Vous êtes ici
Accueil > Actualité > Révision annoncée du protocole additionnel de la Cedeao : L’«accession au pouvoir d’État par les armes strictement proscrite»

Révision annoncée du protocole additionnel de la Cedeao : L’«accession au pouvoir d’État par les armes strictement proscrite»

Le président Patrice Talon a participé vendredi 28 janvier, à un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao. Le sujet principal abordé au cours de la rencontre qui s’est déroulée par visioconférence est relatif à la situation politique au Burkina Faso avec l’éviction du président Marc Roch Christian Kaboré par les militaires.

Par Raymond FALADE

Les chefs d’État ont adopté à l’issue de la rencontre, plusieurs décisions en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel au pays des hommes intègres. Selon le point du conclave fait par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Aurelien Agbenonci, les dirigeants de la Cedeao ont d’abord fermement condamné ce coup d’État avant de décider de la suspension immédiate du Burkina Faso de toutes les institutions de l’organisation sous-régionale et de réclamer la libération immédiate du président Kaboré. Par ailleurs‚ a indiqué le ministre Agbenonci, les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao ont également décidé de travailler au rétablissement de l’ordre constitutionnel en dépêchant à Ouagadougou une délégation des chefs d’État-major des armées et des ministres des Affaires étrangères de la Cedeao. Les présidents de la république des pays membres de la Cedeao ont convenu de tenir une nouvelle session extraordinaire le 4 février prochain afin d’examiner les résultats et les recommandations des deux missions et l’évolution de la situation.
L’autre point important de cette rencontre extraordinaire est la révision du protocole additionnel de l’organisation sous – régionale sur la démocratie et la bonne gouvernance. Selon le ministre Aurelien Agbenonci, le président Patrice Talon et plusieurs de ses homologues ont obtenu la révision de ce protocole pour le renforcer la démocratie. À cet effet, un comité a été mis en place et y travaille. À en croire le ministre des Affaires étrangères, ce protocole énonce dans ses principes qu’un “gouvernement ou un pouvoir n’est établi que par des élections, et que tout changement anti-constitutionnel est interdit et toute méthode d’accession au pouvoir d’État par les armes est strictement proscrite».
Il faut rappeler que le président burkinabè Marc Rock Christian Kaboré a été renversé par un coup d’État le dimanche 23 janvier‚ comme au Mali et en Guinée.

Laisser un commentaire

Top