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Prix Afrilivres édition 2022 : La maison d’édition Ruisseaux d’Afrique sacrée

La maison d’édition Ruisseaux d’Afrique du Bénin qui a édité le livre « Les Gardiens de nuit » de Serge Adjaka est lauréate de la 8e édition du prix Afrilivres. Le vainqueur a été dévoilé jeudi 15 décembre, à l’hôtel Haie vive de Cotonou. Ce prix organisé par l’Association panafricaine des éditeurs de livres au Sud du Sahara a connu la participation de 13 éditeurs.

Par Raymond FALADE

Le prix Afrilivres met l’accent sur la qualité esthétique des ouvrages. Dans ce sens, le jury a travaillé sur la couverture du livre, le choix de la couleur, l’harmonie des éléments qu’il y a sur le visuel, la mise en page, le choix des polices, la taille des polices, la qualité de l’illustration et le calibrage. À cela s’ajoute la fabrication, la qualité de l’impression, du papier de couverture, du papier de l’intérieur et la finition. Selon la présidente du jury Isabelle Houndakenou, les éditeurs africains ont fait beaucoup d’efforts par rapport à ce qui se fait il y a 20, 30 ans.

Le prix Afrilivres est financé par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Le jury se réunit à Cotonou pour la deuxième fois après 2020. L’Association est dirigée actuellement par Sekou Fofana, élu le 15 décembre 2020. Elle est composée aujourd’hui de près de 70 membres dans 7 pays francophones.
«C’est une association des éditeurs francophones » a précisé son président Sekou Fofana. « À travers nos productions au quotidien, nous participons au rayonnement de la langue française et de la culture française », a-t-il indiqué.

 

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La particularité du prix qu’organise Afrilivres réside en que c’est le travail de l’éditeur qui est primé et non le contenu. « Mais c’est un prix de forme, de fabrication. C’est le travail de l’éditeur qui est récompensé. L’éditeur et l’imprimeur sont récompensés à travers le livre qui est retenu. L’accent est beaucoup plus mis sur la forme que sur le fond », a précisé Sekou Fofana.

Pour lui, pour avoir des livres de qualité, il faut qu’il y ait un moyen d’encourager aussi les éditeurs à exceller. Tout en reconnaissant qu’en terme de qualité « nous ne sommes pas encore au même niveau que les éditeurs du nord », Sekou Fofana se réjouit tout de même que « nous ne sommes pas non plus loin des grands ».

Au-delà du prix

Au-delà du prix Afrilivres, l’association organise plusieurs autres activités. Entre autres, le Salon du livre en langue africaine, dont la 3e édition aura lieu en 2023 à Dakar. « En termes de perspectives, nous allons organiser la nuit du livre africain, pour célébrer l’excellence du livre africain. Il se déroulera chaque année et rassemblera les auteurs, les éditeurs qui ont été primés au cours de l’année. La 1ère édition aura lieu en 2023 », a annoncé le président de l’Association panafricaine des éditeurs de livres au Sud du Sahara.

 

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L’association organise aussi des formations au profit des jeunes éditeurs et même des anciens sur les nouveautés comme le numérique, des activités de réseautage qui regroupent tous les acteurs dont les acteurs politiques, qui peuvent jouer un grand rôle dans la promotion du livre.

Recommandations

A l’issue de la délibération, le jury a fait quelques recommandations à l’endroit des organisateurs. Il leur a recommandé « d’instaurer un deuxième et même un troisième prix pour encourager davantage d’éditeurs à participer parce que juste un prix, cela peut démobiliser », a fait observer la présidente du jury Isabelle Houndakenou.
Pour lui, « si 70 éditeurs doivent postuler et que c’est juste une maison d’édition qui est primée, ce n’est pas bien. Mais si au moins on a deux ou trois prix même si ce n’est pas de la même valeur, cela peut donner un peu plus de motivation », s’est-elle justifiée.

Le jury a également recommandé « de distinguer les critères d’évaluation pour les livres illustrés et les livres non illustrés pour qu’il n’y ait pas de préjudice parce que tous les livres ne sont pas appelés à être illustrés ». Et pour finir, « la troisième recommandation est d’inscrire dans la grille d’évaluation, la précision du lieu d’impression. C’est pour favoriser la production locale ».

 

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Le jury de cette édition est composé de trois membres dont deux Béninois et un malien. Il s’agit de Isabelle Houndakenou, libraire et présidente du jury, Moussa Gansoré éditeur malien et rapporteur, Michel Faton, imprimeur et membre du jury.

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