliquait à son entourage comment les subsides faramineux qu’il obtenait fréquemment auprès d’un oncle grand commis de l’État, ont sèchement disparu de son quotidien depuis l’avènement du gouvernement du Nouveau départ. Il ira plus loin en témoignant que son oncle, personnalité de haut vol au niveau de l’appareil d’État a fini par lui confesser que les données ont changé en lui recommandant de changer de fusil d’épaule pour ne plus compter sur ses prodigalités d’antan.  Silence assourdissant, quand gorgé de fierté, le jeune précepteur de circonstance dira à tous que c’est mieux ainsi. “Depuis ce temps, je me suis réorganisé. Avant, je m’adonnais aux dépenses somptueuses du fait de l’argent facile reçu de mon oncle. Désormais, je m’en tire mieux en gérant avec parcimonie ce que je gagne à la sueur de mon front”. Ces dernières phrases comme si les uns et les autres n’attendaient que ce moment, vont susciter un concert d’approbations mêlées d’une fièvre d’enthousiasme au sujet de la lutte contre l’impunité en cours sous la férule de Patrice Talon. J’en suis ressorti galvanisé, le moral gonflé à bloc avec au fond du cœur la palpable évidence que c’est maintenant l’heure du vrai changement. Sachant que l’autre changement, celui éructé sans pudeur, sans foi et sans boussole au temps du yayisme n’était qu’un vain mot; un slogan usurpé brassé en toute impunité. Dans la ronde de ces jours et de ces heures qui consacrent le 30ème anniversaire de la Conférence  des Forces Vives de la Nation qui accoucha notre démocratie dans le berceau de l’humanité, l’opportunité s’offre belle pour élever le président Talon au rang d’orfèvre de l’affinement de l’édifice démocratique béninois. En effet, le régime démocratique est un régime de légalité et d’égalité. La base essentielle étant l’obéissance à des lois s’appliquant à tous. C’est pourquoi le président Talon, démocrate dans l’âme fait œuvre utile par sa rigueur pour la soumission de tous à la rigueur de la loi sans distinction d’obédience politique, d’appartenance philosophique, religieuse, ethnique, régionale, sans souci provocateur de plaire ou de ne pas plaire. Aujourd’hui plus que par le passé, la peur de la reddition de comptes est devenue la chose la mieux partagée dans la cité. L’apôtre de l’œuvre d’ensemencement du Nouveau départ insuffle dans le cortex du Béninois l’amour de la patrie, le sens de l’intérêt général, valeurs cardinales chères aux puristes de la république.

L’assainissement des mœurs dans les mensurations de l’appareil d’État offre un regain de moralité aux différentes strates de la société. Le géniteur du Nouveau départ empli d’hardiesse intellectuelle suffisante confirme Aristote pour qui” le but du gouvernement des hommes est de les rendre vertueux”.

Dans le champ politique, les partis de région, de quartier, de famille, de collectivité, de maîtresses ont disparu au nom de l’unité nationale pour faire place à la rationalisation du paysage politique. De 300 à l’ère de la chienlit politique, on est passé à 12 partis politiques par une sélection naturelle dictée par l’esprit et les lettres de l’arsenal législatif prônant l’idée de grands partis d’envergure nationale. Les machins de clubs électoraux sont d’emblée relégués dans la brouette du passé. La politique sous le Nouveau départ n’est pas un fonds de commerce inépuisable. ” La vertu la plus haute est le gouvernement de la cité. La conduite des affaires publiques met en œuvre la plus belle fonction de sagesse, la plus grande leçon de l’expérience, le plus noble office de la vertu “, affirmait Cicéron.

C’est moulées dans la même conscience saine et droite de ce jeune intello évoqué supra, que les populations d’Allada, d’Akpakpa, d’Avlékété entre autres ont rendu tous les honneurs à Patrice Talon, à coups d’ovations et dans une liesse hystérique lors de ses sorties pédagogiques du mois de janvier dernier. Talon porté par son peuple, reste maître du jeu.

Par Boris FATONDJI (Source ext.)

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