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Journée internationale de la fille : La ministre Tognifodé relève l’écart entre filles et garçons à l’université

Le Bénin à l’instar de la communauté internationale célèbre ce vendredi 11 octobre la Journée internationale de la fille (Fifi). A la veille de cette célébration, le ministre de la famille, des affaires sociales et de la microfinance Véronique Tognifodé a, à travers un message invité les autorités à divers niveaux à rester garants des textes de la république pour garantir un avenir meilleur aux filles béninoises.

Par Raymond FALADE (Stag.)

« Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles ». Tel est le thème de la 8ème édition de la Journée internationale des fille (Fifi). Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies par la résolution 66/170 datant de 2011, cette journée “vise la reconnaissance des droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde”. Elle promeut également l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux. C’est pourquoi, partout dans le monde “les filles doivent faire face à des adversités qui entravent leur éducation, leur formation et leur entrée dans le monde du travail” a exhorté le ministre de la famille, des affaires sociales et de la microfinance. Car “elles ont peu accès à l’information, à la technologie des communications et aux ressources, comme internet, pour lesquels l’indice mondial des disparités entre hommes et femmes ne fait qu’augmenter” a regretté Tognifode. Selon ses statistiques, “un quart des jeunes dont la plupart sont des filles, n’ont pas d’emploi, ne reçoivent pas d’éducation et ne suivent aucune formation”. Prenant exemple de l’année 2019, le ministre a indiqué que 12 millions de filles de moins de 18 ans seront mariées et 21 millions de filles âgées de 15 à 19 ans tomberont enceintes dans les régions en développement. Pourtant, ” les filles persistent dans leur volonté de succès. Elles innovent pour relever les défis à l’échelle planétaire, elles défendent la paix et les causes environnementales, elles se mobilisent et élèvent la voix contre la violence. Elles se préparent à l’exercice du pouvoir en se présentant aux élections ” a-t-elle noté le ministre Tognifodé.

Pour le cas du Bénin, le mariage des jeunes filles mineures est une pratique communément acceptée. Près d’une fille sur dix est mariée avant 15 ans, et plus de trois sur dix avant 18 ans a-t-elle indiqué, en s’appuyant sur une étude de 2015 sur le comportement, les attitudes et les pratiques violentes sur les enfants menées par son département ministériel avec le soutien de l’Unicef. Ce qui a un impact conséquent sur l’accès à l’éducation des filles. “Ainsi, au primaire, une quasi-parité existe entre les garçons et les filles. Puis un écart se creuse au fil de la scolarité : sur 100 000 habitants, 1 700 garçons font aujourd’hui des études supérieures, contre seulement 630 filles. Dans le domaine de l’emploi au Bénin, les filles sont nombreuses dans le travail indépendant (86,4%) et 92,7% des activités féminines relèvent du secteur informel. En conséquence, les filles font face à des défis spécifiques en ce qui concerne leur évolution socio-économique en raison de leur sexe” a-t-il rapporté. C’est cette situation qui a amené le gouvernement de Patrice Talon a opéré de multiples réformes dans les secteurs de l’éducation, partant du primaire au supérieur en passant par l’enseignement secondaire, la formation technique et professionnelle. Garantir un avenir meilleur aux filles ne relève pas uniquement de l’exécutif. C’est fort de cela que le ministre de la famille, des affaires sociales et de la microfinance Véronique Tognifodé, a invité les autorités à divers niveaux à “rester garants des textes de la république en veillant à leur respect et leur application rigoureuse. C’est un défi à relever car nous ne saurons continuer à briser l’avenir des filles au nom de la tradition et des interprétations erronées de nos grands livres saints”.

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