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Rentrée gouvernementale : Les médias auront-ils chaud sous Alain Orounla ?

Le quatrième gouvernement a effectué sa rentrée hier, mercredi 11 septembre 2019. Au-delà de l’expression des reconnaissances au Chef de l’État pour sa confiance, les nouveaux ministres sont déjà obsédés par les tâches qui les attendent. En ce sens, les premières couleurs annoncées par Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste suscite des questionnements quant à ce qui attend les professionnels des médias.

Par Sêmèvo B. AGBON

Les médias béninois sont en crise. Crise financière et surtout de professionnalisme. Et la multitude des titres n’est pas synonyme de qualité. Une réalité admise de profanes comme des acteurs eux-mêmes. Mais comment résoudre cette crise ? Si l’on reste souvent à l’étape de l’interrogation, le nouveau ministre de la communication, Alain Orounla affiche l’ambition de passer à l’acte. Sa première priorité est en effet de « sortir le paysage médiatique de sa léthargie ». Pour y arriver, il pense mettre en œuvre des mesures. Car « nous avons beaucoup de titres qui malheureusement, ne correspondent pas à grand-chose ». La quantité, « ce n’est pas (ce)… que nous voulons privilégier, mais la qualité et cela passe par l’amélioration des conditions de travail et de vie des animateurs de la presse. Mais aussi par une sélection rigoureuse de ceux qui vont être considérés comme journalistes », a-t-il insisté hier à l’issu du 1er conseil des ministres. Il envisage aussi insidieusement de sortir de la corporation « des gens qui n’ont pas forcément les aptitudes ou la formation. On pense qu’il suffit d’avoir la plume. Non, je crois qu’il y a des mesures qui vont être mises en œuvre pour que nous ayons affaire à de vrais professionnels, formés, suivis, encadrés. »

Ainsi déclinées, assez de bonnes intentions pour la renaissance de la presse au Bénin. Toutefois, comment se fera cette révolution ? Si, il y a « beaucoup de titres qui … ne correspondent pas à grand-chose », comment mettre fin à leur existence s’ils ont l’autorisation de la Haac ? Quels seront les critères à édicter pour les identifier ? Dans les prochains jours ou mois, une série de médias sera-t-elle fermée ? Pareillement, par quelle alchimie se fera la « sélection rigoureuse de ceux qui vont être considérés comme journaliste » ? La définition du journaliste va-t-elle être revue et les conditions d’obtention de la carte de presse seront-elles corsées ? Même si le ministre Alain Orounla compte sur la convivialité des acteurs des médias pour réussir « ses réformes », ces derniers s’y retrouveront-ils convenablement ? On patiente pour voir.

 

Intégralité de la déclaration de Alain Orounla

Journaliste : Pensez-vous pouvoir être à la hauteur des tâches ?

Alain Orounla : Chaque citoyen doit pouvoir être à la hauteur de toutes les situations. Ce n’est pas véritablement un héritage mais une création. La création d’un ministère qui naguère fut adjoint au ministère du Numérique et qui devient autonome. Le ministère de la communication et de la poste, c’est nouveau. Il n’est pas forcément nécessaire d’être du secteur pour parvenir à obtenir des résultats. On dit que le Droit mène à tout. Quand j’étais avocat ici vous convenez que je n’ai pas mal fait mon travail. Je crois que je vais avoir les ressources nécessaires pour amener une équipe vers le succès.

La communication c’est vous c’est nous. La communication, quand on a été avocat on sait communiquer. On doit savoir argumenter, on doit savoir plaider. On doit savoir avec pédagogie aire toucher du doigt la réalité des réalisations de notre pays, de notre gouvernement. Je crois que c’est cette réorganisation qui m’est confiée. Ce n’est pas forcément d’assister des gens devant des Cours et tribunaux. Tout ceci pour dire que vous aussi, avec un peu de méthode et d’organisation, pouvez faire ce travail de réformes qui m’est demandé de faire pour la rénovation de

Quelles sont déjà vos priorités ?

La première des priorités, c’est de sortir le paysage audiovisuel de sa léthargie. Je crois qu’il y a quelque chose qui se fait. Nous souhaitons qu’il y ait quelque chose de plus dynamique, de plus pédagogique et d’une qualité supérieure puisqu’il y a piétinement. Je voudrais avec votre concours donner un nouveau souffle au paysage audiovisuel de notre pays, qui doit être beaucoup plus équilibré, et qui doit nous proposer des émissions de qualité supérieure. Les priorités, ce sont les mesures à mettre en œuvre pour avoir une presse de qualité, parce que nous avons beaucoup de titre qui malheureusement ne correspondent pas à grand-chose. Ce n’est pas la quantité que nous voulons privilégier, mais la qualité et cela passe par l’amélioration des conditions de travail et de vie des animateurs de la presse. Mais aussi par une sélection rigoureuse de ceux qui vont être considérés comme journalistes. Je crois qu’il y a des critères et il ne faudrait pas que votre corporation soit toujours envahie par des gens qui n’ont pas forcément les aptitudes ou la formation. On pense qu’il suffit d’avoir la plume. Non, je crois qu’il y a des mesures qui vont être mises en œuvre pour que nous ayons affaire à de vrais professionnels, formés, suivis, encadrés. (…) Dans la convivialité nous alons faire un travail sérieux.

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