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Rentrée scolaire 2021-2022 : Fournitures chères, les parents dos au mur

A quelques semaines de la rentrée scolaire 2021-2022, les stands de vente de fournitures scolaires sont ouverts un peu partout notamment à Cotonou et Abomey-Calavi. Malgré la conjoncture économique et la pandémie du coronavirus, les parents d’élèves sortent au compte-gouttes pour payer les fournitures à leurs enfants. Ces derniers évoquent toutefois la cherté des articles comparativement aux années antérieures.

Par Raymond FALADE & Simplice Olatoyé ADEYEMI (Stag.)

Dame Félicienne, mère d’élèves, vient de faire son achat. Devant elle, un sac d’écolier neuf, contenant les articles achetés. Elle n’a pas l’air contente. Pour cause, les fournitures sont chères. Mais « elle n’a pas le choix » déclare-t-elle. Car, les enfants doivent aller à l’école. « Il n’y pas l’argent pour payer. Malgré cela, on est obligé de le faire. Je prie Dieu pour que tous les parents puissent trouver de l’argent pour le faire également » a-t-elle souhaité.
Nous sommes à Cotonou où une bonne partie de l’esplanade extérieure du stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou est occupée pour la vente des fournitures scolaires. Sous les bâches installées l’une après l’autre, sont exposés cahiers, cahiers d’activité, manuels, romans, stylos, sacs d’écoliers… tout ce dont les élèves ont besoin comme fournitures. Cherté des produits et plaintes des parents d’élèves, les tenanciers de stands ne nient pas.
Trois ans déjà qu’Arius Houngnibo est dans le domaine de la vente des fournitures scolaires. Cette année, il occupe le poste de caissier au sein de son stand. Il y a une semaine, son équipe s’est installée. Assis sur une chaise, Arius a sur la table placée devant lui, des documents et une calculatrice. Stylo en main, il note avec minutie les ventes et délivre également des reçus. « Comparativement aux années antérieures, les parents sortent oui, mais ce n’est pas comme avant. Cette année, le taux de vente a un peu baissé. Je ne peux pas donner des chiffres exacts », confie-t-il. La vente journalière pour les années antérieures dépasse celle d’aujourd’hui, précise-t-il. Toutefois, les fournitures coûtent un peu plus chères cette année, a relevé Arius Houngnibo. Sans une cause officielle, il soupçonne la conjoncture économique actuelle avec les contraintes liées à la pandémie du coronavirus. Dans son stand, toutes les dispositions sanitaires liées à cette pandémie sont prises pour protéger les agents ainsi que les clients. « On demande aux parents de venir payer pour les enfants, de ne pas regarder la situation de la pandémie qui sévit. Nous avons pris toutes les dispositions pour que la vente se fasse dans le strict respect des gestes barrières contre la Covid-19 », a-t-il rassuré.
Contrairement à lui, Amine, un autre tenancier de stand de vente de fournitures installé à quelques mètres du premier, a indiqué que les parents sortent massivement. Toutefois, reconnait-il, les clients se plaignent de la cherté des articles. Mais ils n’ont pas le choix, fait-il remarquer, car, « nous sommes à une période où tous les produits sont chers ». Les enfants doivent forcément aller à l’école et les fournitures scolaires sont indispensables. C’est ce qui fait dire à Amine qu’« ils sont obligés de les payer. « Je les félicite pour ça parce qu’il s’agit de l’avenir de nos enfants et on doit l’assurer », a-t-il insisté.

Pas d’affluence à Abomey-Calavi

A Abomey-Calavi, le constat demeure. Les affiches annonçant la rentrée scolaire et la vente des fournitures sont implantées de part et d’autre. Au bord des voies, plusieurs stands de vente de fournitures scolaires sont installés et frappent à l’œil. Sur la route Calavi-Parana, les lieux de vente des fournitures sont sans visiteurs. La vendeuse Géraldine Edoun témoigne que ce n’est pas encore la grande influence souhaitée. « Depuis deux semaines que nous sommes là, les gens ne viennent pas, les quelques-uns que nous recevrons prennent un peu un peu ». Par contre « Vraiment, les parents ne sortent pas pour acheter. Ils viennent pour demander les prix et disent qu’ils reviendront », s’est désolé un autre vendeur de fournitures. La morosité économique, c’est la principale raison évoquée par les parents rencontrés. « Cette année, les choses se compliquent où donner à manger à un enfant est un problème, c’est l’argent qui nous fait défaut », a indiqué un parent d’élève.
A moins de deux semaines de la rentrée, c’est la course contre la montre dans les familles. Chaque parent doit faire des efforts pour permettre à ses enfants de ne pas manquer du nécessaire en termes de fournitures. Les classes rouvrent le 20 septembre prochain, avec démarrage des cours, insiste le gouvernement. La pré-rentrée quant à elle, est fixée à la semaine du lundi 13 septembre.

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