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Réseaux sociaux et médias traditionnels : Déontologie et crédibilité départagent les acteurs, selon Guy C. Ehoumi

Les médias sociaux constituent aujourd’hui un puissant outil d’information et de communication. Pour autant, ils ne peuvent remplacer ni faire disparaître les médias traditionnels au nom de la crédibilité pas toujours sûre des informations qui y circulent, a soutenu, lundi 3 mai l’ancien président de l’Odem.

Par Raymond FALADE

Au Bénin, beaucoup semblent se perdre entre les informations qui circulent sur les réseaux sociaux et celles diffusées par les canaux traditionnels. Mais « on ne devrait pas se perdre si tant est qu’on connait le statut de chacun et on sait à quoi chacun devait servir », tranche Guy Constant Ehoumi, ancien président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem). Il a réagi à ce sujet lors d’une cérémonie organisée en marge de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, lundi 3 mai. Pour lui « on ne devrait pas faire une confusion entre le professionnel des médias qui collecte, traite et diffuse l’information et ceux qui prennent les informations c’est-à-dire  les web activistes, qui font leur travail normalement sans se soucier de ce qu’il y a une déontologie parce que ce nouveau comportement que nous avons aujourd’hui avec la technologie ne peut pas être comparable à un métier vraiment reconnu pour lequel il y a des gens qui se forment et qui viennent ». Par conséquent, il revient plutôt au citoyen de faire la part des choses, a-t-il indiqué.

Même si ça va très vite sur les réseaux sociaux, le respect de la déontologie et la qualité du contenu des médias traditionnels sont des éléments importants qui doivent faire la différence entre les deux médias. Ainsi, s’adapter à ces nouveaux moyens de communication n’est pas nouveau pour les professionnels des médias. L’ancien président de l’Odem observe que « c’est un processus qui a commencé depuis longtemps. Et la migration du numérique vers l’analogique, a commencé. Nous avons fait du chemin dans ce domaine au point où plusieurs médias ont commencé par se donner les moyens nécessaires pour passer de l’analogique au numérique. Il est important que nous pussions aller dans cette démarche ». Mais si l’image que les médias présentent aujourd’hui suscite des inquiétudes par rapport à la qualité des productions journalistiques, il est important que les acteurs puissent se regarder en face « pour dire par exemple que nous autres, nous avons une déontologie qui dit tout simplement, comme premier élément qu’on doit pouvoir travailler avec les faits », a soulevé Guy constant Ehoumi. Il a rappelé quelques principes que doivent observer un professionnel des médias pour paraitre toujours crédible et se distinguer ainsi des web activistes. Il s’agit entre autres du caractère sacré des faits comme l’exige la déontologie du métier, la véracité, l’originalité et l’exactitude.

Si malgré ses efforts, l’environnement empêche les professionnels des médias de faire correctement leur travail, il revient aux acteurs de s’assoir et de réfléchir sur ce qu’il faut faire pour l’améliorer. Pour lui, personne ne doit indiquer la voie à suivre aux professionnels car « un métier reste un métier ». De ce fait, si les professionnels des médias font bien leur travail dans le respect de l’éthique et de la déontologie, le problème sera résolu. Il prophétise que « même si tout le monde est sur la toile aujourd’hui et fait ce qu’il veut, un jour cela va s’estomper ». A condition que chacun puisse prendre ses responsabilités et jouer convenablement son rôle, a-t-il souligné. Si toutes les conditions sont réunies, le métier ne disparaitra pas quoiqu’il arrive, croit Ehoumi.

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