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Parrainage et candidature de Talon en 2021 : Vlavonou situe

Sur la Télévision nationale où il a été reçu, lundi 29 juin, dans le cadre de l’An1 de l’Assemblée nationale, le président Louis Vlavonou a fait des déclarations qui apportent des réponses claires à deux importantes préoccupations des populations.

Par S. B. AGBON

D’un côté, la présence ou non du président Talon dans la course de la présidentielle de 2021 passionne. De l’autre, la question des parrainages inquiète surtout les milieux hostiles à la gouvernance actuelle et obsédés de renverser la Rupture à la fin de ce quinquennat. Sur ces deux sujets, Louis Vlavonou a fait des déclarations à prendre au sérieux.

A propos du second mandat du chantre de la Rupture, le président Patrice Talon qui a promis aviser au moment opportun, garde jusque-là le suspens. Mais l’un de ses alliés l’y incite presque déjà. « Je souhaite qu’il se représente et qu’il revienne en 2021 », a déclaré Louis Vlavonou. Hormis la communication « qui n’a pas marché » dans la gestion de Talon, son bilan en quatre ans est positif et milite bien en faveur de son retour au pouvoir, soutient la Deuxième personnalité. « En quatre ans, nous avons vu ce qu’il a pu faire. Il faut qu’il revienne terminer, ou tout au moins, pousser loin cette œuvre, afin qu’on garde en mémoire qu’un Chef de l’Etat est passé par là », a insisté Louis Vlavonou.

« En principe, c’est le parti qui doit être fort… »

Quant au parrainage, Vlavonou indique qu’aucun élu ne devrait supporter un candidat sans l’aval de son parti. Sinon, une telle indépendance ou liberté viole l’esprit même de la réforme du système partisan qui voudrait doter le Bénin des partis forts et non des individus puissants. « Vous avez vu ce qui s’est passé aux communales, au lendemain des communales, comment chacun a voulu prendre sa liberté comme si on était dans l’ancien système. On a dû recadrer en faisant voter une loi explicative pour montrer le sens même, les idéaux et les objectifs poursuivis par la réforme du système partisan. Si nous restons dans le même cadrage, si nous restons dans la même optique, en principe un député ne devrait pas de son propre choix ou bien un maire de son propre choix aller parrainer un candidat sans l’avis de son parti. En principe, c’est le parti qui doit être fort et non l’individu », a-t-il déclaré. En clair, en 2021, le parrainage par les élus doit recevoir l’approbation des partis politiques. A traduire ses propos du chef du Législatif, il sera très probable de voir un candidat de l’opposition participer à la présidentielle de 2021. En ce sens que les deux blocs de la mouvance détiennent entièrement le Parlement et contrôlent en plus la majorité écrasante des mairies. La Fcbe, seule parti de l’opposition ayant été aux communales et municipales du 17 mai 2020, n’a obtenu que 7 mairies. Or, il faut pouvoir se prévaloir d’au moins 16 maires et/ou députés. Ce dont l’opposition n’a pas en l’état la chance. Reste à  savoir si l’Union progressiste et le Bloc républicain laisseront leurs membres parrainer des candidats contre la mouvance…

 

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