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Romuald Wadagni sur la cherté de la vie : «Aucun impôt n’a connu une hausse en montant»

La cherté de la vie est-elle liée aux nouvelles taxes créées par le gouvernement ? En tout cas, c’est ce que certains Béninois pensent. Mais, tel n’est pas le cas‚ a rejeté le dimanche 3 avril, le ministre de l’Économie et des finances Romuald Wadagni. Il a été invité sur l’émission “Le débat public” de la télévision nationale Ortb.

Par Raymond FALADE

Le gouvernement n’a pas créé de nouvelles taxes. Il est plutôt dans un processus de simplifier l’administration fiscale, limiter le nombre de prélèvement, élargir le nombre de contributeurs et baisser le nombre de taxe‚ selon le ministre d’État chargé de l’Économie et des finances Romuald Wadagni. «Si dans un pays, il n’y a que 100 personnes qui contribuent alors que il faut moins 1000 personnes, les 100 qui contribuent ne le feront pas assez pour satisfaire tous les besoins. Si on travaille pour que ceux qui sont sensés contribuer contribuent, vous allez vous retrouver avec assez de recettes fiscales et vous serez même en position de baisser»‚ a expliqué dimanche l’invité de André Dossa et de Rachidath Bio Maman.
À titre d’exemple, le ministre a indiqué qu’en 2016, à peu près 16 000 contribuables ont été déclarés et payaient leurs impôts. Ce qui constitue un maque à gagner pour l’État et ne lui permettait pas d’avoir assez de ressources. Mais avec les réformes et l’application des textes, ce nombre est passé à 25 000 en 2021. Ce qui fait une augmentation de 40% environ. «Cela veut dire que les personnes nouvelles contribuent à l’impôt dont le montant n’a pas augmenté. Le taux de l’impôt sur les sociétés n’a pas baissé. Mais il y a plus de personnes qui contribuent»‚ a insisté le ministre Romuald Wadagni.
Il a fait savoir que ce sont des personnes qui devraient payer et qui ne le faisaient pas. «Quand les gens qui ne payaient pas hier commencent pas payer aujourd’hui, ils le présentent comme une pression nouvelle, comme une nouvelle taxe. C’est à nuancer des taxes nouvelles»‚ a-t-il martelé.
En 2016, le Bénin a au total 52 prélèvements. Aujourd’hui, il est passé à environ 33, 34 prélèvements. «Ce qui veut dire qu’en nombre, nous avons supprimé le nombre de prélèvements qui existent»‚ a-t-il démontré.
En ce qui concerne la Taxe sur valeur ajoutée (Tva), le ministre a indiqué qu’elle est l’impôt généralement le plus payé de tous. Au Bénin, elle est estimé à 18% alors que dans certains pays de la sous-région, c’est plus que cela. «Le nombre d’impôt a été réduit. Aucun impôt n’a connu une hausse en montant. Si nous continuons ce travail de tirer les gens vers le formel, notre ambition c’est que par exemple, le taux d’impôt sur le bénéfice qui est à 30% puisse baisser. Si tous ceux qui doivent contribuer contribuent, nous allons avoir des recettes pour financer les projets, les hôpitaux, les cantines scolaires etc. avec un taux qui va baisser à 30%»‚ a-t-il renchéri.

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