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Journalisme d’investigation : Les hommes des médias outillés sur les bonnes pratiques

Le club press “Café médias plus” en partenariat avec le Consortium Banouto investigation financé par l’ambassade des États-Unis au Bénin, a organisé, vendredi 13 mai, un atelier de partage de bonnes pratiques en journalisme d’investigation. C’est à la faveur du spécial “Café médias plus” numéro 350 qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

Par Raymond FALADE

Cet atelier de formation a réuni une quarantaine de journalistes toutes catégories confondues. Trois panels ont meublé cette rencontre et portent sur « Comment réussir une bonne enquête journalistique », « source de financement des enquêtes journalistiques : cas des organes de presse et des journalistes freelance » et enfin « Journalisme d’investigation collaboratif : des secrets de réussite ».
Si les médias sont considérés comme le quatrième pouvoir dans tout système démocratique, le journalisme d’investigation est l’un des piliers centraux de ce pouvoir qui permet de mettre en lumière ce qui n’est pas connu du public mais également de mettre en exergue ce qui est bon dans la société, a rappelé Léonce Gamaï, coordonnateur de Consortium Banouto investigation. Le projet Consortium Banouto investigation comporte trois volets. Le premier consiste à réunir une vingtaine de journalistes, à les déployer sur le terrain pour faire des enquêtes sur des sujets de grande préoccupation. Le deuxième porte sur la réalisation de deux ateliers de partages de bonnes pratiques : le premier à Cotonou et le second à Parakou au profit des journalistes du septentrion et le troisième volet, consiste en la réalisation de deux émissions radio et télé sur la promotion du journalisme d’investigation.
Le Consortium Banouto investigation est un projet financé par l’ambassade des États-Unis. Le représentant de l’ambassadeur, Christopher Helmkamp a soutenu que les médias libres et indépendants jouent un rôle essentiel dans la promotion de la démocratie. Ils veillent, a-t-il souligné, à ce que les gouvernants soient à l’écoute de leurs citoyens. Pour lui, le contenu de cette formation est prometteur pour le futur du journalisme d’investigation au Bénin. « Les défis sont nombreux mais nous sommes convaincus que de telles initiatives peuvent faire progresser le journalisme d’investigation et intéresser davantage de journalistes à sa pratique. Ce qui constitue l’un des objectifs majeurs poursuivis par le projet Banouto investigation », a précisé Christopher Helmkamp. De 2019 à ce jour, l’ambassade des États-Unis a fourni plus de 315 000 dollars américains en soutien au journalisme et des hommes des médias du Bénin pour des formations, des échanges de développement professionnel et le soutien à la recherche.
Frank Kpochemè, représentant du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et Gildas Aïzanou représentant la ministre de l’Économie numérique et de la digitalisation ont tous salué cette initiative qui selon eux, permettra de redorer le blason du journalisme au Bénin mais également d’inciter les jeunes journalistes à l’investigation.
Au cours des échanges, plusieurs journalistes d’investigation ont partagé leurs expériences avec leurs confrères. Le premier panel a été animé par Falilatou Titi du journal en ligne Banouto, Josué Mehouenou du quotidien de service public La Nation et Eric Guédénon de Canal 3 Bénin. Pour le deuxième panel, Marie-Louise Félicité Bidias qui a modéré les débats, a reçu Olivier Ribouis de Banouto et Flore Nobimè journaliste freelance. Le dernier panel a été animé par Hervé Kingbèwé et Venance Tonongbe respectivement journaliste à Banouto et à la Météo.
Dans deux semaines, “Café médias plus” sera également à Parakou dans le cadre du même projet pour le même exercice.

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