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Recrutement d’enseignants à l’école Montaigne : L’ingérence perfide de l’Association des parents d’élèves

La direction de l’école Montaigne a décidé de réduire les enseignants expatriés pour embaucher des expatriés résidents. Une option bien pensée et moins coûteuse. Mais outrepassant ses compétences, l’Association des parents d’élèves (Ape) a bloqué le processus, avec une campagne d’intoxication et de dénigrement qui ternit la réputation de l’école française

Par S. DOSSOU

L’établissement français d’enseignement Montaigne de Cotonou est l’une des écoles les plus prestigieuses du Bénin. Au-delà de ce prestige qui a toujours caractérisé cet établissement français, sa rigueur et la gestion efficiente de ses ressources et surtout celles humaines, n’est point à démontrer. Une option payante qui traduit les résultats scolaires féeriques de ses élèves, leur ouvre la voie des grandes universités et écoles Européennes et par conséquent assure depuis lors, l’avenir socioprofessionnel de tous ceux qui prennent par là. Malgré les fonds importants que met l’État Français dans ce lycée, le cadre professionnel unique que les dirigeants de cette école offrent aux enseignants, à leurs élèves, ainsi qu’aux agents qui y travaillent, le Lycée Montaigne fait malheureusement depuis la rentrée 2019/2020, objet d’une pression perfide et démesurée de la part du bureau de l’Association des Parents d’Élèves, organe élu par les parents qui a mandat pour la gestion financière de l’établissement Montaigne. Cette APE, dont certains membres commencent à se désolidariser d’une présidente devenue autocratique ou pilotée par des intérêts obscurs, ouvre des brèches sur des sujets hors de ses compétences. L’un d’eux concerne les recrutements d’enseignants. Le proviseur de ce Lycée souhaitait réduire les expats sous contrat avec l’AEFE (ministère des affaires étrangères de la France), pour embaucher des expats résidents (sous contrat local). Une idée absolument bien pensée et qui avait pour objectif de permettre à l’établissement d’avoir des enseignants de qualité, motivés et moins couteux que des expats. Mais contre toute attente, l’APE a bloqué le processus, pour imposer des Béninois. Ceci, sous prétexte que l’école faisait à travers ce processus, de la ségrégation sur fond de racisme. Doit-on rappeler ici qu’un enseignant Français et un enseignant Béninois enseigneront toujours que 2+2=4, toutefois, l’enseignant Français est formé au système pédagogique Français et dispose de qualifications lui permettant de valider des diplômes Français, clé de voute de la mission du lycée Montaigne.

Après un trimestre de manœuvres de déstabilisation insensées et infructueuses de leur part, plusieurs rapports alarmistes du Proviseur à l’AEFE, cette dernière a dû organiser une mission d’audit afin de comprendre le fonctionnement de la relation entre l’APE et l’établissement. Au cours de cette mission, les auditeurs de l’AEFE ont rencontré à différentes reprises, le poste diplomatique dont l’Ambassadrice de la France près le Bénin, l’équipe de direction et les représentants des parents d’élèves, membres du conseil d’administration de l’APE. A l’issue de cette mission, plusieurs constats ont été faits. En analysant de près tous ces constats et les recommandations qui en ont suivi, tout porte à croire que l’intérêt de la démarche de l’APE de Montaigne, est d’imposer coûte que coûte son diktat au mépris de la garantie de la qualité d’enseignement des élèves de ce lycée, et au mépris de la bonne gouvernance d’une telle association. Selon les conclusions du compte rendu de cette mission, l’APE de l’école Montaigne rencontrerait de graves problèmes de gouvernance, au point de remettre en cause la convention entre l’AEFE et l’établissement, convention qui arrivera à terme au 31 aout 2021.

En clair, loin d’un esprit équilibriste, l’intention réelle de cette APE ne serait-elle pas de jeter du discrédit sur l’école, empêcher le renouvellement de la convention, faire perdre à Montaigne la qualité de lycée Français pouvant dispenser des diplômes reconnus en Europe et ailleurs ? En tout cas, ses faits et gestes s’apparentent à du pur sabotage.

Ces manœuvres risquent de porter atteinte à la notoriété et au bon fonctionnement de l’école, si rien n’est fait pour y mettre un terme. Et, cette APE devrait se rendre à l’évidence que la qualité de l’enseignement et des diplômes octroyés par cet établissement tient grâce aux fonds que verse l’Etat Français par le biais du contrat entre le Lycée Montaigne et l’AEFE.

Quel est son intérêt ? La question demeure.

One thought on “Recrutement d’enseignants à l’école Montaigne : L’ingérence perfide de l’Association des parents d’élèves

  1. Ancien proviseur de cet établissement de 1991 à 1997, et sans connaître tout à fait l’évolution de l’établissement, ce qui est ecrit et les remarques qui sont faits me paraissent fondées. Je rappelle ce qui suit qui est un garantie pour l’avenir de l’établissement.
    Le proviseur est le responsable pédagogique de l’établissement et donc le mieux placé en ce qui concerne le recrutement des enseignants qui doivent sauf quand cela n’est pas possible être pourvus de diplômes français et si possible pour se sentir engagés par les directives do BO être titulaires.
    J’ai souvenir de la tendance des présidents à vouloir empiéter sur les prérogatives du chef d’établissement. Le chef d’établissement au sein de son établissement représente l’ État, le ministère des affaires étrangères, qui l’a nommé et le ministère de l’éducation nationale. J’ajoute que financierement et on ne le souligne pas assez cest le plus gros contributeur, c’est à dire nous les citoyens français. J’espère que le chef d’établissement, que je salue, peut compter sur les enseignants, sur le conseiller Culturel et sur l’AEFE dont c’est le rôle pour le soutenir. J’ai par ailleurs le plus grand respect pour les établissements béninois et la qualité de leur enseignement avec des moyens qui.ne sont pas les nôtres. Nous avons travaillé et coopéré ensemble. Cette histoire de racisme est scandaleuse surtout quand on voit le nombre de bourses qui sont délivrés aux bi-nationaux et l’accueil qui est fait aux nationaux. Nous avons toujours eu au sein de l’établissement du personnel de couleur.d’origine africaine, antillaise, et y compris un, professeur d’Anglais d’origine indienne mais pourvu de diplômes français.
    Je souhaite bon courage au chef l’établissement, c’est lui le capitaine du navire. Je souhaite bon courage à l’équipe pédagogique et à l’ensemble du personnel. Je regrette que l’association n’ait pas compris la confiance qui lui ait fait de gerer financierement cet etablissement et le chance d’avoir pour ses enfants aussi loin de la France un enseignement de qualité. Son intention es-elle de le mettre en péril?

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