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Opinion de Gilles Gohy : Patrice Talon est le meilleur “so far” !

Le Béninois est un curieux spécimen de la faune africaine et mondiale qui doit sa réputation particulière à sa capacité à tout faire autrement ! Il réagit toujours différemment aux grands enjeux du monde, tousse quand les autres alignent des borborygmes, s’amuse comme un petit fou quand le monde pontifie ! On le taxera de léger ou de farfelu ; on le croirait insouciant ! Mais, grave erreur ! Il est toujours plus lucide qu’on ne le croirait ! Capable de ruse, de sournoiserie ou de mesquinerie (ou des trois mélangées !), on le sous-estime généralement à tort ! Il aime le chef qu’il peut respecter et craindre dans son impartialité et c’est avec grande confiance qu’il préfère le Président de la République qu’il peut admirer tout en le craignant !

Le cœur sur la main, il est prompt à se précipiter pour sauver la veuve et l’orphelin, parfois aux confins d’un népotisme outrancier ou d’une partialité de mauvais aloi. Il n’est pas toujours objectif et est même souvent adepte d’un truisme ahurissant. Parfois aveuglément passionné, fidèle en amitié, aussi longtemps qu’il ne verse pas dans le discrédit, il est souvent bon vivant. Il baigne difficilement longtemps dans la compromission, pensant ultimement, comme la lionne, à elle-même ! Mais, il est toujours redoutable quand il est intelligent, pondéré et déterminé comme … Patrice Talon, le compétiteur-né, l’homme de tous les défis, le ténor de tous les challenges devenu président Patrice Talon !!!

Qu’on l’aime ou non, on doit reconnaître qu’il séduit ! Après moins de trois ans de pouvoir à la tête du Bénin, ce petit pays difficile à gouverner, l’observateur honnête et objectif doit reconnaître que Patrice Talon est de loin le meilleur président que la République du Bénin ait jamais connu, depuis les Indépendances jusqu’à nos jours. Dans une pédagogie simple, nous distinguons trois périodes pour étayer cette forte affirmation :

  • La période des indépendances jusqu’à l’avènement du marxisme-léninisme fut marquée par des coups d’État répétés, certes, de fortunes diverses, qui ne permirent certainement pas au pays de penser à son développement. Les dirigeants successifs de cette période se contentèrent de gérer les situations de crises, empreintes d’improvisations caractéristiques d’un manque de savoir-faire certain, dans la mare du “ôte-toi que je m’y mette !”. On leur concédera certes le peu de progrès économique du pays, mais, il y a à leur actif – et c’est très important – un aspect primordial de la vie du pays : le faible niveau de la corruption ! En fait, dans ses manifestations, elle n’était pas la gangrène qui pouvait hypothéquer l’avenir de ses populations et constituer un frein à son développement. Elle n’était pas un sport national, comme c’était le cas au Bénin jusqu’en 2016.
  • La seconde période marquée par le parti unique (le parti de la Révolution Populaire du Bénin / Prpb d’une certaine mémoire) et le marxisme-léninisme comme guide philosophique devraient jeter les bases du développement économique et social du pays. La stabilité politique était incontestable avec un président de la République amoureux du pouvoir politique qu’il exerçait pleinement, à sa grande satisfaction et celle des siens. Le constat fut simplement amer, la navigation à vue prévalait. La communauté internationale totalement hostile au Bénin à cause de l’option idéologique choisie eut beau jeu d’amplifier les difficultés du pays, aidés en cela par les Béninois exilés par cette idéologie, cote de plomb sur les épaules du pays Bénin. Pendant cette période, le Bénin asphyxié de l’intérieur par la corruption locale et de l’extérieur par l’ancienne métropole et ses affidés, rata d’office son décollage économique.
  • Vint la période du Renouveau démocratique qui connut successivement quatre présidents ayant conduit la destinée du pays, dans des méandres capricieux plus ou moins pervers. Sur cette dernière période de trajectoire rectiligne, on est donc en droit de porter une appréciation linéaire. Patrice Talon est simplement le meilleur sur tous les plans.

Depuis mai 2016, le Bénin a cessé de naviguer à vue ; il n’est plus au vent et au bon gré de l’aide au développement. Il a, dans le concert des Nations, une voix stridente sans posture misérabiliste : le Programme d’Action du Gouvernement (Pag), son programme global de développement cohérent et suivi rigoureusement. Des faits qui le prouvent à satiété foisonnent volontiers.

  • Au plan politique: la mise en œuvre de la réforme du système partisan et de la charte des partis politiques qui draine la réorganisation en cours devra permettre à terme d’assainir la vie politique béninoise, au grand bonheur des finances publiques du pays qui a besoin de toutes les ressources financières pour financer son développement. La conséquence directe en est l’élégance future dans la vie politique béninoise, avec à la clé, un peu d’éthique chez nos hommes politiques. Moins de partis politiques familiaux ou de clubs électoralistes.

Mais, innovation majeure, les candidats doivent désormais montrer mains propres en payant leurs impôts ; les lois sont rigoureusement appliquées ; on n’aura plus de partis politiques illégaux candidats et des plaisantins et farfelus prétendants aux Présidentielles, etc. Patrice Talon n’est-il pas le meilleur ?

Aucun président avant lui n’a pu en arriver là. L’Union pour le Bénin du Futur (Ubf) de vision noble sous le Président Mathieu Kérékou n’eut pas la poigne nécessaire pour fédérer les énergies disparates et suffisamment fortes pour être discordantes. Le pouvoir en place avait les mains liées, gangréné par sa corruption endémique.

  • Gouvernance: Quelqu’un n’est plus au-dessus de la loi, comme dans un proche passé. L’impunité perd de plus en plus de place. Et si la Criet n’existait pas, elle aurait été créée : l’avis est unanime ! La Cour de Répression des Infractions Économiques et le Terrorisme est créée, au grand désarroi des indélicats et des politiciens véreux. La lutte implacable contre la corruption est effective, sans tambour, ni trompette, avec ce Président de la République qui n’hésite point à faire embastiller les indélicats, fussent-ils de son premier cercle concentrique. On se souvient encore de ce président de République essoufflé d’avoir marché plusieurs heures pour lutter contre la corruption, ce 16 juillet 2007. C’était ladite “Marche verte contre la corruption”. En remerciement, elle prit des proportions exponentielles : il y eut davantage de scandales et crimes économico-financiers que le Bénin n’ait jamais connus dans son existence.

Mais avant cette comédie, un autre chef de l’État qui promit faire rendre gorge aux pilleurs de l’économie nationale céda plutôt promptement gorge à la concussion et à la compromission. Comparé à l’actuel Président du Bénin, qu’ont-ils pu faire ? Rien ! Absolument rien du tout ! Juste à cause de la politique politicienne pour ne pas perdre de l’électorat : Patrice Talon qui n’a point ce souci n’est-il pas vraiment le meilleur ? Il mène une lutte implacable pour le développement du pays sans aucun calcul politique. Et les efforts de dématérialisation pour freiner la corruption ! Qui fit jamais mieux ?

  • Au plan Social: les centaines d’exemples crèvent les yeux et foisonnent. Se mettre à en parler continuerait encore demain ! Et aussi loin qu’on se souvienne, le Président Patrice Talon n’est jamais insensible à un quelconque appel social de détresse ou de sollicitude. Les pèlerins à la Mecque qui souffraient le martyr, les éplorés du drame fluvial de Karimama sont des cas vivants qui témoignent de son implication raisonnée dans le social.

Les temps anciens faits d’intimidations, d’auto-victimisations, du règne du compulsionnel et de l’émotionnel comme modalités de gouvernance sont désormais révolus. Les choses doivent être faites normalement, pour le bien de tous !

Dans quel pan du social Patrice Talon n’est-il pas le meilleur ?

  • Au plan Economique: Nous avons vu dans ce pays un président de la République parcourir monts et vallées, les champs de coton, planter du coton tout le temps à la télévision, pour pouvoir atteindre 500 ou 600 mille tonnes de l’or blanc, dépensant des milliards de francs Cfa de notre Trésor public pour en engranger combien ? Moins de 300.000 tonnes contre plus de 125 milliards de francs Cfa gaspillés. Patrice Talon atteint déjà à sa deuxième campagne 600 mille tonnes et vogue allègrement vers plus de 700 mille tonnes à la fin de la campagne en cours avec, cerise sur le gâteau, aucun franc du Trésor public béninois. Autrement dit : sans aucune subvention de l’État.

Je rappelle que le Bénin est le seul pays de la sous-région où on ne subventionne plus le coton ! Mieux, une taxe est encore créée sur le coton-fibre à l’exportation pour mieux renflouer la caisse de l’État : ce qui n’existait pas avant.

Voyez vous-mêmes ! Toutes les institutions internationales et régionales ou sous-régionales reconnaissent et félicitent l’actuel gouvernement pour les réformes courageuses et salutaires engagées et prouesses observées dans les divers domaines. Patrice Talon n’est-il pas vraiment le meilleur ?

  • Assainissement de la vie publique: ici, c’est un grand succès pour la rationalisation des grèves. Et pourtant, les revendications des travailleurs sont en train d’être réglées, méthodiquement, harmonieusement, dans un grand esprit de responsabilité, sans démagogie et populisme : Patrice Talon n’est-il pas le meilleur ?
  • Sécurité: Qui l’eût cru ? La fusion de la police et de la gendarmerie a été réalisée sans tambour ni trompette : les moyens sont mutualisés et augmentés, plus de postes de sécurité installés : la sécurité est mieux assurée au Bénin, l’insécurité zéro n’existant nulle part au monde.

Il n’y a plus de rançonnements sur les axes routiers. Patrice Talon n’est-il pas le meilleur « so far » ?

N’en déplaise aux détracteurs qui voient et peignent tout en noir, les sourds et les aveugles ont commencé respectivement par entendre et à voir. Que de réalisations physiques concrètes de qualité ! Que de réformes dans tous les domaines menant notre pays vers l’émergence tant prônée par les régimes successifs sans jamais penser en jeter les bases ! Détracteurs, hommes de mauvaise foi, continuez à broyer du noir. Le chien aboie et la caravane passe !

C’est ce que j’ai encore pensé !

 

Dr. Ir. Gilles Expédit Gohy.

Sociologue Démographe Politologue

Maître-assistant des Universités du Cames.

Enseignant Chercheur à l’Eneam / Uac

Auteur du livre « Education et Gouvernance Politiques au Bénin du Danxômè à l’ère démocratique », en vente à la librairie Notre Dame de Cotonou et aux Editions L’Harmattan à Paris.

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