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Martin Luther King English center (Mlec-Bénin) : La référence pour briser la barrière de l’anglais en trois mois

Bourses d’étude, appels d’offres, contrats de travail… Chaque jour, pour non-maîtrise de la langue anglaise, les francophones perdent de nombreuses opportunités. Au fil du temps, cette langue a investi tous les domaines de la vie socioprofessionnelle (affaires, communications, études…) au point qu’il est un handicap de ne pas la maitriser en ce XXI siècle. Conscients, les Béninois ne lésinent plus désormais sur les moyens pour l’apprendre. L’ayant compris Abel Fèmi Tankpinou, journaliste de formation et spécialiste de l’anglais des affaires a créé un centre d’apprentissage et collabore avec l’ambassade des États-Unis de Cotonou. A la découverte du Centre Martin Luther King (MLEC) d’Abomey-Calavi, ses stratégies, le profil de ses coachs et tout l’arsenal mis en place pour élargir vos horizons d’opportunités et de réussite grâce à la maîtrise de l’anglais en seulement trois mois.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

Préparer un doctorat à l’étranger. C’est ce que souhaite Deen Bello, et pour cela, il doit marquer une pause. Histoire d’apprendre et maîtriser d’abord la langue anglaise. Sans quoi il ne pourra être reçu et concrétiser son ambition. “J’ai postulé pour un doctorat. L’université où j’ai été admis est bilingue. Dans les pièces à fournir ils m’ont demandé un certificat de maîtrise de la langue anglaise, ce que je n’avais pas”. Cela a conduit ce businessman moulé dans la téléphonie mobile à MLEC. Il y a presque fini de briser sa barrière linguistique après moins de deux mois d’apprentissage. “Faire des phrases, discuter en anglais, je ne pouvais pas. Mais aujourd’hui je peux faire un débat en anglais”. Bernice Kissezounon n’a pas attendu d’être dans la même situation. Cette assistante de direction qui sait qu’elle va se spécialiser en administration des finances a vite compris l’enjeu. “Après deux mois de cours à MLEC, je peux écouter et comprendre parfaitement l’anglais”, se réjouit-elle, toute souriante. De quoi convenir avec Femi Tankpinou, fondateur du MLEC qu’ “Il est désormais évident que pour toute personne qui désire s’insérer dans la vie socioprofessionnelle que ce soit au plan national ou international, ne pas comprendre l’anglais est une barrière”.

Une stratégie inédite et innovante

Pour amener une personne à parler cette langue étrangère au bout de trois mois seulement, le centre de Fèmi Tankpinou a innové. Sa méthode tranche avec le système classique qui ne permet même pas aux apprenants de parler couramment l’anglais après 7 ans au collège (6ème en Terminale). Le directeur du Centre a donc identifié cette faiblesse de l’école qui ”enseigne l’étudiant à analyser l’anglais”. “Le béninois n’a pas besoin d’analyser l’anglais. Pour gagner un contrat vous n’avez pas besoin de savoir que ceci c’est du “reported speech”, “passive voice”, “simple past”, etc. Non ! Vous avez juste besoin d’être capable de présenter votre projet à la personne, de la convaincre, d’utiliser les mots justes et d’obtenir votre contrat. Pas d’analyser la langue. Aujourd’hui de nombreuses personnes sont capables d’écrire et de lire l’anglais mais quand il s’agit de la parler ils sont incapables”. MLEC-BENIN travaille donc à ”recentrer la formation, à donner le micro, la parole à chaque étudiant afin qu’il parle. Toute personne qui a fait de la 6ème en Terminale au Bénin maitrise mieux la grammaire de l’anglais qu’un américain du même âge. Tout ce dont on a besoin c’est le ”giving the floor”, donner la parole”, explique-t-il.
À MLEC-BENIN l’apprentissage de l’anglais est basé sur un programme innovant, une création propre au centre. Il s’agit du ”programme de formation accéléré en anglais” à l’opposé de la ”formation intensive” en vogue ailleurs. “L’essentiel à MLEC n’est pas de vous dispenser des cours”, rassure-t-il. “Vous venez chez nous pour parler anglais et vous devez parlez anglais avant de sortir” insiste le Directeur Tankpinou. “C’est pour cela que nous avons créé ce programme de formation qui n’existait nul part”.

Photo de famille avec des étudiants en fin de formation à Mlec

À MLEC le contenu de la formation est donc élaboré, dans un premier temps, pour construire en vous ”l’ossature de la langue anglaise”. C’est-à-dire qu’ici aucun coach ne vous embrouillera avec les histoires de ”reported speech”, ” Functions” etc. “Il s’évertuera plutôt à mettre dans votre tête les bases ou notions sans lesquelles vous ne pourrez parler anglais et celles grâce auxquelles vous ne pourrez plus l’oublier”. Secundo, pour vous réconcilier psychologiquement avec l’anglais. “Les gens n’arrivent pas souvent à parler l’anglais non pas parce qu’ils n’ont pas un bon niveau mais à cause de leur attitude envers l’anglais. On a déjà mis en nous que l’anglais est une langue difficile, compliquée; notre cerveau est conditionné contre l’anglais. Il y a ce travail de réconciliation psychologique des gens avec l’anglais que nous faisons”.
Une fois que vous vous inscrivez à MLEC vous devez parler couramment l’anglais au bout des trois mois de formation. Tel est l’objectif du promoteur. Pour y arriver, et conformément à la stratégie supra-décrite, des séances hautement pratiques vous sont proposées. Les premiers jours sont consacrés aux salutations et présentation. “Après une première séance de cours tout étudiant de MLEC est capable de saluer les gens, de se présenter et de présenter son travail”. Cap est ensuite mis sur les notions de la vie quotidienne : l’anglais au travail, au supermarché et dans les rues, etc. de sorte que l’étudiant, dans ses différents environnements et contacts ne souffre ni de complexe ni de pénurie lexicale. Ces exercices ont l’intérêt de révéler vos tares dans la langue de Shakespeare. Alors le coach s’en saisies pour vous corriger au fur et à mesure, explique Tankpinou.

Un suivi post-formation

L’autre avantage qu’offre le MLEC, c’est qu’il vous trouve un espace qui vous permet de vous familiariser avec la langue. A ce titre, tous les étudiants sont automatiquement inscrit à la bibliothèque de l’ambassade des États-Unis. “Nous sommes les seuls à avoir inclu ce système dans notre programme. C’est une obligation pour tous nos apprenants. Cet espace là permet à nos étudiants d’avoir un brassage avec les Américains, donc des autochtones avec qui ils créent des amitiés, participent à des événements…ce qui les amène à avoir les résultats escomptés. Après la formation on ne leur reprend pas leurs cartes. Ils l’ont pour la vie. Cela nous permet même de leur assurer l’après formation. L’espace américain leur permet de se connecter, ne serait-ce qu’une fois par semaine avec des américains. Donc il y a un système après la formation. Le premier pilier de l’après formation c’est la bibliothèque de l’ambassade des USA. Mais le centre reste ouvert à tout étudiant qui a déjà pris par ici.”

Trois ans d’existence, des centaines de formés

Les coachs qui prennent en charge au MLEC ont la qualité à même de relever le défi. Recrutés sur test, ils ne sont pas “des professeurs d’anglais”. Ce sont des formateurs “qui maitrisent la langue anglaise” et “qui l’ont apprise par eux-mêmes”. Ils ont au moins le niveau C2 (niveau le plus élevé qu’un non américain peut atteindre). Autant de précaution qui tiennent compte de “la capacité de la personne à transmettre l’anglais sans passer par des techniques académiques”
C’est le 15 février 2017 que l’idée de Fèmi Tankpinou de doter le Bénin d’un centre d’excellence pour l’apprentissage de l’anglais a germé. En trois ans de parcours, plus de 700 apprenants ont été déjà formés. Selon ses confidences, ces usagers proviennent de diverses nationalités (Tchad, Cameroun, Congo, Togo, Côte-d’Ivoire, Nigeria, Bénin). L’étude de leurs profils a montré qu’ils sont de diverses catégories socioprofessionnelles. “Des militaires, des professionnels de la santé. Mais le gros lot qui vient du Bénin ce sont les étudiants en fin de premier cycle et qui voudraient évoluer vers le master ou qui cherchent à obtenir une bourse pour aller à l’extérieur qui se retrouvent toujours confrontés à la nécessité de parler anglais”. Ce sont aussi “des personnes qui ont déjà perdu des opportunités à cause de la langue anglaise et qui se rendent compte que si elles veulent vraiment évoluer, il leur faut l’apprendre; ce qui les oblige à venir se faire former”.

Plus besoin de voyager

En plus de promouvoir un centre de formation, Fèmi Tankpinou s’investit également dans l’éveil des consciences. Pour lui, en effet, il ne faut plus attendre de perdre d’abord des opportunités à cause de l’anglais avant de chercher à l’apprendre. “Il faut se faire former le plus tôt possible”.
Consentir de l’argent pour voyager et résider dans un pays étranger pour apprendre l’anglais n’est donc plus opportun pour les Béninois. Ce serait même des dépenses inutiles. “C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons mis ce centre en place, avec des infrastructures qui offrent le confort et pouvant accueillir un grand nombre d’étudiants. Ceux qui continuent de voyager pour apprendre l’anglais c’est par ignorance”, estime-t-il. Et de relever que “si vous n’avez pas déjà un certain niveau avant d’aller dans un pays anglophone vous allez vous embrouiller. Ce pourquoi il faut aller dans un pays anglophone c’est pour se familiariser avec les expressions actuelles de la langue, parce que la langue s’actualise chaque jour. Donc voyager vous permet d’aller maitriser l’accent ghanéen, sud-africain, etc. Mais vous n’avez plus besoin d’aller ailleurs pour apprendre l’anglais. Vous pouvez le faire au Bénin”.
Pas de doute sur la qualité et le professionnalisme à MLEC-BENIN. Il est habilité par l’État béninois et travaille en collaboration avec l’ambassade des États-Unis. Son promoteur est consultant en Anglais auprès de l’agence gouvernementale ”Sèmè city” pour la formation des hommes d’affaire et entrepreneurs en anglais. Pour s’y rendre : il est situé à Calavi, 5e rue après les Cours Sonou, à 50 m du goudron en venant de l’Uac. Si vous venez de Kpota, 6e rue après SOS dans un cadre moderne et de standing international.
“L’avenir sera écrit en anglais”, prophétise Tankpinou. ”D’ici 40 ans le Bénin ne sera plus un pays francophone. On en a déjà les manifestations ailleurs : l’Algérie, le Rwanda ont décidé d’intégrer l’anglais dans leur système éducatif à partir du primaire. Ce qui a commencé au Bénin également. C’est donc une démarche pour rendre le pays anglophone.” conclut-il.

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