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Imam O. Ibourahima à propos de la rencontre Yayi-Talon : « Que cette réconciliation porte bonheur pour tout le peuple béninois » 

C’est une joie de voir deux frères se réconcilier. Un geste qui, aux dires de l’imam Ousmane Ibourahima, « occupe une place prépondérante dans la paix sociale au point où Dieu exalté soit-il l’a qualifiée de meilleur ». A cet effet, l’autorité islamique salue la rencontre historique entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi. « Cette rencontre qui a permis aux deux amis d’antan de fumer le calumet de la paix témoigne de l’humilité et de la profonde sagesse de l’ancien président et de la grandeur d’esprit de l’actuel Président qui a eu l’honneur et le mérite de sa bonne gouvernance témoignée par son prédécesseur », a-t-il apprécié dans son sermon du vendredi 1er octobre. L’imam de la mosquée centrale de Jonquet ne souhaite alors que « cette réconciliation porte bonheur pour tout le peuple béninois dans le concert des nations ».

 

Intégralité du sermon du vendredi 1er octobre de l’He Ousmane Ibourahima

Chers frères et sœurs, la réconciliation occupe une place prépondérante dans la paix sociale au point où Dieu exalté soit-il l’a qualifiée de meilleur. Ce qui veut dire que rien n’est au-delà de cela. À cet effet, il dit au verset 128 de la sourate les femmes ce qui suit : « La réconciliation est meilleure. » Dieu exalté soit-il en rajoute à la valeur de la réconciliation toujours dans le même verset en disant ceci « Sachant qu’il est difficile pour vous les hommes de vous humilier, de vous débarrasser de vos égos pour accepter cette réconciliation. Surtout quand vous avez raison ou bien qu’en vous disputant vous vous êtes comportés l’un envers l’autre de façon ordurière ».
Dieu nous incite et nous exhorte à la réconciliation et promet sur toute réconciliation d’innombrables récompenses en disant au verset 16 de la sourate la grande perte ce qui suit : « Quiconque a dominé ses égos et a fait preuve d’humilité, certes sera compté parmi ceux qui ont réussi. »
Tel qu’il nous est rapporté dans un enseignement prophétique qui dit ceci : « Voudriez-vous que je vous informe d’un acte qui est aimé par Dieu et qui vaut plus que la prière, la zakat, le jeûne et le pèlerinage. Les compagnons répondirent que oui. La réconciliation en votre sein leur dit le prophète. Car si vous laissez des conflits, des mésententes, des antagonismes se développer en votre sein, sachez que vous êtes exposés à tout désagrément. »
De tout ce qui précède, il ressort deux leçons fondamentales à savoir :
1ère leçon :
L’avis favorable des deux camps antagonistes à une réconciliation est une condition indispensable pour une quelconque réconciliation. Le seul avis favorable d’un camp sans celui de l’autre ne suffit pas. Raison pour laquelle, le noble coran a pris en compte les deux partis et a confié leur réalité cachée à leur seigneur à qui rien n’est caché et n’est incapable de rien en disant au verset 35 de la sourate ce qui suit : « Si les deux veulent la réconciliation, Dieu rétablira l’entente entre eux. Dieu est certes omniscient et parfaitement connaisseur.»
2ème leçon :
L’importance pour l’homme d’avoir un peu de retenue dans ses propos et dans ses prises de décision, car il est limité dans son savoir, dans ses capacités physiques et dans sa propre vie. Il doit également adopter comme feuille de route de sa vie, la parole de Dieu qui dit au verset 128 de la sourate la famille d’Imrane ce qui suit : « Toi Mouhammad, tu es limité dans ta connaissance par rapport à l’omniscience de Dieu, qu’il décide de les ramener à la raison ou les laisser dans la perdition ou le désordre car ils auront mérité ce qui leur arrive. »
Ajoutons à cela, la sagesse prophétique qui nous enseigne ceci : « Lorsque tu t’entends bien avec quelqu’un, ait un peu de réserves, il se peut que ce dernier devienne un rebelle contre toi ou qu’un jour quelque chose vous oppose l’un à l’autre. Ou lorsque quelque chose t’oppose à une tierce personne, ait de la retenue dans tes comportements et dans tes propos, car il se peut que d’ici à là vous deveniez à nouveau des amis. »
C’est dans cette logique que s’inscrit la rencontre entre l’ancien chef d’État, le président Boni Yayi et l’actuel, son Excellence monsieur le Président Patrice Athanase Guillaume Talon. Cette rencontre qui a permis aux deux amis d’antan de fumer le calumet de la paix témoigne de l’humilité et de la profonde sagesse de l’ancien président et de la grandeur d’esprit de l’actuel Président qui a eu l’honneur et le mérite de sa bonne gouvernance témoignée par son prédécesseur.
Que cette réconciliation porte bonheur pour tout le peuple béninois dans le concert des nations.

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