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Maxime da Cruz à propos de certaines filières : « Si le besoin s’éteint, la formation, il faut la ranger»

Faut-il supprimer des filières comme la sociologie, la géographie, le droit, la science juridique… des universités béninoises ? C’est ce que proposent certaines personnes depuis peu. Raison avancée, ces filières ne répondent plus aux besoins de développement du Bénin. A propos de la question, le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz répond que « Si une offre ne répond pas aux besoins de la société ou aux besoins du développement, il faut avoir le courage de la mettre de côté, au besoin de l’actualiser, de la réorienter››.

Par Raymond FALADE

Créée pour former des cadres au profit de l’administration au départ, l’Uac a assumé sa mission pendant 50 ans déjà. Aujourd’hui, l’inadéquation entre les besoins du marché et la formation est notoire. Désormais, « la création d’une filière doit répondre à des besoins », reconnaît le recteur Maxime da Cruz. Car, « il y a des besoins qui ne sont pas éternels ». Pour lui, ‹‹Si le besoin s’éteint, la formation, il faut la ranger là où elle doit aller. Il ne faut pas faire du fétichisme à ce niveau-là››. Les universitaires doivent apprendre à s’adapter au changement et aux besoins de société. ‹‹On ne peut pas répéter les même choses en disant ”bon comme moi c’est mon cours là, si on supprime ça, je n’aurai plus de cours”. Ce n’est pas une attitude universitaire ›› soutient-il. Mais elle doit plutôt s’adapter. ‹‹Chacun ne vient pas pour donner le contenu de sa thèse. La thèse n’est qu’un aspect puisque nous sommes censés maitriser. On est des universitaires. On doit s’adapter à ce contexte en mettant au centre de tout, le besoin de formation de qualité pour les apprenants », a martelé le recteur.
Toutefois, ‹‹on ne supprime pas une offre de formation sans un minimum d’évaluation››. C’est pourquoi, le recteur propose qu’il faille faire un travail en amont pour voir les tenants et aboutissants de la réforme à opérer. ‹‹On ne dit pas ”j’ai le sentiment que la formation ne sert à rien. Ce n’est pas comme ça non plus qu’il faut procéder. C’est un travail méthodique qui fait intervenir beaucoup de paramètres››, a-t-insisté. Pour cela, il faut que le travail se fasse dans le respect des normes. ‹‹Je le dis, on peut décider de mettre de côté une offre. Il faut innover, il faut être constamment à l’écoute des besoins de développement du pays. Il faut que les offres soient en adéquation avec les besoins », a souligné Maxime da Cruz.

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