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Réduction des accidents impliquant les véhicules poids lourds : L’Anatt outille transporteurs, conducteurs et futurs conducteurs sur le bon arrimage

L’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) a organisé du lundi 4 au mercredi 6 avril, une formation au profit des transporteurs, conducteurs et apprentis de Cotonou sur les techniques, principes et méthodes d’arrimage des charges sur les véhicules poids lourds. L’initiative vise à sécuriser le transport des marchandises et réduire les accidents dus au mauvais arrimage.

Par Raymond FALADE

Cette formation a été conduite par le cabinet d’étude en comptabilité audit et management de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt). L’initiative est née « à partir d’une étude diagnostique que nous avons réalisée sur les parcs des transporteurs et auprès des sociétés de transport des marchandises », a indiqué Albert Degbey, directeur dudit cabinet. Ladite étude révèle que le véritable problème à l’origine des accidents est lié au mauvais arrimage.

Suite à ce constat, quatre modules de formation ont donc été conçus et dispensés durant les trois jours de formation. Entre autres, « la règlementation qui régit le secteur des transports routiers au Bénin, les différents acteurs du secteur des transports de marchandise avec la responsabilité de tout un chacun; Qu’est-ce que c’est que l’arrimage ? Pourquoi arrimer ? et les avantages d’un bon arrimage; les accessoires d’arrimage et les méthodes d’arrimage; et enfin, les conséquences d’un mauvais arrimage ».

Le mauvais arrimage est inévitablement à l’origine des accidents de la circulation qui causent des dommages aussi bien pour les conducteurs eux-mêmes à travers leur vie, leurs camions que pour la vie des autres mais également aux infrastructures routières, a soutenu Albert Degbey.

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Pour un bon arrimage, trois principes sont à observer, a expliqué Sylvain Bakpe, expert portuaire ayant animé la séance de formation. Il s’agit de la répartition de la charge sur le camion pour respecter les règlements 14 de l’Uemoa relative aux charges à l’issue et de pouvoir sécuriser la marchandise par du matériel approprié. Pour ce faire, certains matériels sont indispensables. « Sur le parc ici par exemple, vous allez constater que les gens ont attaché avec les cordes.

Ce qui est irrégulier », a-t-il dénoncé lors de la phase pratique de cette formation qui s’est déroulée le mercredi 6 avril au port sec de Cotonou. Il a fait savoir que les matériels qui peuvent servir à un bon arrimage sont les sangles d’arrimage, les chaînes, les câbles. « Les camions attachés avec les fers rond de 6, ce n’est pas régulier », a insisté l’expert qui a par ailleurs montré les types d’arrimage. Et d’insister que « tout camion n’est pas appelé à charger n’importe quelle marchandise ».

Professionnaliser

L’idée de cette formation, a rappelé Sylvain Bakpe est d’accompagner les réformes amorcées par le gouvernement dans le but de professionnaliser les transporteurs et conducteurs béninois. Le transporteur ou conducteur professionnel selon lui, est celui qui a un camion en bon état et tout le matériel nécessaire pour les arrimages. Sinon, « les accidents dus au mauvais arrimage sont plus graves et plus dangereux que les accidents ordinaires ». C’est pourquoi, il attend des bénéficiaires de la formation un changement de comportement qui doit être un effet d’entrainement pour les autres.

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« On a compris que ce que nous faisions n’était pas dans les normes », a reconnu Roger Glèlè transporteur agréé par l’État, un des bénéficiaires. Prochainement a-t-il promis, « nous allons changer notre méthode d’arrimage tout en essayant d’en parler à nos camarades qui n’ont pas eu la chance de suivre cette formation ».

Même sentiment pour Moustapha Maman, conducteur. Désormais aguerri, il a invité leurs patrons à les équiper véritablement afin de leur permettre de mettre en pratique les notions reçues. « C’est le plus important parce que les outils que nous utilisons avant ne sont pas des outils appropriés. Il revient à nos patrons de nous équiper afin que nous pussions mieux faire désormais le travail », a-t-il plaidé.

Lors de la phase pratique, les transporteurs, conducteurs et futurs conducteurs ont touché du doigt, tous les outils qui leur ont été enseignés et constatés physiquement ces différentes méthodes sur les camions en transit sur le parc de Zongo.

Après cette étape, l’Anatt avec l’appui de la coopération belge Enabel, a prévu une phase C à partir du 2 mai prochain, a annoncé Albert Degbe, directeur du cabinet d’étude en comptabilité audit et management. Ce sera « la phase d’accompagnement pour voir au niveau des transporteurs et des conducteurs, ceux qui ont mis réellement les outils mis à leurs dispositions à travers cette formation en pratique », a-t-il expliqué.

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