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Pandémie du coronavirus : La position critique panafricaine (Le réveil comme condition de libération de l’Afrique)

L’Afrique prend position dans la crise sanitaire causée par la pandémie du coronavirus. Dans un document parvenu à notre rédaction, les intellectuels soussignés décrivent la fragilité des populations africaines subitement obligées de développer des astuces de survie face à la limitation des déplacements. Ils dénoncent surtout l’ordre international sans éthique dont le plan satanique de destruction des ‘’Noirs’’ s’est encore manifesté pendant la crise : « l’Afrique depuis plus de cent ans, sert de milieu in vivo pour tester en termes réels, les vaccins inventés en Europe. Et le prix payé réside dans les aides financières accordées à nos États ; ces derniers n’ayant pas conscience de la grande duperie capitaliste », écrivent-ils. La condition de libération de l’Afrique de ce joug réside donc dans « un réveil de la conscience négro-africaine ». Intégralité du texte.

 

POSITION PANAFRICAINE RELATIVE A LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS, COVID-19 AU BÉNIN

 

LA DECISION DE CONFINEMENT

« Restez chez vous », car il (le Chef d’État) n’a pas les moyens des grandes puissances, pour un confinement absolu ; chacun peut vaquer à ses occupations, mais dans le strict respect du confinement. C’est un peu ce que nous pouvons appeler la version béninoise du confinement. Tu ne peux pas te lever pour aller d’Allada à Ouègbo, de Ouidah à Kpomassè, de Sèmè à Idi Roko, de Adjarra à Avrankou, etc. Puis, peu après, la ligne de confinement a bougé pour s’étendre à Toffo, à Tori et à Kpomassè, etc.  Et cela a évolué peu après. On parlerait du confinement dans un espace et non dans la maison.

Et à l’intérieur du territoire confiné, les mouvements sont réservés à ceux qui sont sur la bande océanique. Il faut saluer la clairvoyance du gouvernement de n’avoir pas instauré un confinement imitatif des pays occidentaux atteints de la pandémie. Mais, il faut souligner que le confinement a fragilisé les Béninois dans la mesure de la restriction des activités liées à la liberté de mouvement : les bars, le transport routier et en opposant les marchés séparés par les frontières du confinement.

Cependant, les camions de transport de marchandises peuvent traverser le cordon sanitaire ; les biens et marchandises ont reçu un supplément d’âme : ils ont acquis un statut un peu au-dessus de celui des hommes ; ils circulent sans pouvoir ressentir l’ivresse de la liberté, seule qualité jamais appréciée par une créature cosmique. La restriction des mouvements de l’homme au profit de celui des marchandises est un désagrément, une insatisfaction de la tension ; car, les agents économiques qui vivent du quotidien pour nourrir le lendemain, sont réduits à l’inactivité.

L’ATTENTISME DES POPULATIONS

Il y a un état de conscience de révolte mis en place. Mais, comme la loi et le respect de la loi font partie de l’obéissance, le citoyen n’a pas a priori d’alternative. L’économique est balancée par la menace du Covid-19. Cette menace a fragilisé l’état de conscience de la révolte et stratifié les actes de conflit contre l’autorité centrale.

LA DEBROUILLARDISE DES POPULATIONS

La fragilité est une structure psychologique potentiellement révélatrice aussi bien des rapports sociaux que de l’envergure des pensées de projection du lendemain des populations. Le cache-nez qui devait recéler un supplément de brimade a été récupéré par les Béninois comme une opportunité d’activités économiques pour les catégories professionnelles de l’habillement : tailleurs, stylistes, couturiers et couturières, en amont ; et des vendeurs à la sauvette, spontanément constitués le long des routes et aux carrefours des feux de signalisation ou sans signalisation.

Une autre qualité de perception de la structure de la fragilité réside dans le dispositif de lavage des mains ; les vendeuses exerçant dans le secteur de la restauration ont spontanément adopté l’imposition du lavage des mains. Ce qui a créé une nouvelle source de revenus aux catégories professionnelles des plombiers, soudeurs et ferronniers, vendeurs de bidons recyclés pour la circonstance en château d’eau en miniature.

Le coût n’en est pas moins supporté par les consommateurs qui ont gardé le réflexe de mettre la main à la poche sans rechigner.

Les sources de conflit n’étaient pas absentes de toute cette dynamique sociale d’adoption par les populations des directives gouvernementales des gestes barrières au coronavirus, covid-19. D’abord, par rapport au cache-nez, les communiqués ont nommément dirigé l’attention des populations sur les officines pharmaceutiques, avec la précision du caractère subventionné du prix au comptoir : deux-cent (200) francs. Et à un moment donné, on a semblé préciser une menace dirigée contre les vendeurs à la sauvette de cache-nez au bord des routes. Même la menace d’amendes n’a pas infléchi la multiplication des vendeurs de cache-nez à la sauvette.

Mais véritablement, il y a eu des cas isolés de réfractaires au port du cache-nez qui ont été réprimés et soumis à l’amende de six mille (6.000) francs. Et il y a une raison à l’application du respect des gestes barrières contre le Covid-19. La peur des cache-nez en provenance de la Chine ou d’ailleurs ; une information sur une probable tentative de contamination des Africains a largement développé l’attention des consommateurs béninois.

LA MENACE DERRIÈRE LA SOUMISSION DES POPULATIONS

Les gestes barrières sont copiées sur les mots d’ordre transmis par l’Organisation mondiale de la Santé qui très tôt, s’est alarmée pour la supposée faiblesse de réponse des infrastructures sanitaires de l’Afrique. Très suspecte est cette alarme dont le point d’orgue, au lieu de porter sur les pays européens dont les populations sont gravement touchées par le coronavirus, a pris les populations africaines comme cible. Il y a là, un sujet d’interrogation qui n’a pas échappé au bon sens des populations et des diasporas africaines.

Mieux, peu après, c’est le bruit qui a couru d’une prochaine vague de campagnes de vaccination ayant pour cible encore les pays africains faiblement concernés par la pandémie du coronavirus, Covid-19. Les tests envisagés pour un probable vaccin ont été annoncés pour avoir lieu en Afrique ; alors que les plus concernés, sont les patients américains, chinois, italiens, espagnols, anglais et français.

Tout ceci a mis à nu la grande escroquerie du siècle : l’Afrique depuis plus de cent ans, sert de milieu in vivo pour tester en termes réels, les vaccins inventés en Europe. Et le prix payé réside dans les aides financières accordées à nos États ; ces derniers n’ayant pas conscience de la grande duperie capitaliste. On peut comprendre que malgré la révélation de cette division du travail, la remise de dettes aux pays africains annoncée depuis le lundi 13 avril 2020, tous les vieux larrons ont fait chorus pour noyer le poisson de la révélation : le président français, le pape catholique, et le fonds monétaire international. La république démocratique du Congo qui a donné son accord pour les vaccinations annoncées se serait rétracté ; mais, déjà, des victimes sont annoncées au Burkina Faso et au Sénégal.

LA BLESSURE VIVANTE

Vraiment, il n’existe pas une morale internationale, malgré la présence d’une représentation religieuse à certains fora internationaux. Ni même l’éthique prônée dans le monde scientifique, surtout en Afrique, semble être une encanaillerie. Puisque le financement de la recherche par les laboratoires couvre le scandale des tests en termes réels sur les populations africaines.

La remise de dettes aux vingt-cinq pays pauvres est une politique de refermer le pot aux roses du dévoilement de la place réservée à l’Afrique pour servir et continuer de servir de cobayes aux tests du coronavirus, Covid-19. Et si les pays identifiés consomment l’arnaque, nous pouvons concevoir que leurs chefs d’Etat sont tacitement d’accord pour que leurs populations servent de prochains cobayes aux différents tests envisagés par les profiteurs de la pandémie du coronavirus, covid-19.

L’APRÈS COVID-19 DE L’ARGENT AVEUGLANT

L’après coronavirus, covid-19 a commencé déjà, vers le rétablissement de l’ordre ancien. C’est du reste ce que les États africains donnent à saisir, en restant des courroies de transmission des directives calquées sur les pays européens pris dans le cœur du cyclone de la pandémie.

La jeunesse panafricaine du Bénin appelle à un réveil de la conscience négro-africaine pour balancer le blanc-seing qu’un certain monde politique africain voudrait donner à l’ordre international perverti et assassin de la vie des populations africaines, maintenues dans le rôle de cobaye pour les tests de l’hypothétique dépistage et vaccin du corona virus-covid-19. Madagascar présidé par Andry RAJOELINA est devenu le porte-flambeau des gestes barrières contre les assassins africains et occidentaux du peuple noir.

Fait à Abomey-Calavi, le 11 Mai 2020

 

Ont signé :

 

Bruno AHOUANMAGNANGAHOU, Président de la coalition internationale Contre le Coronavirus au Bénin (CICC);

Raymond ASSOGBA, Responsable de l’Unité d’Enseignement de la Boologie à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC);

Clément E. V. HOUEMAVO, Boologue, Guérisseur phytothérapeute, Chercheur en Sciences Occultes;

Achille FALADE, Président de l’Association NUN DODO.

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