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Gestion déléguée du Port autonome de Cotonou : « Les objectifs fixés … sont globalement atteints » (ministre Hehomey)

Le Port autonome de Cotonou (Pac) a accueilli en 2021 un peu plus de 12 millions 300 mille tonnes de marchandises. Ce chiffre a été communiqué par Hervé Hehomey, ministre des Infrastructures et des transports sur « Le Gouvernement en action ». Une émission consacrée au bilan de l’an 1 du second mandat du président Talon.

« Notre objectif est d’aller à 25 millions de tonnes donc, plus que doublés », a-t-il précisé. À cet effet, d’importants travaux sont en cours ou envisagés pour « plus que doubler la capacité actuelle du Port de Cotonou ».

 

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Lors de l’entretien, le bilan de la gestion déléguée de ce poumon de l’économie béninoise, a été fait. Cette option du gouvernement avait été très critiquée. Aujourd’hui, le bilan est satisfaisant. « Nous-mêmes, nous avions besoin de nous assurer que nous avions pris une bonne décision », a-t-il avoué. Le gouvernement a commis un cabinet international pour faire l’audit de performance de la gestion déléguée du Port :

« Le Cabinet a rendu son rapport le 25 février dernier, et nous avons pu conclure, sur la base de ce rapport, que les objectifs fixés à travers le mandat de gestion sont globalement atteints ; aussi bien au plan de la gouvernance, au plan des opérations, au plan des finances, au plan des systèmes d’information qu’au plan de la gestion des ressources humaines », s’est félicité Hervé Hehomey.

Le ministre des Infrastructure et des transports a également évoqué les investissements consentis en vue du rayonnement du Pac. « Au plan des opérations, nous avons, aujourd’hui, le renouvellement de tout ce qui est équipement naval. Nous avons acquis deux grands remorqueurs de grande puissance. Nous avons également refait la vigie, la tour de contrôle », a-t-il énuméré. Sur le plan des finances et des systèmes, des réformes ont aussi permis d’aboutir à une nouvelle donne.

« Au plan des finances, nous avons assaini les finances du Port de Cotonou. Les états financiers du Port sont, aujourd’hui, certifiés par les commissaires aux comptes, sans réserve. Ceci nous a donné une grande crédibilité et le Port Autonome de Cotonou est capable aujourd’hui d’aller sur le marché financier.

Le Port est désormais crédible. Sur le plan des systèmes, nous sommes en train d’implémenter le système d’informations portuaires au Port de Cotonou. Cette opération implique tous les acteurs du Port. C’est une plateforme qui permet une interopérabilité de tous les acteurs, de tous les systèmes », a décrit Hervé Hehomey.

Port autonome de Cotonou

Rassurant les béninois, le ministre a juré que le Pac s’est véritablement métamorphosé aujourd’hui : « Aujourd’hui, au Port Autonome de Cotonou, nous avons réglé les problèmes de gouvernance. Les problèmes de gestion et tout ce qui concerne l’organisation sont quasiment réglés ».

12 projets engagés

Dans la même dynamique, le gouvernement a initié une douzaine de projets. La première concerne la construction d’un « nouveau terminal vraquier » dénommé le terminal 5. Il « servira à la manœuvre des plus grands navires », a annoncé Hervé Hehomey.

« Aujourd’hui, nous sommes limités mais, lorsque nous aurions réalisé ces travaux, nous pourrions accueillir les plus grands navires, les gros-porteurs. Ce terminal vraquier fait 20 hectares, avec un linéaire de quai de 550 mètres aussi. A l’heure actuelle, nous sommes en train de sélectionner un concessionnaire pour exploiter ce terminal vraquier », a dévoilé le ministre des Infrastructures.

 

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Les autres concernent entre autres, la reconstruction des quais nord et l’expansion vers l’ouest du bassin portuaire de 154 mètres ; la centralisation de l’accès au port de Cotonou ; la construction de la zone logistique portuaire « où vont se mener des activités de très grande valeur ajoutée » ; la construction du Poste d’hydrocarbure « pour augmenter notre capacité à traiter les hydrocarbures » vu que « le Burkina-Faso fait passer par le port de Cotonou l’essentiel de ces hydrocarbures ; l’aménagement de l’actuelle zone port de pêche ; la construction du Centre des affaires maritimes ; et le relogement des vendeuses.

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON

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