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Insertion professionnelle des boursiers : L’État veut rentabiliser les allocations universitaires

Le gouvernement en conseil le mercredi 22 janvier a annoncé la transmission à l’Assemblée nationale, d’un projet de loi relative à l’insertion et à la réinsertion professionnelle des allocataires de bourses d’études et de stage.

Par R. F.

Jusque-là, des milliers d’étudiants bénéficient des allocations (secours ou bourses) de l’État. Au terme de leur formation, ils sont laissés à eux-mêmes, sans emploi et deviennent ainsi un poids pour leurs géniteurs. Le gouvernement dit désormais ”plus jamais ça !” à ce système qui représente pour l’État un peu comme de l’argent jeté par la fenêtre, même s’il aide énormément des étudiants surtout démunis à se faire former.
Le texte soumis à l’adoption de la représentation nationale instaurera donc désormais, un cadre juridique susceptible de favoriser l’utilisation rationnelle des compétences ainsi disponibles. A ce titre, il est désormais instauré un contrat d’engagement citoyen obligeant tout allocataire de bourse octroyée sous certaines conditions, à mettre les aptitudes acquises au terme de sa formation, au service de l’État sous peine de sanctions civiles et pénales. De même, il sera créé un fichier national des bénéficiaires de bourses d’études et de stage, permettant de suivre leur évolution et de s’assurer de leur meilleure insertion ou réinsertion professionnelle.
“Chaque année l’État octroie des bourses d’études aux étudiants les plus méritants, soit sur ses ressources propres, soit par le truchement de la coopération internationale. Ces bourses sont très prisées car permettent aux étudiants de suivre des formations dans
des établissements d’enseignement supérieur de notre pays ou à l’étranger. Mais ces étudiants pour la plupart formés à l’étranger sur des ressources nationales, communes, une fois les études achevées ne reviennent pas servir le pays. Ce qui fait que le pays ne
profite pas souvent en retour de leurs compétences pourtant formés à grands frais. Les raisons avancées pour plusieurs d’entre eux sont relatives à l’absence de mécanismes destinés à assurer leur employabilité effective. Cette situation a trop perduré et c’est pour y trouver des solutions que le gouvernement soumet l’adoption d’un projet de loi dans ce sens à la représentation nationale” a indiqué Alain Orounla, porte-parole du gouvernement lors de son point de presse à l’issu du conseil.

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