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Protection et promotion de la femme : Le pouvoir change de tactique (L’Institut national de la femme rénové)

Les missions de l’Institut national de la femme ont changé. Désormais, son rôle sera d’œuvrer à la promotion de la femme tant aux plans politique, économique, social, juridique que culturel, aussi bien dans la sphère publique que privée. Il sera aussi chargé de lutter contre toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard de la femme.

Par Raymond FALADE

Les nouveaux statuts de l’Institut national de la femme ont été adoptés le mercredi 21 juillet en conseil des ministres. L’Institut national de la femme est un organisme public doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions hardies en faveur de la femme. Rattaché à la présidence de la république, c’est en tirant leçon de la pratique et surtout des faiblesses rédhibitoires dudit Institut que le gouvernement a décidé de le rénover totalement, a fait savoir le porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji. En effet, renseigne le relevé du conseil des ministres, cet Institut est un véritable cadre de concertation avec les organisations de la société civile qui œuvrent à la protection et à la promotion de la femme. Selon les nouveaux statuts adoptés, l’institut sera présidé par une femme, disposera d’un Conseil d’administration et sera doté d’un secrétariat exécutif tenu par une femme. Celle-ci aura entre autres pour attributions, de conduire le dialogue social sur l’élimination des attitudes traditionnelles, coutumières, religieuses et stéréotypées qui perpétuent la violence et les autres formes de discrimination à l’égard des femmes. Par ailleurs, l’Institut disposera, d’un service actif d’écoute qui recevra les dénonciations de faits de discrimination ou de violence à l’égard de la femme puis du droit d’ester en justice et de se constituer partie civile pour ces faits.
Pour rappel, l’Institut national pour la promotion de la femme a été créé en décembre 2009. A sa création, il avait pour mission de promouvoir la participation et la contribution de la femme béninoise à la vie publique et politique. Mais pour diverses raisons, cet institut n’a pas donné les résultats escomptés car n’ayant pu jouer le rôle de levier destiné à assurer la mise en œuvre d’une politique cohérente et durable pour relever les défis identifiés.
Depuis l’avènement du gouvernement de la Rupture, de nombreuses actions ont été entreprises pour rendre justice à ces femmes longtemps marginalisées sur tous les plans. Ainsi, des lois ont été votées pour favoriser leur représentativité dans les instances de prise de décision. Malheureusement, ces efforts peinent à porter leurs fruits. Ainsi, avec les compétences et les pouvoirs de l’Institut national de la femme, au-delà de la représentativité et de la promotion publique et politique de la femme, tout est, cette fois-ci, mis en œuvre pour la dignité et l’épanouissement de la femme dans toutes les sphères.

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