Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Modérateur Dorothée Sossa : Dialoguer pour la paix est un devoir constitutionnel

Modérateur Dorothée Sossa : Dialoguer pour la paix est un devoir constitutionnel

En dépit des polémiques qui ont suivi son annonce, le dialogue politique convoqué par Patrice Talon avec les formations légalement en règle s’est ouvert au Palais des congrès à Cotonou. Qu’a dit le professeur Dorothée Sossa qui en assure la modération ?

Et bien c’est un message de paix, une exhortation au dialogue qu’il a laissé aux participants. Pendant les moments de crise, comme celle que vit le Bénin avec les législatives controversées, toutes les forces vives de la nation doivent privilégier l’intérêt supérieur de notre pays et sa construction harmonieuse. Dialoguer pour la paix est donc un devoir, un devoir constitutionnel, une obligation suprême, leur a-t-il rappelé citant l’article 36 de la Loi fondamentale qui dispose que : « Chaque béninois a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune, et d’entretenir avec les autres des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect, le dialogue et la tolérance réciproque en vue de la paix et de la cohésion nationale ». Et de souhaiter que les parties présentes adhèrent au projet de paix. « Je voudrais souhaiter que nous y mettions du cœur et de l’allant pour ne pas trahir notre destin commun », a déclaré Dorothée Sossa
Mais déjà il ne doute point de la capacité des Béninois à étonner le monde, à éviter l’hécatombe là où il est attendu. « Les Béninoises et Béninois ont toujours su écrire des pages glorieuses de leur histoire. Face à des périls menaçants et imminents ils ont pu, contrairement à d’autres nations, trouver des sursauts salutaires. Nous les héritiers de ces braves aînés qui ont fait la fierté de notre pays sur le continent africain et au-delà, devrions pouvoir mériter cet héritage en resserrant nos rangs. Comme nous l’enseignait Hamadou Kourouma dans ‘’Les Soleils des Indépendances’’, la plus belle harmonie, ce n’est ni l’accord des tambours ni l’accord des xylophones, ni l’accord des trompettes. C’est l’accord des Hommes. » C’est donc à « cet accord des Hommes » que celui qui a accepté la charge républicaine de conduire le dialogue, a appelé mouvance et opposition à se mettre à l’œuvre pour y arriver.

Par Sêmèvo B. AGBON

Laisser un commentaire

Top