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Lutte contre la criminalité maritime : Les acteurs renforcent leurs capacités

Les acteurs de la sécurité maritime au Bénin sont en atelier de formation sur la criminalité maritime depuis lundi 8 mars en vue de se renforcer pour la lutte contre la piraterie dans le golfe de guinée. Cet atelier est initié par le Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix.

Par Sabirath AWO (Stag.)

Les actes de piraterie et d’insécurité dans les eaux internationales et territoriales du golfe de guinée sont de plus en plus fréquents et le Bénin veut se donner les moyens de lutter contre. C’est ce qui a réuni les différents acteurs de la sécurité maritime en atelier depuis lundi 8 mars au Golden Tulip hôtel de Cotonou.

Pendant cinq jours, les participants vont renforcer leurs capacités dans le domaine de la sécurité maritime en vue d’assurer la sûreté et la sécurité dans le golfe de guinée. Cette formation vise à promouvoir la mise en œuvre effective des protocoles maritimes régionaux et internationaux. Ceci à travers la recherche et le renforcement des capacités des différents acteurs afin de juguler la criminalité maritime, et notamment la piraterie dans le golfe de guinée.

Le directeur de cabinet du ministre de la Justice et de la législation, Michel Adjaka a parlé de l’intérêt de cet atelier pour le Bénin en ce sens qu’il va contribuer à la sécurité humaine à long terme dans la région du golfe de guinée et permettre de « réduire les vulnérabilités aux crimes maritimes et de donner aux populations des ressources de la mer, un accès sans entrave à ces moyens de subsistance ». Il a précisé que la formation permettra aux acteurs maritimes d’acquérir les connaissances et compétences nécessaires afin d’améliorer leur résultat dans le combat contre la criminalité maritime.

Cette deuxième formation après celle organisée en novembre 2020, va davantage contribuer à endiguer le phénomène de la criminalité maritime qui reste un défi des temps modernes pour tous les Etats, a souligné le directeur de cabinet représentant l’autorité ministérielle.

Le représentant de la délégation ghanéenne et directeur de la Faculté des affaires académiques et de la recherche au Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix, Kwesi Annig a souligné que l’objectif principal de cette rencontre est d’identifier les acteurs clés qui concourent à la lutte contre l’insécurité en mer, ensuite d’identifier les réels problèmes que pose l’insécurité en mer puisqu’elle a des impacts sur la terre. C’est ce qui justifie la présence de différents acteurs à cet atelier a indiqué le préfet de la marine béninoise Ferdinand Maxime Ahoyo. Il a indiqué qu’il est nécessaire que les acteurs se concertent, renforcent leurs capacités et agissent en synergie afin d’améliorer leur performance face à ce phénomène criminel.

En 2019 le rapport annuel du Centre multinational de coordination maritime (Cmcm), a enregistré 128 incidents maritimes au nombre desquels l’on peut citer, le terrorisme, la corruption, le blanchiment d’argent, la violation des droits de l’homme, la pêche illégale, les rejets issus des déchets de substance toxique dans les mers et dans les océans, la pollution marine, la traite des êtres humains et le trafic de drogue, a révélé le représentant du garde des Sceaux.

 

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