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Noël Chadaré : « La Cosi-Bénin est une confédération qui ne s’aplatit pas devant un gouvernement »

Censées être réitérées depuis 2010, les élections professionnelles seront enfin organisées cette année. Noël Chadaré, le Secrétaire général de la Cosi-Bénin a décrypté sur l’émission Zone Franche du dimanche 29 novembre, l’actualité liée à la pré-campagne, la mobilisation des électeurs et les actions de sa confédération sur le terrain.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

Au Bénin, les dernières élections professionnelles datent de 2006. Elles devraient donc être réitérées de 2010. Ne pas les avoir organisées n’est pas la faute des syndicats. Cela est dû au manque de volonté politique, a indiqué Noël Chadaré. « Le pouvoir n’a pas véritablement voulu les organiser », a-t-il déclaré.

Ces élections permettront de désigner le/les syndicats les plus représentatifs. Le gouvernement a revu à la hausse le taux qui était de 15% à 20%. Mais à quoi servent-elles, ces élections ? « Déterminer la représentativité des centrales et confédérations syndicales. Le pouvoir ne pourra pas parler avec tout le monde. Il faut 20% des suffrages exprimées pour être représentatifs », a clarifié l’invité de la Télévision Canal 3. Et d’ajouter que la voie des élections permet de prévenir les critiques de favoritisme si on procédait par désignation. Par conséquent, les élections constituent le baromètre pour savoir qui est représentatif. Le corps électoral est constitué des agents du secteur public et de ceux du privé déclarés par le travailleur, même sans syndicat.

En ce moment de pré-campagne, c’est le branle-bas sur le terrain, apprend Noël Chadaré. Les centrales et confédérations sont à l’assaut des électeurs. La Cosi-Bénin n’est pas du reste. Comment s’y prend-elle ? Actuellement, elle est présente dans tous les départements, effectue des prises de contact et explique les enjeux de ce scrutin. « Nous sensibilisons sans critiquer, sans porter atteinte aux autres ». Chadaré rassure que la Cosi-Bénin a un bilan, un parcours qui milite en sa faveur. Actuellement, cette confédération est composée de 130 syndicats affiliés. Et en matière de défense des intérêts des travailleurs, elle a montré son dynamisme et leadership. « La Cosi-Bénin fait du concret. A la Cosi-Bénin il y a la démocratie, une gouvernance appréciée, des actions visibles sur le terrain. Nous faisons du réalisme syndical. Le dialogue social qui nous caractérise intéresse », a vanté l’invité. De plus, a-t-il poursuivi, elle a posé des actes « pour montrer que nous sommes une confédération de développement ». Comme arguments de campagne, Noël Chadaré a évoqué les actions contre le chômage des jeunes : formation à l’embauche, rédaction d’un plan d’affaire, près de 700 jeunes accompagnés depuis 2016 pour trouver des stages dans des entreprises, ce qui a débouché sur un emploi pour certains, et enfin, le partenariat avec l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe).

A l’endroit de ceux qui auraient souhaité un syndicalisme radical, Noël Chadaré enseigne que « le syndicalisme n’est pas forcément une opposition frontale au gouvernement ». C’est pourquoi la Cosi-Bénin préfère tout ‘’deal’’ qui fait gagner quelque chose et non pour mettre les travailleurs en difficulté. Comme quoi, la Cosi-Bénin est « une confédération qui ne s’aplatit pas devant un gouvernement ni extrémiste ».

Le gouvernement a introduit le vote électronique. L’invité des journalistes André Dossa et Hermann Aniambossou n’y voit aucun mal. Il compte sur la sincérité de tous les acteurs impliqués pour la transparence du processus.

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