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Journée internationale de la kinésithérapie à Sakété/Ifangni : Les populations s’informent sur une science clinique ignorée

Les manifestations entrant dans le cadre de l’édition 2019 de la Journée internationale de la kinésithérapie (Jik) se poursuivent. A cet effet, l’hôpital de zone de Sakété/Ifangni à travers son service de kinésithérapie a organisé une séance d’information suivi de consultation médicale gratuite. La cérémonie a eu lieu le samedi 28 septembre à la maison des jeunes de Sakété.

Par Raymond FALADE (Stag.)

Enfants, jeunes et adultes ont pris d’assaut le samedi 28 septembre dernier, la maison des jeunes de Sakété. Un seul objectif : s’informer sur la kinésithérapie. Cette préoccupation aura reçu un écho favorable puisse que la séance a démarré par une présentation. Aux commandes, le chef service de la kinésithérapie de l’hôpital de zone Sakété/Ifangni Abdoul Moutinou Raimi. Au cours de sa présentation qui a duré environ 30 min, le kinésithérapeute en chef de ce centre sanitaire a montré aux populations ce que sait que la kinésithérapie, ses bienfaits et ses domaines d’intervention. Tout ceci à travers des images projetées, expliquées et commentées. Une présentation très appréciée par les participants qui l’ont manifesté par leurs différentes questions de compréhension auxquelles l’organisateur a répondu. S’en est suivi l’étape de consultation gratuite. A tour de rôle, chaque patient est passé devant l’un des kinésithérapeutes sollicités pour la circonstance. Au terme des séances, l’organisateur le chef service de la kinésithérapie de l’hôpital de zone Sakété/Ifangni Abdoul Moutinou Raimi fait le bilan. Selon le spécialiste, la plupart des personnes consultées ont pour principal problème des douleurs. Aussi, y a-t-il quelques jeunes qui présentent des pathologies depuis leur enfance, qui ont été négligées et qui ont amené d’autres complications. « Il y avait un cas très grave même. Un jeune de 20 ans qui ne peut même pas reconnaître de l’argent, qui ne peut pas interagir avec les gens…» a regretté le kinésithérapeute. Il s’agit selon ses propos, d’un enfant qui aurait eu une atteinte à la naissance mais ça n’a pas été suivi.  « A 20 ans déjà, c’est très difficile » s’est-il désolé. Chez les adultes (à partir de 40 ans), les douleurs sont liées à ce que le spécialiste appelle ‘’ des mauvaises habitudes’’. Pour lui, ‘’les mauvaises habitudes’’ « c’est que les gens ne savent pas utiliser leur dos, ils ne savent pas économiser leurs articulations. On parle de ‘’l’économie articulaire’’ ». Et d’expliquer « qu’il y des fonctionnaires, des gens qui travaillent manuellement et autres, mais comment travailler efficacement, se protéger et préserver sa santé ? C’est ce qui manque à la population selon Moutinou Raimi. Pourtant les gens doivent aller de temps en temps à l’hôpital pour prendre conseil a-t-il suggéré. Dans ce cas, le spécialiste leur donne de conseil sur le type d’activités qu’ils peuvent exercées en fonction de leurs capacités tout en préservant leur santé. Il a invité les populations à ne plus attendre à la maison lorsqu’elles sentent une quelconque douleur. Plus le patient est vite prise en charge, plus il retrouve vite sa santé. ‘’Prévenir vaut mieux que guérir » a-t-il conclu.

Pour rappel, la journée de la Journée de la kinésithérapie (Jik) est célébrée le 8 septembre de chaque année. Cette année, le thème retenu est : douleurs chroniques et sport. Le service de la kinésithérapie de l’hôpital de zone Sakété/Ifangni est à sa première édition après sa réouverture il y a quelques mois.

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