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Message du ministre Véronique Tognifodé, Jif 2020 : Investir dans les systèmes sociaux sensibles au genre

La communauté internationale a célébré ce dimanche 8 mars, la 24ème édition de la Journée internationale de la femme. Thème choisi « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». A la veille de cette célébration, la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé a délivré un message dans lequel elle a invité chacun à travailler pour « l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles et des discriminations basées sur le sexe » qui selon elle, constituent des « enjeux majeurs à relever pour réaliser l’égalité de genre ». 

Par Raymond FALADE

Selon la ministre des Affaires sociales et de la microfinance Véronique Tognifodé, « le choix de ce thème traduit la volonté des Nations unies d’appeler une fois encore l’attention de tous, sur la nécessité d’une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, dans les domaines relatifs aux systèmes de protection sociale, à l’accès aux services de base et à la construction d’infrastructures durables ». A travers ce thème, les Nations unies visent à terme, la réalisation des Objectifs de développement durables (Odd), notamment l’objectif 5 intitulé « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » a expliqué la ministre.

Au Bénin, cette thématique cadre avec le pilier 3 du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), qui concerne l’amélioration des conditions de vie des populations, plus précisément, en son Axe stratégique 6 relatif au renforcement des services sociaux de base et à la protection sociale. En effet, les violences faites aux femmes et aux filles sont un fléau sous plusieurs angles dans de nombreux pays dont le Bénin. Elles constituent une infraction aux droits humains et font partie intégrante des crimes et délits réprimés par les lois en république du Bénin. Ce qui a pour conséquences, des traumatismes physiques et des dommages psychologiques irréversibles chez la femme, la fille et même chez les garçons.  Selon la ministre, le Bénin travaille pour l’éradication de ce phénomène. « Le gouvernement et les Honorables députés font des efforts pour améliorer, par le vote et la promulgation des lois, l’environnement juridique national, afin que les droits humains soient reconnus et respectés par toutes les composantes de la société » a-t-elle fait savoir. C’est pourquoi, le département ministériel dont elle a la charge, les Partenaires techniques et financiers et la Société civile œuvrent tous les jours pour la réalisation de séances d’information, d’éducation et de communication en vue d’un changement de comportement. L’objectif est de fédérer les efforts pour que « la femme béninoise soit perçue de nos jours comme un agent de développement au même titre que l’homme ». « Malheureusement, notre environnement socio-culturel demeure hostile à l’idée d’une femme, jouissant des mêmes droits et privilèges que l’homme » a regretté la ministre des Affaires sociales et de la microfinance Véronique Tognifode. Pour ce fait, il importe d’innover en recherchant des outils toujours plus modernes de consolidation et de pérennisation des acquis en faveur de l’amélioration de l’égalité du genre a-t-elle suggéré. Pour y arriver, il faut renverser la tendance dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques etc. où on note une sous-représentation des femmes. C’est d’ailleurs ce qui constitue à en croire la ministre, « un obstacle qui les empêche d’avoir une influence déterminante sur les innovations nécessaires pour une transformation positive de la société, alors qu’il est essentiel que les idées et les expériences des femmes influencent également la conception et la mise en œuvre des innovations ». Elle a profité de l’occasion pour féliciter et encourager les leaders de l’industrie béninoise, les jeunes pousses ou « startups », les entrepreneurs, et toutes celles et tous ceux qui militent en « faveur de l’égalité des sexes pour encourager et soutenir toutes les femmes qui chaque jour s’investissent dans ces innovations ».

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