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Libération des espaces publics : Le grand ménage pour la promotion du tourisme

La police républicaine a entamé depuis quelques jours une opération de libération des espaces publics. Cette opération considérée comme une deuxième phase après celle qui s’est déroulée quelques mois après l’avènement du gouvernement de la Rupture, fait grand bruit depuis son démarrage à Cotonou et dans tous les départements concernés. Mais il s’agit d’un ménage dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement dont le but est de promouvoir le tourisme explique le préfet du Littoral Alain Orounla.

Par Raymond FALADE

Les policiers ne laissent rien sur leur passage. Les abords des voies, les trottoirs et les places publiques sont vidés de leurs occupants illégaux. Dans les marchés, boutiques et ateliers, chaque propriétaire est tenu de rester dans l’espace qu’il lui est attribué par les structures compétentes. Plus de bonus qui amène certains citoyens à étendre volontairement leurs étalages ou installations, au-delà de l’espace qui leur réservé. Même pas 1cm. Les policiers sont fermes là-dessus. Certains contrevenants en ont déjà fait les frais. L’objet mis en cause est soit arraisonné, soit détruit ou emporté.
Cette opération est diversement appréciée par les populations. Si certains pensent que cela est nécessaire, d’autres trouvent par contre qu’il manque de la méthode dans sa conduite. Marc, jeune enseignant rencontré dans la ville de Cotonou, salue quant à lui, la reprise de l’opération. Pour l’enseignant, la libération des espaces publics ne date pas d’aujourd’hui. Il dénonce les occupations illégales desdits espaces qui selon lui, sont parfois sources des embouteillages et des accidents de la route.
Dès le lancement de l’opération, les populations ont accusé le gouvernement du président Talon d’être à l’origine de cette opération. Dame Alimatou commerçante au à Akpakpa à Cotonou, très remontée, a dénoncé le zèle avec lequel certains policiers conduisent l’opération. Pour cette fois-ci, le gouvernement n’en est pour rien objecte le Secrétaire général adjoint du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji. Le porte-parole du gouvernement lors d’une sortie médiatique le mercredi 4 août, a confié que cette opération est une initiative des maires et de leurs responsables hiérarchiques que sont les préfets. Toutefois indique-t-il, le gouvernement reste engagé à mettre en œuvre des réformes ambitieuses pour que les communes deviennent des pôles d’attraction et des entités bien gérées. Pour ce faire reconnait-t-il, cette opération de libération des espaces publics entre donc en ligne de compte de l’ambition du gouvernement à faire des centres urbains, des villes modernes.
L’opération de déguerpissement n’a pas épargné les abords du marché Dantokpa à Cotonou. Dès la descente du pont menant dans le dit marché, les œuvres des policiers républicains sont perceptibles. Le Pac triangulaire autrefois recolonisé, est vidé de ces occupants ainsi que le terre plein central longeant la pharmacie ‘’Les quatre thérapies’’ jusqu’à la station Lègba de même que la devanture des boutiques situées aux abords du marché. Jour comme nuit, la police républicaine veille au grain.
Dans le cas spécifique du marché Dantokpa, ce qui se passe est inimaginable se désole le préfet du département du Littoral Alain Orounla. « Faites le tour de la descente du nouveau pont en passant par la pharmacie les 4 thérapies, ce qui s’y passe est inimaginable. On déserte le marché pour venir s’installer sur la voie, sur la chaussée entravant la circulation, avec tout ce que cela comporte comme pollution, production de déchets de tous genres. C’est un spectacle insoutenable, d’autant plus insoutenable qu’il se produit aux abords du marché Dantokpa qui a la vocation d’accueillir des gens de la sous-région, des gens qui viennent d’un peu partout » déplore-t-il. A en croire l’ancien ministre de la communication et de la poste du Bénin, l’opération en cours participe également à la nouvelle politique du gouvernement en matière de promotion du tourisme. « Si nous reflétons cette image de notre pays à travers ce marché international, nous ne pouvons pas inciter les gens à venir faire du tourisme dans notre pays. Or, le tourisme fait partie des priorités du gouvernement, source de devises que nous recherchons et pour lequel il y a des centaines de milliards d’investissement en cours » explique-t-il avant d’inviter les uns et les autres à faire preuve de logique et de cohérence. Pour lui, les étrangers ne peuvent venir que quand ils savent qu’ils viennent dans un pays assaini, agréable, attractif. C’est pourquoi insiste-t-il, que « ce ménage doit être fait pour que toutes les actions résultant du programme d’action du gouvernement aient leur sens, leurs effets pour qu’ils puissent atteindre leur cible. Tout se tient ».

Plus de prière musulmane aux abords des voies

Toujours dans le cadre de la libération des espaces publics, le préfet du Littoral Alain Orounla a rencontré le mardi 10 août les responsables de la communauté musulmane de Cotonou notamment les Imans. Au cours de la séance élargie au directeur général de la Police républicaine Soumaïla Yaya et au directeur départemental de la Police républicaine du Littoral Narcisse Gaffan, plusieurs sujets ont été abordés. Il s’agit de l’occupation anarchique de la voie publique lors des prières du vendredi, le stationnement des véhicules sur les chaussées empêchant les piétons de circuler, le fait de prier aux alentours des mosquées et l’harmonisation de l’heure de prière du vendredi. Dans ses propos, Alain Orounla a exhorté les responsables de chaque Mosquée de la ville à prendre leurs responsabilités afin de libérer les trottoirs et autres espaces publiques occupés lors des prières.

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