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Isidore Gnonlonfoun sur Canal 3 : Bilan de deux ans d’actions à la mairie de Cotonou

Le maire de Cotonou Isidore Gnonlonfoun a été reçu sur le plateau de Canal 3 dans l’émission « 90 mn au Bénin » ce lundi 29 juillet. Au cours de son grand oral, il a présenté un bilan à mi-parcours de ses actions à la tête de la Municipalité de Cotonou qu’il gère depuis le 31 juillet 2017. Occasion pour l’invité de Canal 3 de revenir sur les préparatifs de la célébration du 59ème anniversaire de la fête de l’indépendance du Bénin dont Cotonou abrite les manifestations officielles. Un exercice auquel cet administrateur civil hors classe, ancien chef de la circonscription urbaine de Cotonou et ancien ministre de la décentralisation s’est livré avec aisance, précision et clarté. Toute chose qui confirme sa capacité à mieux gouverner la capitale économique du Bénin. Voici la transcription de l’émission.

 

Monsieur le maire Isidore Gnonlonfoun. Depuis juillet 2017 vous administrez la mairie de Cotonou en tant que maire intérimaire.  Nous sommes au mois de juillet 2019. Cela fait pratiquement deux ans que vous êtes à la tête de la mairie de Cotonou. Dites-nous ce qui a changé depuis votre arrivée dans la ville.

Merci monsieur le journaliste pour l’opportunité que vous me donnez de me prononcer sur ce que nous avons pu faire depuis le 31 juillet 2017. Notre première démarche a consisté à reformer l’administration municipale et aujourd’hui, je peux dire que cette administration a été quelque peu dépolitisée parce qu’il n’y avait pas toujours adéquation profil- poste. Aujourd’hui, les compétences que nous avons occupent les postes indiqués.

Le deuxième aspect, c’est au niveau du conseil municipal parce que les élus qui représentent la population de Cotonou ont droit à la parole et à l’amendement. Le débat est aujourd’hui ouvert. Je peux vous dire que si vous prenez le budget de l’exercice en cours, çà a été le budget de l’ensemble du Conseil Municipal. Puisque les élus municipaux ont eu droit à la parole. Ils ont exercé pleinement leurs prorogatives d’amendement par rapport aux priorités définies depuis la base.  Parce qu’il y a les conseils de quartiers qui remontent les préoccupations de nos concitoyens au niveau des conseils d’arrondissements qui, en dernier ressort, renvoient au niveau de l’administration municipale. Cette dernière formalise ces préoccupations et les soumettent à l’ensemble du Conseil municipal. Je dois dire que le débat est ouvert et l’ambiance du travail est beaucoup plus détendue. Je pense que ce faisant, nous allons relever les défis qui s’imposent.

C’est les changements que vous avez apportés en tant que Maire alors que vous étiez Premier adjoint au maire. Pourquoi il n’y avait pas cette célérité dans les relations ?

On avait déjà entrepris la réforme de l’administration au début de la troisième mandature qui est actuellement en cours. Mais quand nous avons pris la gestion de la ville en tant que Maire intérimaire ayant la plénitude des attributions, nous avons imprimé notre propre marque. Aujourd’hui, si vous faites le sondage au niveau de l’administration municipale et du conseil municipal, il y a beaucoup de choses qui ont changé. Cela a consisté également avec la gestion des ressources humaines qui est différente de la gestion de la Municipalité parce que l’agent municipal est pris dans toute sa dimension et aujourd’hui il y a des renforcements de capacités. Il y a un plan de carrière qui est établi et si chaque agent s’adonne à ses attributions, s’il donne la plénitude de ses moyens, il aura une carrière optimale. Il a droit de voir le renforcement de ses capacités.

Cela a donc des conséquences positives sur les relations avec les usagers de la Mairie ? 

Naturellement. Parce que comme j’ai l’habitude de le dire, nous sommes résolument au service de nos concitoyens. C’est grâce à leurs contributions financières que nous sommes payés à la fin du mois et que nous avons des indemnités. Ce faisant, nous avons l’obligation de nous plier en quatre pour les servir. A ce niveau aussi, les données ont quelque peu changé.

Nous constatons qu’il y a une harmonie entre la Mairie et l’Etat central. Qu’est ce qui explique cette situation ?

Je suis un fonctionnaire de la République. J’ai occupé des postes de responsabilités. Le haut fonctionnaire de l’Etat doit exercer dans la neutralité et éviter d’avoir des penchants politiques. L’administration est impersonnelle et notre rôle est d’accompagner l’Etat central. Le Chef de l’Etat est le seul Elu de la Nation. C’est lui qui détermine la politique générale de notre Nation.

Dans le cadre des préparatifs du 1er août, vous avez effectué plusieurs descentes ?

J’ai été positivement marqué par la considération du Chef de l’Etat qui souhaite que ce ne soit pas seulement à la veille des événements comme l’accession à la souveraineté internationale et les festivités de fin d’année que la propreté de la ville et les toilettages se fassent. Mais que nous fassions en sorte que notre cadre de vie soit permanemment tenu propre. Il a marqué ce constat qui nous a beaucoup motivé et on s’est donné à la tâche. A partir de ces festivités, je pense que nous ferons violence sur nous-même pour garder le cap et pour que Cotonou reste propre. Par rapport à ces préparatifs, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites. Nous avons dégagé les voies pour faire des élagages et rendre beaucoup plus agréables certains sites comme la place du souvenir, le monument aux morts, la place de l’étoile qui doit abriter les manifestations. Mais nous devrons faire en sorte que ces endroits soient gardés toujours propres.

A travers vos tournées dans la ville de Cotonou, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

Le constat est que depuis le début de cette année nous avons bénéficié de la disponibilité du procureur de la République près le Tribunal de première Instance de Cotonou qui a beaucoup aidé la Municipalité. Ce qui a permis à la ville de discipliner certains citoyens indélicats qui viennent jeter les ordures sur les terres-plein-centraux et les places publiques.

Certains de vos collaborateurs avaient été interpelés par le Procureur de la République ?

Le procureur de la République nous a réveillés sur nos devoirs. Il y a ce qu’on appelle abus de fonction. On nous a commis à des taches et nous devons les exercer avec conscience patriotique et professionnelle. Ce n’est pas souvent le cas. Et le service public n’est pas encore une réalité. C’est pourquoi je souhaite qu’il y ait un pouvoir fort pour nous discipliner.

J’espère que la population de Cotonou comprend toutes ces actions entreprises ?

La synergie entre la police républicaine et la police municipale est une réalité. Des équipes de travail sont constituées pour essayer d’amener les populations dans la dureté à prendre les plis de la discipline librement consentie en respectant les infrastructures publiques et en respectant la République.

Avant de vous laisser partir, Monsieur le Maire, c’est la saison des réformes et vous en avez apportées beaucoup à la Mairie de Cotonou. Avez-vous le sentiment d’avoir été ou d’être compris par vos administrés ?

Vous savez, sans critique on ne peut pas avancer. Les gens réveillent notre attention et on se fait le devoir d’apporter les corrections utiles. Nous sommes en train de mettre l’accent sur la participation citoyenne. Nous allons organiser, courant septembre, à l’occasion de la troisième session ordinaire du conseil municipal, un débat d’orientation générale du budget 2020. Et ce sera avec la participation de nos concitoyens. Nous avons fait une séance de réédition de compte pour leur dire ce qu’on a pu faire et ils ont apporté leurs observations pour améliorer notre manière de servir. C’est dire qu’aujourd’hui, nous essayons de nous appuyer sur les organisations de la société civile telles que Social Watch, etc. pour améliorer notre manière de servir ; et ce faisant, utiliser ces canaux pour mieux sensibiliser nos concitoyens.

Une adresse à l’endroit de vos concitoyens. 

L’adresse principale, c’est que nous devons tous travailler à l’amélioration du cadre de vie qui est le nôtre, chacun à son niveau de responsabilité. Par rapport à ce qui se dit, nous tenons compte des préoccupations de nos concitoyens et nous allons en prendre compte. Mais pour le moment, nous leur demandons de respecter les consignes données.

 

 

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