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Guy Dossou Mitokpè, ancien député : « Lorsque vous dirigez des hommes au campus, on a moins de difficulté à diriger des gens dans la politique »

Guy Dossou Mitokpè, député de la septième législature et ancien responsable du mouvement estudiantin était l’invité d’honneur aux assises estudiantines du jeudi 02 juin. Sous “le manguier fétiche” du terrain de basket de l’Université d’Abomey-Calavi, l’hôte a entretenu les étudiants sans langue de bois. À sa sortie, il a accepté répondre à nos questions sur ce que le militantisme estudiantin peut apporter une fois en politique.

Propos recueillis par Donatien Fernando SOWANOU & Luce ADJAGNISSOUDE (Coll.)

Bénin Intelligent : Comment définissez-vous la lutte ou le militantisme estudiantin ?

Guy Dossou Mitokpè : Je crois que le militantisme estudiantin doit répondre à la logique des difficultés que rencontrent les étudiants aussi bien du côté social que, académique. Ils doivent pouvoir générer au sein d’eux-mêmes des responsables qui puissent comprendre ces difficultés et travailler dans le sens du règlement.

 

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Sur quoi portaient les mouvements estudiantins sous votre régime ?

En notre temps, les mouvements estudiantins n’étaient pas différents de ceux d’aujourd’hui. Puisque c’était les mêmes problèmes : la qualité de l’enseignement, la restauration, l’hébergement, le transport, les difficultés d’accès aux allocations universitaires, etc.

De vos expériences quels sont les grands obstacles auxquels peuvent être confrontés des responsables à la tête d’un mouvement estudiantin ?

Aujourd’hui, la difficulté c’est quand on n’est pas suivi par ceux qu’on défend. Quand on est bien suivi, je pense que la lutte est plus simple et légère.

Aviez-vous été confronté à ces obstacles ?

La première des choses c’est que les étudiants doivent pouvoir se reconnaître en vous, votre crédibilité et votre réputation. Quand les étudiants sont sûrs de cela, ils vous suivent dans votre lutte.

Quelle nuance doit-on faire entre le militantisme estudiantin et la politique ?

Le militantisme estudiantin s’intéresse fondamentalement aux questions des étudiants et le mouvement politique aux questions de la République.

Le mouvement ou militantisme estudiantin est-il indispensable pour réussir en politique partant de votre cas ?

Oui, naturellement. Je pense que lorsque vous dirigez des hommes au campus, on a moins de difficulté à diriger des gens dans la politique au niveau national. Donc c’est important.

 

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Quel héritage avez-vous laissé à la jeunesse estudiantine ?

Sans doute c’est « l’état-major » parce que je suis interpellé de partout par ce que c’est devenu. Mais l’héritage, ce que je retiens de positif est le fait que les mouvements perdurent à travers le temps et que les responsables continuent d’être élus.

Un message pour les organisations de défense des droits des étudiants.

Je leur demande beaucoup de courage, d’abnégation et de s’accrocher aux valeurs.

Merci.

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