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Ministre Akotègnon en tournée dans le nord : «Le maire demeure la première autorité politico-administrative de la commune»

Le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, Raphaël Akotègnon poursuit sa tournée de travail dans les départements du Bénin. Après l’Alibori, l’autorité ministérielle et sa délégation étaient les jeudi 2 et vendredi 3 dans le département du Borgou. Le ministre et sa délégation dès la première journée de leur périple, ont visité la préfecture du Borgou, la commune de N’Dali et celle de Nikki.

Par Raymond FALADE

Au cours de la visite, les échanges ont porté sur plusieurs sujets. Entre autres, le fonctionnement de l’administration communale, la sécurité transfrontalière, la transhumance, la mobilisation des ressources propres des communes, la gestion des marchés publics, l’entretien du patrimoine communal, l’État civil et les attentes spécifiques des communes. La deuxième journée de la tournée du ministre qui s’est déroulée à Parakou a été consacrée essentiellement à une séance de synthèse, en présence des conseillers communaux de la ville, des maires, et des adjoints aux maires des communes du département du Borgou.
A cette occasion, le ministre Raphaël Akotègnon a échangé avec les conseillers communaux sur les orientations de la réforme engagée par le gouvernement du président Patrice Talon pour rendre plus compétitive, la décentralisation au Bénin. « La réforme du secteur de la décentralisation entend réaffirmer les principes directeurs ci-après : renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité, mettre en place un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal, améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux, créer des synergies d’actions entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les Ong. De plus, la réforme s’assigne comme objectif principal d’améliorer la gouvernance communale afin de créer une dynamique de valorisation des potentialités locales », a précisé le ministre.


Depuis l’annonce de cette réforme, beaucoup ont estimé qu’elle vise à déposséder les maires de la gestion des communes. Mais il n’en est pas question‚ a rassuré Raphaël Akotègnon. Il a soutenu qu’il s’agit d’une pure diversion. « Contrairement aux idées répandues dans l’opinion publique, la réforme est initiée pour renforcer et dépolitiser l’administration communale. Les communes conservent la plénitude de leurs compétences. Le maire demeure la première autorité politico-administrative de la commune. Il est renforcé dans sa position par l’instauration d’un nouvel organe dénommé ʺ conseil de supervision ʺ composé du maire, des adjoints aux maires et des présidents de commissions permanentes, désormais au nombre de quatre (04) dans toutes les communes » a-t-il expliqué. À l’en croire, tout est mis en œuvre pour le lancement imminent du processus de sélection des membres de ce conseil. Ceci, en attendant l’entrée en vigueur de la réforme dès le début de l’année 2022.
Les différents acteurs rencontrés ont profité de l’occasion pour soumettre au ministre, leurs difficultés. Il s’agit entre autres, de l’inexistence de bureau d’arrondissement dans certaines communes, l’insuffisance de ressources humaines qualifiées dans les communes, la recrudescence des problèmes fonciers liés aux lotissement-remembrements et à la gestion des terres agricoles, les conflits de limites entre les unités administratives locales, l’absence de décrets d’application de la loi portant statut général de la fonction publique, la faible couverture sanitaire des communes en infrastructures adéquates et en soins de santé primaires. Face à ces préoccupations, le ministre Raphaël Akotègnon a rassuré que des dispositions sont prises, et bientôt des solutions adéquates seront apportées. Ceci, pour la satisfaction des besoins des populations.
Après le Borgou, cap a été mis sur le département de l’Ouémé pour le même exercice.

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