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Gouvernance : Patrice Talon déjà porté en triomphe (Opinion de Gilles Gohy)

Sans aucune démagogie, le Président Patrice TALON est déjà porté en triomphe par le Peuple béninois !

Instrument opérationnel d’une certaine éducation politique ou d’un savoir-faire politicien incontestable, la démagogie comme outil redoutable de la gouvernance politique fit son avènement au Bénin depuis son indépendance. Elle aura été amenée par le Père de l’Indépendance lui-même (Hubert KOUTOUKOU MAGA) et aura vite montré ses limites parce qu’elle endort les masses en alimentant leurs rêves et en provoquant le délire des foules et des thuriféraires du pouvoir en place. En fait, la promesse démagogique de la “gouvernance concertée” du président Boni YAYI n’est pas moins polémique que la péroraison du président Hubert KOUTOUKOU MAGA qui promettait le 11 décembre 1960 “le paradis en conduisant son pays au bonheur”. Le général-président Christophe SOGLO justifiait son coup d’Etat militaire par “l’incapacité des politiciens civils à mener le Dahomey vers des lendemains meilleurs”. Sans le savoir, il mit en marche son propre compteur d’impopularité politique quand il inventa le concept de “gouvernement aux champs” !

Le président Joseph Marcelin Sourou Migan APITHY vanta dans ses discours à forts relents mystiques des vertus comme “le désintéressement, la soif du savoir, la conscience professionnelle et le refus de toute aliénation de l’intérêt réel du peuple dahoméen au profit de l’intérêt personnel”. Le président Emile-Derlin ZINSOU claironna sa mission de “réconcilier les Dahoméens trop divisés à son goût, avec une jeunesse en désarroi à qui il promettra le salut et aux travailleurs, l’espoir et la prospérité”. Le président Justin Tomêtin AHOMADEGBE promit “la renaissance du Dahomey dont il fera le pari de faire un pays moderne”. Le président Maurice KOUANDETE parlant au nom de l’Armée cria “la mission salvatrice et développementaliste pour juguler le mal économique et financier du Bénin”. En octobre 1972, le discours solennel du président Mathieu KEREKOU ambitionnait de “donner au peuple l’espoir d’une aube véritablement nouvelle”. Le président Nicéphore SOGLO ne fera “rendre gorge à aucun pilleur de l’économie nationale”, comme il le promit ! Et le président Boni YAYI sait que son discours sur le Changement pour un Bénin Emergent “ça peut changer ! ça va changer ! ça doit changer !”ne mystifia personne, tout comme sa rhétorique de la “Refondation” où tout bascula en pire !

Démagogiquement, il y eut donc une absence parfaite de corrélation positive entre les discours officiels tenus par les dirigeants du Bénin et son état de développement, jusqu’en 2016. Ces discours furent effectivement tous en porte-à-faux avec les pratiques et comportements escomptés. Ce qui renvoie d’emblée au problème de l’adéquation entre les expressions individuelles et les réalisations collectives dans l’arène sociopolitique. J’établis ainsi que la démagogie dans la gouvernance politique au Bénin est consubstantielle du pouvoir exercé seulement si les intentions formellement déclarées étaient en phase avec les réalités sociopolitiques concrètes. L’ordre politique régnant ne permettait pas à ces dirigeants “démagogues” depuis 1960 d’avoir les moyens de leurs politiques, leur marge de manœuvre face à la métropole étant bien ténue, au demeurant ! Pour caricaturer tout ceci, un éminent homme politique ne disait-il pas que les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient ? Et je rappelle le cynisme de Machiavel qui s’interroge tout à fait sereinement : “Pourquoi tenir une parole qu’on a déjà donnée ?”

Dans le cas du Gouvernement Militaire Révolutionnaire (GMR), l’idéologie marxiste-léniniste comme guide philosophique de l’édification de la société socialiste béninoise aura beaucoup emballé. En concordance avec les espérances du moment, elle fut la grande innovation qui n’aura pourtant été, dans son opérationnalisation, qu’une sommaire contextualisation des idées de Karl Marx et Lénine transposées sans ménagement dans le contexte sociopolitique béninois différent dans ses fondements et spécifique dans ses articulations. Une sorte de “révolution à la béninoise” où les tares du cru sont versées et actualisées dans la dynamique spécifique du moment (rançonnements et détournements voilés ou enterrés par des commissions d’enquêtes corrompues) ! Une grande ferveur initiale, consécutive à une grande mobilisation de masse plutôt curieuse de vivre une expérience nouvelle, ressuscita les ruses et les frondes séculaires du Dahoméen/Béninois. L’espérance nationale était bien là !

Cette ferveur mua en contrainte sociale (transformation du contenu des nombreux sigles existants pour tourner en dérision des onomatopées qui caricaturent souvent, les prédations du moment : par exemple : AGB pour “Alimentation Générale du Bénin” devenu “Association des Grands Bandits” ; RPB pour “République Populaire du Bénin” devenu “Rien Pour Bouffer”) et le développement de la délation comme stratégie de nuisance ou de survie fleurit. On s’aperçut vite de la moindre prégnance de la mobilisation citoyenne pourtant posée comme une condition primordiale de la réalisation de la société où il fera bon vivre pour chacun et pour tous, la société socialiste. Celle-ci ne devra finalement jamais voir le jour au Bénin, du fait de la mentalité du Béninois plutôt fier de ses acquis personnels ou corporatistes qu’il peut éventuellement partager par générosité ou par ostentation, mais jamais par suivisme ou par contrainte. Sa mentalité de feinte ou du détournement (quel qu’il soit) est si solidement ancrée en lui qu’il n’hésite point à emprunter le chemin visiblement le plus tordu pour détourner. Inconsciemment, il cherchait plus fort que lui !

C’est dans cet état d’esprit du Béninois désabusé mais attentiste qu’émergèrent Patrice Talon-Candidat et Patrice TALON-Président de la République du Bénin avec les concepts puissants de “Rupture” et de “Bénin Révélé” ! Pourtant, seule l’ambition de Patrice TALON de tout faire autrement pour changer radicalement le Bénin confronta les gloses plus ou moins édulcorées du déjà-entendu et d’une mode qui passera plus rapidement que son prédécesseur dont le titre de banquier mystificateur désillusionna beaucoup de Béninois ! Seul le statut d’entrepreneur multimilliardaire ayant brillamment réussi dans ses affaires rassura un peu ceux des compatriotes de Patrice TALON qui ne connaissaient pas ou croyaient instinctivement en sa redoutable force de frappe et son hyper capacité de réussite et de réalisation !

Mais, très tôt, les dubitatifs “… Attendons de voir ! “ et les goguenards “…On a déjà tout vu dans ce pays !” cédèrent le champ à l’amorce des promesses tenues : réformes courageuses annoncées en campagne électorale et immédiatement mises en œuvre, absence de démagogie et de culte de la personnalité comme style de gouvernance, réalisations concrètes tellement nombreuses qu’il serait bien fastidieux de les énumérer ici !

Déjà 04 ans de gouvernance Patrice TALON !

Et depuis plus de trois semaines, les ministres de la République passent tour à tour pour des bilans aussi élogieux et merveilleux les uns que les autres ! Tout est simplement merveilleux !

Mais, comme certains compatriotes bien pensants qui travaillent dans des institutions internationales respectables, j’ai fait le constat suivant : personne parmi les intervenants (ministres ou acteurs politiques) n’a dit les grandes vérités suivantes :

  • Le Président Patrice TALON vient juste de faire 04 ans au pouvoir ! Et sans qu’il ait fait les cinq ans de ce mandat présidentiel, moi (comme l’unanimité des Béninois honnêtes), je dis que tout le Peuple Béninois, du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest, le porte déjà en triomphe total, avec des ovations soutenues dans l’allégresse et la ferveur d’un peuple reconnaissant !
  • On appelait Patrice TALON-Candidat “Agbonnon !” et ça l’intimidait !

J’ai personnellement noté que, mis à part un célèbre ancien responsable syndicaliste qui l’affubla du pseudonyme “super Agbonnon”, moi, je note plutôt que le Président Patrice TALON n’est pas simplement “Agbon-non / détenteur du souffle !”

Il est incontestablement “Agbon !” c’est-à-dire : le Souffle vivifiant et réalisateur comme les émanations de la Lumière dans une chambre obscure ; l’Energie créatrice qui suscite l’action et permet la concrétisation multidimensionnelle et plurisectorielle de l’acte !

  • Le Président Patrice TALON est indiscutablement un DON de Dieu qui continuera d’exaucer nos vœux de constante bonne santé pour cet homme providentiel pour le Bénin et l’Afrique ! L’Afrique ? Bien sûr, l’Afrique ! Sa brillante gestion du COVID-19 au Bénin en a fait d’office une référence historique citée en Afrique et dans le Monde et on lui doit effectivement tous azimuts la révélation constamment renouvelée du Bénin !
  • Ses armes de combat et de réussite d’homme d’action sont : la vision gagnante, la détermination inébranlable, l’organisation et la méthode en toute chose et en toute circonstance ! C’est un méthodologue né !

C’est ainsi qu’il sort toujours des idées géniales qui dépassent même des techniciens avérés comme celles ayant donné corps, sens et puissance au boulevard de la Marina actuellement réalité 2 X 2, 2 X 3 et même 2 X 4 à la grande admiration du peuple ahuri et des techniciens de la Route et des Transports ! C’est ainsi que toutes les infrastructures exceptionnelles qu’Il nous a généreusement fait livrer (depuis la Route des Pêches jusqu’à ce qu’il est désormais convenu d’appeler GOUDRON TALON du fait de sa densité et de son exceptionnelle grosseur “Tòkounoun vi sò”, des routes durables, agréables et confortables) sont toujours issues d’études rigoureuses préalables et leurs chronogrammes exécutés dans les cycles de projets non différés. C’est justement le manque de ces études sérieuses avant d’entreprendre, le peu de sérieux dans les prises de décisions et la corruption endémique qui ont fait que nous avons assisté dans notre pays à tant d’éléphants blancs sous les régimes passés. Les cas de Maria Gléta et le siège de l’Assemblée nationale devenu un moment lugubre de la grande corruption, la corruption au sommet de l’Etat au Bénin.

Dès lors, pour avoir montré à tous les niveaux, sa redoutable capacité à dépasser les symboles, Patrice TALON est simplement un homme de développement ! Un vrai qui opérationnalise l’efficience dans l’action ; la discrétion dans l’efficacité percutante ! Un cheval gagnant, tout court ! C’est pour ça que, sans gongonner, sans tambour ni trompette, tout ce que le Président Patrice TALON entreprend, il le réussit brillamment, parce que le mot IMPROVISATION n’existe pas dans son bréviaire ! Et il en sera toujours ainsi !

Il est Celui qu’il faut actuellement et longtemps encore pour le développement du Bénin !

Il n’y a donc rien à dire : il lui faut nécessairement un second mandat pour multiplier les excellents chantiers qu’il ne cesse de livrer au Bénin qui en a encore grand besoin !

Pardon, Président Patrice TALON ! Faites pour nous un second mandat, s’il vous plaît !

Honnêtement ! Quel est le secteur socio-économique non très positivement impacté en 04 ans de gouvernance Patrice TALON qui n’aura ainsi échoué nulle part ? AUCUN !

Les aveugles voient tout ce qui se passe autour d’eux et les sourds entendent tout ce qui se dit à côté d’eux ! Alors, les détracteurs, désabusés n’ont désormais trouvé que deux vilains slogans pour chercher à ternir ce qui se fait si opportunément, à la satisfaction de tous y compris eux-mêmes : en leur for intérieur ils chuchotent ou susurrent : « …si nous avions Patrice Talon comme président avant, le Benin ne serait plus à ce niveau ». Ces deux slogans se résument en ces deux foncières inexactitudes : « Talon ne fait pas assez de social ! » et « le panier de la ménagère est vide ! ». Quels délires !

Loin de répéter tout ce que ces deux slogans connotent et véhiculent comme insuffisances ou inepties, je voudrais simplement faire remarquer que le Gouvernement de la RUPTURE a fait plus de social que tout autre régime auquel il a succédé en l’occurrence le dernier régime sous lequel la notion du « social » a été galvaudé. En effet, comme je l’avais dit dans des articles passés, « faire du social » ne doit pas se confondre à « faire de l’aumône » comme on le fait aux talibés.

Sous la RUPTURE, les différents programmes sociaux tels que la gratuité de la césarienne, la gratuité de la scolarisation des jeunes filles, le soutien aux plus vulnérables piloté par le ministère de la protection sociale et de la famille, la prise en charge des indigents pour les soutiens de santé, le programme de microfinance, le programme de cantines scolaires, etc. n’ont-ils pas continué, mieux organisés et plus amplifiés ? Tous ces domaines ont été plus que pris en compte, intensifiés et densifiés.

Le programme de cantines scolaires n’est-il pas passé d’un milliard par an à plus de 15 milliards par an présentement et couvrant plus d’enfants (plus de 800.000 bénéficiaires à ce jour) ? En plus, n’est-il pas confié au PAM pour éviter la corruption béante qu’on observait dans ce domaine avec des détournements de vivres ? Ne distribue-t-on pas actuellement des moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme alors même qu’à cause de l’actualité COVID-19 d’autres pays africains ont renoncé à cette campagne de distribution ? Preuve que notre pays sait mieux s’organiser désormais. Voilà autant de choses qui se font au bonheur des populations.

La seule chose qui manquait à juste titre d’ailleurs est la distribution honteuse de l’argent du contribuable béninois à des fins démagogiques, électoralistes ou populistes, comme la distribution de billets de banque s’organisait à la Présidence de la République par son prédécesseur, au vu et au su de tout le monde, pour acheter la conscience des électeurs.

Autre chose qui aurait manqué est le vol systématique de l’argent du contribuable qui servait à organiser des messes de remerciement, des marches de soutien et des fêtes grandioses inutiles. La vanne est fermée. Sur ce plan, je dis haut et fort que La RUPTURE fait bien plus de social. Elle est en plein dans la JUSTICE SOCIALE. En somme, le Bénin n’a pas de grands moyens. Mais le peu disponible est utilisé à bon escient pour servir le grand nombre quí en a besoin.

On se souvient encore très bien des concours frauduleux où des candidats absents du territoire national, donc n’ayant pas pris part auxdits concours, étaient déclarés premiers et ainsi proclamés admis ! Tout récemment, sur l’émission-bilan “4 ans de Rupture : “Le temps des moissons”, le Ministre de la Défense Nationale Fortunet NOUATIN confirma qu’avant le Président Patrice TALON, pour les concours de recrutements dans l’armée, 2/3 des admis étaient des protégés des hauts gradés de l’armée ; ce qui n’est plus le cas, maintenant !

Enfin, qu’en est-il du fameux panier de la ménagère, un autre concept tellement galvaudé qu’il est devenu une obsession, même pour des intellectuels bizarres ?

Il faut d’abord se poser la question de savoir comment était rempli ce panier au cours du régime précédent et pourquoi il y a changement sous La Rupture !

Encore une fois, c’est la mauvaise foi de détracteurs qui supputent que le panier est vide sous le régime de La RUPTURE. Ce qui n’est pas vrai !

Ce Régime a-t-il supprimé des activités génératrices de revenus pour les travailleurs non-salariés, en l’occurrence des braves femmes ? Non !

Au cours de l’épisode du déguerpissement, quelques-unes de ces femmes furent temporairement perturbées dans leurs activités parce qu’elles occupaient illégalement des espaces publics destinés aux travaux d’aménagement. Mais très trop, elles s’ajustèrent surtout que leurs activités n’avaient pas été supprimées. Par contre, les fausses activités comme celles des cybercriminels, les messes de remerciements, les marches de soutien et les sources de l’argent sale ont été supprimées. En outre, beaucoup d’activités pourvoyeuses d’emplois, source de revenus aux bonnes femmes se déroulent partout dans le pays, à telle enseigne que la femme (ou l’homme) qui travaille s’en sort très bien :  le panier ne saurait donc être vide comme le prétendent certains détracteurs.

Mieux, le Bénin est un pays à vocation agricole et plus de 70% de la population est rurale. C’est encore sous La Rupture que l’agriculture est en train de mieux performer :

  • le Bénin est le deuxième pays producteur de vivriers dans l’UMOEA pour la campagne 2018-2019, donc les produits pour remplir le panier de la ménagère sont disponibles et à bon prix, la ménagère travaille et a régulièrement des revenus et donc son panier ne saurait être vide.
  • Cerise sur le gâteau, c’est encore sous La Rupture que le Bénin est devenu le premier producteur du coton en Afrique avec 678.000 tonnes au cours de la campagne 2018-2019, cultivé dans 55 communes sur les 77 que compte le pays, et qui nourrit directement plus de 3 millions d’habitants. Au cours de cette campagne 2019-2020, le Bénin a encore battu un autre record avec plus de 700.000 tonnes !

La performance de cette filière se mesure également par le fait que les producteurs de coton sont, depuis l’avènement de La RUPTURE, toujours payés à bonne date. Il n’y a donc plus les queues de campagne observées sous tous les anciens régimes. Actuellement, chaque campagne finit par une balance à solde zéro, tous les acteurs sont totalement payés. Ceci ne s’était jamais passé dans l’histoire de la filière coton au Bénin. L’argent circule alors bel et bien dans les campagnes. Pour mémoire, ce sont plus de 99 milliards qui ont été engrangés par les producteurs l’année dernière (2019).

On comprend donc que le panier de la ménagère est mieux rempli actuellement que par le passé car, non seulement les produits sont disponibles, mais aussi et surtout, les revenus des gens se sont accrus, sauf pour ceux qui vivaient de l’aumône. Par ailleurs, on note maintenant la justice sociale car les revenus sont mieux distribués au plus grand nombre.

Je crois en avoir assez dit pour montrer que le Social réussi, c’est Patrice TALON et que le Succès à pérenniser, c’est simplement Patrice TALON !

Alors, Patrice TALON : un Extra terrestre fait Béninois pour le plus grand bien de ce pays ?

Je le crois !

 

Dr. Ir. Gilles Expédit GOHY.

Sociologue Statisticien Démographe et Politologue

Directeur-adjoint de Cabinet du Ministère de la Communication et de la Poste.

Auteur du livre « Education et Gouvernance Politiques au Bénin du Danxômè à l’ère démocratique », en vente à la librairie Notre Dame de Cotonou et aux Editions L’Harmattan à Paris.

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