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Rançonnement dans les formations sanitaires : Le phénomène résiste

Malgré les efforts que fournissent les autorités béninoises pour lutter contre le rançonnement dans les formations sanitaires, le phénomène persiste toujours. C’est ce qui ressort  des résultats des investigations présentés par la Commission chargée du contrôle des structures de prestations de soins médicaux. A en croire Blaise Ayivi, coordonnateur de la Commission, deux hôpitaux sont tombés dans les mailles suite à des plaintes de patients. Il s’agit de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi et de l’hôpital de zone de Bassila.

‹‹Les investigations ont permis de relever des actes de rançonnement des usagers dans le service des urgences du Chuz d’Abomey-Calavi et un manque de transparence dans les mouvements de l’ambulance de cet Hôpital>>, a déclaré  coordonnateur de la Commission Blaise Ayivi. Selon ses propos, les parents d’un patient dans un état comateux suite à un accident de la circulation, ont été victimes de rançonnements à l’hôpital de zone (Chuz) d’Abomey-Calavi. Ces événements se sont déroulés dans la nuit du 14 au 15 juillet 2020. Ces derniers, dit-il, ont alors porté plainte via le numéro vert mis en place par le ministère de la Santé.

Aussi, des actes de rançonnement ont été également relevés à l’hôpital de zone de Bassila. Là-bas, ‹‹deux agents de santé ont perçu sans donner de reçu, des frais de d’utilisation de l’oxygène non dispensé. Les mis en cause ont reconnu l’illégalité de leur acte et ont restitué la somme indûment perçue, estimant que c’était une erreur”, a fait savoir le professeur Blaise Ayivi.

Par ailleurs, il a invité les professionnels de la santé à mettre fin a ces genres de pratiques qui n’honorent pas leur profession.

Par Sènankpon DOSSOU

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