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Pr Gilles Gohy à propos des 100 premiers jours : « Patrice Talon est resté droit dans ses bottes »

Grand déçu du régime du ‘’Changement’’, il a embrassé la Rupture qu’il ne lâche plus. Le professeur Gilles Gohy, Maitre de Conférences des Universités du Cames en Sociologie du développement, est fier d’être appelé « rupturien pur et dur ». Titre que « j’assume avec beaucoup de plaisir », consent-il. Il sait affronter, éloquent comme il est, les questions et faits ‘’accablants’’ son mentor. Il sait démonter les critiques et reproches les plus sévères du camp d’en face. A propos de Talon, « Voilà un homme qu’il faut soutenir », soutient-il. Il croit que « C’est lui qui est en train de sortir notre pays de la pauvreté, de l’indigence. Ce qu’il fait, on n’en avait jamais vu, et il va continuer ». Son activisme politique s’est véritablement déclenché en 2015. « Le mot réforme de Talon m’a embarqué. C’est ce que je cherchais. J’avais mis beaucoup d’espoir en Boni Yayi. A l’Ortb, j’étais l’un de ses premiers plus fervents défenseurs. J’allais le défendre sans le connaître. Il ne me connaissait pas, je ne lui ai jamais serré la main. Avec ce que l’ère Kérékou a causé au Bénin, je me suis dit qu’il fallait changer. C’est pour cela que j’aime à le dire : le président Boni Yayi, on lui a donné le pouvoir presque gratuitement mais il n’a pas su s’en servir utilement pour le Bénin. Cela m’a beaucoup blessé. Il avait l’opportunité de développer ce pays. On lui a donné gratuitement le pouvoir et tout le monde sait ce qu’il en a fait, un gâchis pratiquement ». D’un franc-parler brutal, à la limite agaçant, le sociologue, démographe, politologue et statisticien nous a reçu chez lui, à Abomey-Calavi, samedi 4 septembre. Au centre des discussions, le décryptage des 100 premiers jours de Talon II. Il juge ce pan du second mandat satisfaisant et totalement identique aux premiers jours du premier quinquennat. Il est caractérisé, selon lui, par l’absence totale de démagogie, la constance dans l’effort et l’efficience dans la discrétion.

Propos recueillis par Sêmèvo Bonaventure AGBON

 

Bénin Intelligent : Vous avez soutenu Talon pendant cinq ans, et nous voici embarqués depuis trois mois dans un second mandat. Les espoirs sont-ils encore permis ?

Professeur Gilles Gohy : Tous les espoirs que moi j’avais mis sur le premier quinquennat du président Patrice Talon ont été satisfaits. Totalement satisfaits, simplement parce que tout ce qu’il a promis, il l’a fait. Avec Talon, il n’y a jamais eu de démagogie. La belle preuve, pendant deux ans, il a été même accusé de ne pas parler. Les gens avaient beaucoup critiqué cela, notamment la « normo-communication » attaquant à tort Edouard Loko qui était son directeur de la communication. Moi aussi, j’avais critiqué ça parce que tous les Béninois ne sont pas sur les réseaux sociaux, ils n’ont pas tous WhatsApp. Heureusement, cela a été très rapidement corrigé. Les deux premières années de « normo-communication » avaient d’ailleurs failli jouer un sale tour au projet Asphaltage, phase I. Les gens ont parlé de déguerpissement, alors qu’il n’en était pas question. Il était plutôt question de « récupération de l’espace public illégalement occupé ». J’ai toujours martelé cette phrase. L’espace public appartient à l’Etat qui en dispose et devrait en disposer à sa guise. Mais à cause des accointances bizarres, les comportements non citoyens, la Mairie qui devrait jouer ce rôle tampon du maintien de la beauté citadine, le garant de l’harmonie urbaine, est devenue complice de l’anarchie, en termes d’occupation illégale de l’espace public. Le gouvernement Talon a décidé de faire la sensibilisation pendant plus de sept mois. Les gens avaient pensé que c’était comme par le passé où les mots n’étaient pas suivis d’actes concrets. Quand les avertissements répétés ont commencé par être mis à exécution, ils se sont mis à crier. Des politiciens véreux ont voulu en faire un thème ou un fonds de campagne. Peine perdue! Nous avons persisté et les choses agréables ont aussitôt suivi: beaux goudrons, beaux trottoirs, belles voies pavées, lampadaires fonctionnels…en sont les fruits. Mais très vite, les vieux démons avaient surgi. L’occupation anarchique des trottoirs a repris. Du coup, l’intention est de saboter ce bon résultat obtenu. Il ne faut pas laisser faire, il faut désormais de la constance dans l’effort, la régularité dans le comportement, de telle sorte que le comportement citoyen impulse tous les secteurs de la vie publique.

La reprise de cette opération actuellement, dans un contexte où « le pays est chaud », est-elle opportune ? Ne fallait-il pas d’abord des préalables en amont ? D’autres estiment même que c’est à repenser.

Quel préalable doit-il avoir et qui n’a pas déjà été clairement affiché ? La communication appropriée a été faite depuis des lustres, pour entretenir ces joyaux qui ont été fournis aux populations. Si on ne prend pas immédiatement les dispositions appropriées, les pavées vont être très vite cassés ou endommagés par diverses nuisances ou externalités. Le goudron, on commencera par y jeter des produits prohibés. Les routes qui sont construites, c’est pour permettre la libre circulation des biens et des personnes. Vous parlez de bonnes dames pour lesquelles il fait chaud. Aucune femme n’a chaud! Si une femme a chaud maintenant, c’est qu’elle a le palu ou bien elle est menacée par le Covid-19. Les espaces publics illégalement occupés qui ont été a juste titre récupérés et cela va continuer résolument ! Allez maintenant à Gbèdjromèdé, Gbégamè… Ces espaces sont désormais en stade avancé de mise en valeur, à la grande satisfaction des vaillantes femmes qui en avaient grand besoin. De nouveaux marchés sortent désormais de terre, magnifiques. De beaux espaces économiques modernes sont aménagés. Moi, j’ai circulé pour constater les choses. Des sites provisoires d’accueil ont été aménagés pour les vendeuses touchées par les travaux. Où est le problème?
Il fait chaud simplement parce qu’il y a le soleil. Il fait chaud aussi simplement parce que l’argent sale ne circule plus. Ceux qui disent qu’ils ont chaud, ce sont des parasites qui volaient. Celui qui travaille a son salaire, régulièrement à terme échu. Si quelqu’un travaille dans le secteur privé et n’a pas son salaire, il lui est loisible de porter plainte contre son employeur qui aura été simplement défaillant ou malveillant. Le président Patrice Talon n’a jamais empêché le paiement de l’argent dû. Le vol éhonté d’antan ne peut plus se manifester avec autant d’arrogance et d’acuité ; la Criet est désormais là pour rester.
Il est vrai que la corruption étant une pieuvre gigantesque à tentacules extrêmement redoutables, ne peut être éradiquée du jour au lendemain. Mais depuis que la Criet est là, elle a pris des dimensions extrêmement réduites. Vous allez me parler de l’affaire AnaTT où des milliards ont été distraits. L’affaire de l’AnaTT, c’est la honte de la jeunesse. Parce que le directeur général de cette agence est un jeune. Les jeunes doivent avoir honte parce que le Président Patrice Talon leur a fait confiance et ils l’ont déçu. On est meurtri quand on voit la composition de l’équipe de l’AnaTT qui réussit ce mauvais et vilain exploit de près de 14 milliards évaporés. On ne peut pas en être fier ; il faut châtier sévèrement tous les coupables avec la dernière rigueur.
Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Nous sommes tous perfectibles. La Rupture entreprend toujours de bonne foi, mais c’est le terrain qui commande. La bonne volonté du Président Patrice Talon a montré jusque-là que les choses sont toujours bien pensées dans l’espoir d’être bien faites. A partir de cet instant, ce sont des critiques malveillantes qui font qu’on dit que c’est à repenser! On tue le serpent avec le bâton dont on dispose là où il se trouve. Nous n’avons pas de diamant, or, uranium, cobalt… Le Bénin est un pays à revenu intermédiaire basé sur les services et l’agriculture et qui se bat pour être une grande Nation. Il devrait être fortement encouragé pour ça !

Quel décryptage faites-vous des cents premiers jours du second mandat de Talon ?

Les cents premiers jours du second quinquennat du Président Patrice Talon sont totalement identiques aux cents premiers jours de son premier quinquennat.
Les premiers jours du premier quinquennat étaient faits de promesses tenues, avec une absence totale de démagogie et de fanfaronnades. C’est la constance dans l’effort, la régularité dans les réalisations, l’efficience dans la discrétion. Ce qui est aussi important, c’est l’absence totale de divagation, de distraction pour entuber le Peuple, comme on a vu avec la gouvernance précédente marquée par beaucoup de sorties intempestives et tapageuses pour rien. Comme pour le premier quinquennat, les cents premiers jours de ce second mandat du Président Patrice Talon l’ont montré droit dans ses chaussures. Le cap de l’action est résolument maintenu pour le développement du Bénin. Ce qui est aussi remarquable, nous voyons une continuité dans l’action.
Pendant ces cents premiers jours du second mandat, on a zéro éléphant blanc! On voit plutôt que l’Opposition béninoise a désormais un visage avec la réforme du système partisan et du code électoral. Le Bénin a actuellement une opposition dont il peut être fier. Nous avons le Chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè dont les attributs sont clairement définis. Une opposition totalement responsable qui joue bien son rôle. Les autres en divagation ou en indélicatesse avec la Loi ne sont pas de l’opposition.

Patrice Talon et la Vice-présidente Mariam Talata lors de l’investiture

 

D’autres vous objecteront qu’il y a là plutôt une opposition entre griffes, c’est-à-dire fabriquée. N’a-t-on pas poussé les vrais opposants au dehors ?

J’ai ri parce que c’est n’importe quoi comme argument. Dans quel dictionnaire de sociologie politique vous avez jamais vu « opposition entre griffes » ? Ça n’existe nulle part! Aucune opposition n’a jamais été entre griffes. Personne n’a chassé personne du Bénin. Les gens se sont chassés, tout simplement ! Ce sont les indélicats qui se sont chassés, c’est-à-dire les gens en indélicatesse avec la justice qui ont pris la poudre d’escampette.

Même Patrice Talon a dû fuir à un moment donné‚ non ?

C’est tout à fait différent. Patrice Talon n’a jamais fui parce qu’il a volé. Il ne faut pas confondre les choses!

Généralement, les gens pensent que, si on dit « venez justifier votre gestion », on cherche des alibis pour mettre la main sur des adversaires politiques.

Avec des « si » on peut mettre Paris en bouteille. En émettant des hypothèses farfelues ou non on peut même situer le Bénin au pôle Nord. Quand les gens sont à court d’argument, ils tiennent ces propos que vous rapportez. Talon n’a jamais fui parce qu’il a volé. La preuve, quand il était allé en France, les investigateurs du fisc français ont méticuleusement cherché à voir dans sa gestion, dans une dynamique opiniâtre de passer au peine fin ses comptes. Il a remis tous les documents de toutes ses entreprises. Vous croyez que le fisc français aurait fait preuve de complaisance avec lui ? Tous ses documents ont été dépouillés. Il a été clean. C’est pour ça qu’on lui a permis le séjour en France.
C’est parce que les gens se sont sentis en porte-à-faux avec la justice qu’ils ont décampé. Ils sont à l’extérieur pour parler de n’importe quoi et n’importe comment. S’ils ne sont pas encore en mesure de réaliser leur erreur, c’est leur affaire. Nous avons un cas brillant, Bertin Koovi. Il était le premier à avoir la langue la plus sale sur le Président Patrice Talon parce qu’il n’avait rien compris de la dynamique de développement de la Gouvernance du Président Patrice TALON. Mais, quand il a commencé par percevoir la véracité de l’action du Président, il a fait mandat honorable, parce que la vérité est du côté du Président Patrice Talon.

Justement, il y a, en plus de Koovi, le Colonel Tawès. Ils sont connus comme des opposants à Patrice Talon. Mais aujourd’hui ils sont au pays, sans être inquiétés. Le premier a même obtenu un « non-lieu ». La règle est-elle désormais se soumettre ou disparaître ? Est-ce désormais le schéma ?

C’est un faux schéma inexistant que vous décrivez là.
En adoptant ce schéma, on porte atteinte à la crédibilité de la Justice de mon pays, pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration et de respect. Elle est animée par de jeunes avocats et procureurs, … ; elle est totalement impartiale.
Bertin Koovi, vous croyez qu’il a obtenu un non-lieu de complaisance ? Mais, non. La justice béninoise n’est pas complaisante. Quand Koovi faisait ses critiques, quelqu’un l’a-t-il inquiété ? C’est lui-même qui a dit et s’est encore dédit. Où est le problème? Chacun de nous peut se tromper! C’est végéter dans l’erreur qui est abominable!

Mais il a été gardé en Guinée Équatoriale…

Il y a une différence fondamentale entre critique objective et diffamation. Quand vous faites de la diffamation, les gens sont libres de vous assigner en justice. C’est ce qui s’est passé. Quand vous me critiquez erronément, vous entachez mon honneur, mon honorabilité. Si je porte plainte pour diffamation et que justice m’est rendue, on va vous jeter en prison. Le Président Patrice Talon n’a même pas agi ainsi. Il est resté droit dans ses mocassins, il a évolué. L’intéressé même (Bertin Koovi) s’est personnellement rendu compte de la négativité de son action, de la nocivité de sa position sectaire. Voilà quelqu’un qui aspire à diriger ce pays (il fut candidat à la présidentielle de 2016), et qui disait des faussetés sur ce pays. Il vilipendait l’Institution Président de la République, la charge à laquelle il rêvait! Le Président Patrice Talon ne l’avait même pas regardé et a maintenu le cap, persuadé qu’il comprendrait, et ça n’a pas raté. Vu les réalisations faites, Bertin Koovi a finalement compris qu’il se trompait.

Dans son discours d’investiture, le Président Patrice Talon a annoncé le ‘’hautement social’’. Puis, on nous présente des poubelles modernes de 25 000F. Le hautement social est-il à l’œuvre ? Y a-t-il des signes que cette annonce se concrétise ? Ou s’agissait-il juste d’annonce pour distraire le peuple ?

Comme je le dis depuis, le Président Patrice Talon est resté droit dans ses bottes.
Le “hautement social” passe aussi par les poubelles modernes, homologuées qui ne sont pas une fantaisie des autorités Béninoises, mais une innovation dans les pratiques salubres et hygiéniques des communautés béninoises. Elles existent dans les pays développés auxquels aspirent le Bénin. Il n’y a donc pas de raison que le Bénin s’en écarte.
Le “hautement social”, on ne le perçoit pas souvent, passe aussi par l’environnement sécure et sain. C’est l’environnement sain qui procure la bonne santé aux populations. Le hautement social, c’est alors faire en sorte que les Béninois aient une bonne santé enviable dans le temps et l’espace. Les poubelles homologuées, c’est mieux pour la santé que les berceaux de microbes, de virus que nous avions avec les sacs de jute ou les paniers à ciel ouvert que nous avions. Les poubelles homologuées embellissent maintenant l’environnement et procèdent de son entretien.

Parlons d’unité nationale. Talon a promis son renforcement. Trois mois après, en a-t-il donné la preuve ? Faut-il maintenir la tension avec ceux que vous traitez d’« indélicats » avec la justice ?

Le Président Patrice Talon a maintenu sa main tendue qui se refroidit même déjà. Il n’a jamais chassé quelqu’un ; il ne le fera jamais. C’est un monsieur très humain, foncièrement républicain.
Pendant son premier quinquennat, vous n’avez jamais entendu parler de disparition ou de mort d’homme, n’est-ce pas ? Pourtant, on en avait beaucoup connu dans ce pays. Mais, jamais sous le Président Patrice Talon.
Des gens ont été fusillés à bout portant sous des gouvernants, mais jamais sous le Président Patrice Talon.
Des crimes crapuleux sont restés impunis. Vous n’avez pas ça sous son premier quinquennat et vous n’en aurez pas sous le second. De sorte que la réconciliation nationale (je n’aime pas cette expression parce que le Bénin ne sort pas d’une guerre ! Ce sont plutôt des troublions qui se gênent pour rien.
Quand Bertin Koovi qui s’égarait a vu les réalisations sous Patrice Talon il a fait mandat honorable. Il a été promptement suivi par le Colonel Tawès Pascal. Tout récemment, nous avons entendu l’ambassadeur Richard Boni Orou, un des critiques les plus virulents du Président Patrice Talon qui fait mandat honorable. On est rassuré que Patrice Talon ne veut que du bien pour ce pays et ses compatriotes.
Les institutions de la République fonctionnent normalement. Les fautifs répondent devant la Loi. Les cas Aïvo et Madougou qui voulaient mettre ce pays à feu et à sang sont en train de répondre devant la justice. Les comportements hasardeux pour jeter de nouveau le Bénin dans des lendemains incertains, c’est fini !
Je circule beaucoup, je parle avec mes cousins villageois. Vous pensez que les critiques malveillantes que vous entendez à Cotonou, il y en a à Tindji ou à Agbangnizoun ? Non!
Les populations qui voient bien, portent Patrice Talon à cause de ses nombreuses réalisations. Elles n’ont pas le temps d’avoir des critiques malveillantes et négatives envers lui.

À les en croire, les routes d’Asphaltage 1 ne peuvent même pas être comparées à ce qui a été fait sous les Gouvernances précédentes. Cabossées, elles sont jonchées de nids de poules en quelques années seulement. Les milliards engloutis ne reflètent pas les réalisations. Les 100 premiers jours sont simplement exemplaires.

La lutte contre la corruption, est-elle rassurante ?

Bien sûr! La Criet, on a trouvé qu’elle a la main lourde. Il faut qu’elle ait la main plus lourde, à mon avis ! Car, les gens pensent que quand on vole des milliards, on n’écope que de cinq, huit ans de prison.

La lutte contre la corruption serait donc plus rassurante si la Criet avait la main plus lourde. C’est-à-dire, que les peines soient maximalisées. Au lieu de cinq ou huit ans de prison, il faut qu’on aille à dix ans, vingt ans au moins et, on innoverait même en créant les conditions appropriées pour que l’argent volé soit récupéré. On pourra ainsi activer les dispositifs d’investigation pour aller déterrer les fonds éventuellement enterrés, saisir les immeubles issus des vols et des crimes économiques et financiers, de sorte qu’il ne soit plus question de voir des gens menottés l’argent volé en mains.

La Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) a annoncé un projet d’accompagnement en faveur des victimes de la crise électorale. Ne vient-elle pas combler une défaillance du gouvernement qui a quand même promis du hautement social ?

Il est aisé d’observer que la Conférence épiscopale du Bénin n’a jamais été favorable au Président Patrice Talon. Je le déploree sincèrement. Je répète : la Conférence épiscopale du Bénin dont on connaît les accointances, dont on connaît les activités, n’a jamais été favorable à la Rupture de Patrice Talon. Donc, ses propositions iront certainement dans le sens des actions pouvant gêner la Gouvernance de Talon. On appréciera! Je l’assume.

La Ceb n’a jamais été favorable à La Rupture, de telle sorte que même quand elle fait des propositions objectives on doutera toujours de sa sincérité, simplement parce qu’il y a un parti pris évident à la base. Ce n’est pas pour rien que le Président Patrice Talon eut besoin de les rencontrer pour remettre les pendules à l’heure dans ce pays. Vous avez déjà oublié ? Je ne suis pas surpris. On a déjà vu dans ce pays la guerre ouverte du Ceb contre le Président Nicephore Soglo. Feu Mgr Isidore de Souza, on l’a vu pleurer à la télévision en 1994, pour vilipender la Gouvernance Soglo, pour dire qu’il regrette de l’avoir fait élire.

La gestion du Covid-19. Pourquoi une imposition de la vaccination dans un Etat de droit et de liberté ?

Comme la Sécurité et l’Éducation, la Santé procède du domaine régalien de l’État.Le domaine régalien de l’Etat signifie que le gouvernement a le droit et le devoir de protéger la santé de ses administrés. Il est donc inconcevable de penser que le Gouvernement a mis autant de fonds dans cette épidémie de la COVID-19 et qu’on permette à un groupuscule de malveillants, de perturber cette santé par leur comportement, la non vaccination. Ce n’est qu’une démarche humanitaire responsable du Gouvernement.

Comme en fin de semaine passée au Ministère de la Fonction publique, quelqu’un qui ne se vaccine pas, n’a pas droit à la salle de conférences. Moi qui vous parle, je suis déjà vacciné. Il revient aux citoyens responsables de suivre les instructions du Gouvernement. Aucun gouvernement responsable comme le nôtre, ne peut envoyer son peuple à l’abattoir.
Chaque Béninois doit veiller au respect strict des gestes barrières. Mais ce qui est fondamental, surtout avec la découverte en début de semaine d’un autre variant beaucoup plus redoutable en Afrique du Sud, ceux qui doivent aller se faire vacciner doivent le faire. Ceux qui fuient, qui attendent que nous les vaccinés meurent, nous ne mourrons pas. S’ils ne savent pas faire ce sont eux qui mourront parce qu’ils ne se sont pas fait vacciner. Rires.
Plus sérieusement, il faut se faire vacciner. Il n’y a jamais de vaccin efficace à 100%. Quand vous êtes vaccinés, vous êtes à l’aise en cas de toux ou fièvre passagères. Il vaut mieux mourir de quelque chose qu’on a mangé que de mourir affamé. Rire.

Votre mot de fin

J’invite toute la population béninoise à la citoyenneté obéissante. Suivre les directives de l’Etat permet à la population d’être en bonne santé et au Président Patrice Talon d’avoir des bras valides en bonne santé pour le développement du pays. Tel est l’objectif final.

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