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Mesures contre la cherté des produits de grande consommation : Plusieurs tonnes de vivres en partance pour l’extérieur arraisonnés

Depuis quelques mois, les prix des produits de première nécessité ont flambé sur le marché. Une situation qui n’a pas laissé indifférent le gouvernement. A l’issue du Conseil des ministres du mercredi 16 juin dernier, le gouvernement a pris de nombreuses mesures pour palier ce problème dont l’une est de veiller à éviter les sorties incontrôlées des produits agricoles.

Par Raymond FALADE

La mise en exécution de cette décision a permis de réaliser de grands exploits. C’est qui ressort des propos de la ministre de l’Industrie et du commerce Alimatou Shadiya Assouman lors de sa sortie médiatique sur les antennes de la télévision nationale le vendredi 2 juillet. A l’en croire, « Depuis la décision d’interdiction de sorties incontrôlées des produits agricoles, beaucoup de saisies de plus de 3000 sacs, soit plusieurs centaines de tonnes de vivres en partance pour l’extérieur sont observées ». Ce qui, selon elle, permet « aux Béninois d’avoir les produits disponibles et de dépenser moins par rapport à ce qui se passe dans les autres pays ». Pour la ministre « si on ne fait rien, il y aura une forte tension sur le marché intérieur… »
L’autorité a fait savoir dans ses explications que le gouvernement a vu juste en décidant d’interdire les « sorties incontrôlées des produits agricoles en attendant la prise de mesures spécifiques qui pourraient découler des conclusions du comité ad’hoc mis sur pied à cet effet… ». Ces produits interdits d’exportation sont le maïs, le sorgho, le haricot, le mil, le soja, le gari…etc. régulièrement convoyés vers les pays de la sous-région.
Ainsi, plusieurs camions chargés de vivres de toutes sortes sont arraisonnés dans les zones frontalières. L’un des derniers cas en date, a fait observer la ministre, est celui du département de l’Alibori dans le Nord-Bénin. Revenant sur les raisons de la flambée du prix des produits de première nécessité, Alimatou Shadiya Assouman a indiqué que, outre les aléas climatiques ayant causés la rareté et le retard dans l’installation des pluies, il y a également la forte demande des pays voisins qui sont de grands consommateurs de produits vivriers. Tout ceci ajouté à la cherté des produits importés crée une grosse tension sur les marchés dont le Bénin n’a pas l’apanage.

Quant aux produits importés, la ministre a expliqué que la situation est différente. Selon elle, la cherté observée à ce niveau est due essentiellement aux effets pervers de la Covid-19. « Les matières premières sont plus chères et c’est le consommateur final qui paie la facture. Il n’y a pas de nouvelles taxes. La réalité est que les containers sont de plus en plus rares et très chers. La tendance est générale. », a-t-elle indiqué. Elle a pour finir, appelé les populations à la patience et au patriotisme avant de les rassurer que tout rentrera bientôt dans l’ordre. « Les premières pluies viennent de s’installer. La demande des pays de la sous-région est très forte. Mais les dispositions sont prises au niveau de l’Agriculture pour augmenter la production. C’est ensemble que nous réussirons… » a soutenu Alimatou Shadiya Assouman.

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