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Présidentielle 2021 : L’Ong Changement social Bénin apprécie à l’aune des droits humains

Que dire du scrutin du 11 avril 2021 ? Il « s’est déroulé dans des conditions de violation de droits humains », répond l’Ong Changement social Bénin dont le président du Conseil d’administration, Ralmeg Gandaho a donné un point de presse à cet effet, lundi 12 avril au siège à Womey.

Par Sêmèvo B. AGBON

Globalement, la présidentielle 2021 est « en déphasage avec les droits humains, par ricochet avec l’État de droit et la démocratie ». L’Ong explique que, en plus de ne s’être pas « déroulé sur toute l’étendue du territoire national », le scrutin a été émaillé « des tentatives, des entreprises, des actes de subornation, et de fraude visant la hausse du nombre de votants et par ricochet le nombre de suffrages exprimés » au niveau des « départements où le niveau de participation s’annonçait élevé ». Ces réalités ont conduit l’Ong à conclure aux violations du droit de vote et de la liberté de choix, du principe d’égalité et de non-discrimination et du principe d’égalité de tous devant le suffrage.

A la suite de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile, Changement social Bénin confirme que le vote ne s’est pas tenu entre autres à Tchaourou, Bantè et Savè du fait des violences enregistrées. Par ailleurs, elle a relevé des pratiques peu orthodoxes dont « le recours à une forme de procuration sans base juridique dite : “procuration verbale’’ », et les bourrages d’urnes comme à Djougou où « une même personne se retrouve avec plusieurs bulletins en mains en direction de l’isoloir sans objection aucune des membres du poste de vote ».

Injustice électorale

L’Ong Changement social Bénin voit en ces différentes violations « une injustice électorale ». Par conséquent, « Les institutions de la chaine pénale pour l’application des dispositions pénales électorales sont d’office interpellées pour la période post-électorale. Mieux, la Cour Constitutionnelle, juge électorale, est interpellée pour la prise en compte des violations notées pour la validation du scrutin », a déclaré Ralmeg Gandaho. L’Ong interpelle également la Cena et les parties à la compétition ainsi que la classe politique. Elles « devraient prendre des mesures à la hauteur des déviances survenues. Il y va de la sauvegarde des acquis de la réforme du système partisan conduite durant le quinquennat passé ».

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