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Jean-Michel Abimbola, ministre de la culture à propos du Fdac : « Ce n’est pas un fonds social pour les artistes »

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des arts Jean-Michel Abimbola a rencontré le vendredi 21 octobre à Cotonou, les acteurs culturels du Bénin. Au menu de cette séance, les différentes réformes entreprises par le gouvernement de la Rupture depuis 2016 pour révéler le Bénin et surtout la création du Fonds de développement des arts et de la culture (Fdac).

Par Raymond FALADE

Le Fonds des arts et de la culture (Fac) a été dissout et remplacé par le Fonds de développement des arts et de la culture (Fdac) le mercredi 19 octobre, à l’issue du conseil des ministres. Le Fdac est un compte qui sera domicilié dans les livres de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique.
Selon les explications du ministre du Tourisme, de la Culture et des arts Jean-Michel Abimbola, « le fonds ne sera pas forcément une structure avec 10, 20, 30, 50 ou 100 personnes. Mais il y aura une ligne qui va permettre de façon souple, de pouvoir répondre aux attentes, aux requêtes » des acteurs culturels. Ceci à condition que « cette requête soit en phase avec la vision du gouvernement par rapport au Pag et par rapport aux lignes qui ont été décidées ».

 

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Pour bénéficier du Fonds de développement des arts et de la culture (Fdac), le projet doit respecter un minimum de critères. « Le gouvernement a mis l’accent sur cinq domaines. La culture, le patrimoine, est-ce que cela permet de révéler le Bénin, est-ce que cela permet de créer de l’emploi, est-ce que cela permet de créer de la richesse » a énuméré le ministre.
Il a fait savoir également que les décisions relatives au décaissement de ressources de ce fonds seront prises par un comité de gestion composé des ministres chargés de la culture et des finances et leurs représentants au Bureau d’analyse et d’investigation (Bai). « Avant que ce comité de gestion ne décide, les requêtes, les projets seront soumis au comité scientifique et artistique du secteur de la culture et des arts » a-t-il souligné.

Les dettes du Fac

Les échanges avec le ministre du Tourisme, de la culture et des arts (Mtca) ont été l’occasion pour les participants de soulever leurs préoccupations. Elles sont relatives essentiellement aux dettes du Fac vis-à-vis des acteurs culturels et aux projets en cours. En réponse, le ministre a indiqué que « ce dossier est vidé déjà ». Jean-Michel Abimbola a confié qu’il a eu plusieurs séances de travail avec les acteurs concernés sur le sujet pour savoir ce qui est considéré comme dette et ce qui ne l’est pas. « À partir de la dissolution du Fac, le liquidateur a l’obligation de faire le discernement pour connaître les dettes notamment les dettes sociales, les dettes fiscales et les dettes vis-à-vis des acteurs culturels. Ce qui sera considéré comme dette sera liquidé par le liquidateur » a déclaré le ministre.

 

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En ce qui concerne les dossiers en cours, « si un projet est déjà financé et que le promoteur a reçu par exemple 80%, il est évident que les 20% restants puissent être considérés comme un reliquat, un solde et que les reliquats soient payés puisque le projet est déjà accepté et financé ». Par ailleurs, « en ce qui concerne les projets qui ne sont pas encore étudiés et pour lesquels vous n’avez pas reçu une notification, on ne peut pas considérer pour l’instant qu’on vous doit quelque chose », a clarifié le ministre.

Le ministre de la Culture a rappelé aux acteurs culturels que le Fonds de développement de la culture (Fdac) n’est pas un fonds d’aide aux artistes. « Ce n’est pas un fonds social pour les artistes. C’est un fonds de développement de la culture et des arts. Ce n’est pas un guichet de distributeur d’argent aux artistes » a-t-il insisté. A l’en croire, ce fonds est « un guichet pour permettre le développement de l’industrie culturelle et artistique. C’est un guichet pour permettre le développement de la culture béninoise ». Le fonds a été institué pour créer de l’emploi et de la richesse a martelé le ministre.
Pour ce qui concerne le reste du budget alloué au Fonds des arts et de la culture (Fac) au titre de l’année 2022, cela retournera dans les caisses de l’État. « Les ressources du Fac qui appartiennent à l’État retourneront à l’État » a tranché Jean-Michel Abimbola.

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