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Pierre Dossa, activiste environnemental sur la radio allemande DW : ‹‹La nouvelle loi sur l’hygiène publique au Bénin est bien équipée››

Le président Patrice Talon a promulgué il y a quelques semaines, la loi n°2022-04 relative à l’hygiène publique en République du Bénin. Désormais, uriner‚ déféquer sur les places publiques‚ ou d’y jeter des ordures constituent une infraction punie par la loi. Cette loi votée le jeudi 20 janvier 2022, qui actualise l’ancien texte législatif datant de 1987 sur l’hygiène publique, ‹‹est un progrès significatif›› a apprécié Pierre Dossa, dans un entretien accordé à la radio allemande Deutsche Welle (DW). Par ailleurs, l’activiste environnemental propose des stratégies de communication pour une meilleure vulgarisation de la nouvelle loi.

Journaliste : Bonjour ! Merci de vous présenter amplement

Pierre Dossa : Je m’appelle Pierre Dossa, activiste environnemental, sensibilisateur par approche Iec et Cesp. Iec veut dire Information, éducation et communication, Cesp signifie Communication, éducation et sensibilisation du public. Je suis aussi superviseur à la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Bénin.

Vous l’avez sans doute suivi, le Bénin se veut encore plus propre à travers la loi n°2022-04 du 16 février 2022 sur l’hygiène publique, adoptée à l’assemblée nationale puis promulguée par le gouvernement. Comment réagissez-vous à cela ?

C’est un progrès significatif. Vous savez, la vision des autorités béninoises (ou des dirigeants actuels) est de rendre le Bénin propre en offrant un cadre de vie sain à la population. Je suis très content parce que cette nouvelle loi sur l’hygiène publique est bien équipée, tous les secteurs de l’hygiène publique ont été prises en compte et elle a prévu des sanctions à chaque niveau. Mais elle doit être vulgarisée à travers des campagnes de sensibilisation par approche Iec et Cesp pour permettre à la population d’être mieux informée et mieux éduquée avant l’application des sanctions prévues.

Pour réussir cette phase de campagne de sensibilisation, les deux approches de communications en sensibilisation doivent être utilisées. Il s’agit notamment de l’approche de communication interpersonnelle qui consiste à informer de porte à porte et l’approche de communication par la mass média qui consiste à relayer les informations sur les réseaux sociaux et canaux de communication.

Je profite déjà de votre canal pour féliciter le chef de l’Etat, le président Patrice Talon et le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou et son équipe pour ce noble travail.

Vous êtes activistes, il y a des cas d’incivisme qui vous ont certainement le plus choqué et face auxquels vous avez réagi. Parlez-nous en ?

L’incivisme, c’est une situation que nous rencontrons au quotidien dans le travail. Parce que les populations plus précisément les usagers de la route abandonnent de manière sauvage et dispersée de nombreux déchets notamment des sachets d’eau et de biscuits, des canettes, des mégots de cigarettes etc. Les riverains qui transforment les trottoirs, la chaussée et les collecteurs d’eau pluviale en des dépotoirs sauvage.

Malgré les nombreuses opérations de désensablement, de piquetage et collecte des déchets, nécessaires et récurrentes par la société de gestion des déchets et de la salubrité du Bénin, il est difficile de maintenir les abords des routes propres. Autant de déchets envahissant que l’on retrouve quotidiennement sur les trottoirs, les bords de route, la chaussée et dans les collecteurs d’eau pluviale. Un acte déplorable auquel s’ajoute aussi le phénomène de dédouanement de responsabilité des populations. Selon certaines personnes si les autres le font ce n’est pas si grave que ça parce que les agents de propreté sont là pour nettoyer. Une manière de penser horrible qui nourrit le cercle vicieux de la pollution car plus un lieu est sale et moins les individus en prennent soin.

Quelles sont alors vos attentes par rapport à cette loi sur l’hygiène publique ?

Comme attente, je souhaite que la nouvelle loi n°2022-4- du 16 février 2022 sur l’hygiène publique soit vulgarisée par des campagnes de sensibilisation pour informer et éduquer les populations. Que les sanctions prévues par cette loi soient appliquées de façon efficiente et pour finir qu’elle soit un bon outil pour l’assainissement durable de nos cadres de vie.

Propos transcrits par Raymond FALADE

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