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Résultats du Bac 2019 : Les correcteurs jugent, les candidats prient

La correction des épreuves écrites de l’examen du Baccalauréat 2019 a démarré depuis lundi 1er juillet. Quelques centres parcourus montrent que les travaux se déroulent normalement. Pendant ce temps, les candidats partagés entre stress et espoir, prient pour « éloigner les mauvais esprits des correcteurs ».

Par Raymond FALADE (Stag.)

Il sonnait 15 heures ce jeudi 4 juillet au Ceg Gbégamey à Cotonou. Un calme plat régnait. Des voitures stationnées de part et d’autre dans l’enceinte du collège. Des va-vient dans la cour de l’établissement. Souvent à deux et parfois à trois, certains tiennent dans leurs mains des stylos rouges. Ce sont les correcteurs chargés d’apprécier les copies des candidats au Bac. Le chef centre supervise. Il échange avec certains correcteurs. Il a l’air heureux, parce que tout se passe bien, confie Nicolas M. Hountondji, directeur du Ceg Gbégamey et Chef de ce centre de correction. Pas d’incident ni de difficultés majeures. A l’en croire, il y a plusieurs sous-commissions. Certains ont quatre jours pour achever les corrections, d’autres cinq et il y en a qui ont jusqu’à six. Déjà au quatrième jour, il y a une sous-commission qui a fini. C’est celle de la Physique-chimie et technologie (Pct). Sur la base des témoignages qu’il a recueillis chez les agents correcteurs et au regard de l’année scolaire apaisée, Nicolas M. Hountondji prédit un bon taux de réussite au Bac cette année. « Les enseignants ont fini à temps les programmes et on a eu le temps de réviser avec les candidats. Quand je me suis rapproché des correcteurs, les notes ne sont pas si mauvaises que les années précédentes », a-t-il rapporté. Et de poursuivre : « Jusqu’à l’heure où je vous parle, les correcteurs ne se sont pas plains de notes très minables ».

Au lycée technique Coulibaly, c’est presque la même ambiance. Ici, il y a 13 sous commissions au total. Selon Kpêdékpo Hounkpatin, superviseur responsable adjoint de ce centre de correction, 11 sous-commissions sur les 13 ont déjà fini. Il ne reste que les sous-commissions F3 et F4.

Du côté des candidats, stress et espoir se mêlent. Parce qu’on sera fixé bientôt sur son sort. « Depuis lundi que la correction a débuté, je suis dans la joie parce je vois déjà de près ma réussite », est convaincu Affissou, un candidat de la série D. Carine quant à elle, craint qu’on corrige mal ses copies. Elle se confie à Dieu pour cela à travers des prières. « Je prie mon Dieu pour que cette année soit mon année de réussite ». De son côté, Richard qui a foi en Dieu, se dit être sûr de réussir. Il l’y croit fermement.

… éloigner les mauvais esprits des correcteurs

Le candidat Affissou appréhende la phase de la correction des copies comme une phase très importante dans ce processus. « J’ai intensifié les prières car c’est la phase importante pour nous les candidats pour éloigner les mauvais esprits qui pourraient perturber les correcteurs », justifie-t-il. « Pendant ces séances de prière, je demande juste à Dieu d’être avec les correcteurs jusqu’à la fin pour qu’ils jugent avec beaucoup de sérénité nos copies » a-t-il renchéri.

Les candidats ne devraient pas penser ou redouter que les correcteurs jugent mal leurs copies sous l’influence d’un quelconque mauvais esprit. Telle est la position de Nicolas Hountondji, chef du centre du Ceg Gbégamey. C’est une mauvaise idée, pense-t-il. « Dans l’enseignement, nous n’avons pas des mécaniciens mais plutôt des professionnels », s’est-il justifié. « Ce ne sont pas tous les enseignants qui viennent corriger les copies du Bac », a-t-il ajouté. Il a donc rassuré les candidats que les correcteurs apprécieront leurs travaux en toute concentration. Abondant dans le même sens, le superviseur responsable adjoint du centre du Lycée Technique Coulibaly, Kpêdékpo Hounkpatin a souligné que les copies des candidats sont en sécurité. « Ce n’est pas pour rien qu’il y a des contrôleurs ». Il se démarque toutefois du premier. Car, on ne saurait mettre de côté le spirituel, selon lui. Les candidats ont donc raison de prier, défend-t-il. Les deux chefs-centre ont exhorté les candidats à la sérénité.

La première délibération selon Nicolas Hountondji est prévue pour le mercredi 10 juillet.

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