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Amélioration des conditions de vie des travailleurs : Le Smig passe à 52 000F dès janvier 2023

Le président Patrice Talon a rencontré le mardi 26 avril, les confédérations syndicales et les organisations patronales à Cotonou. Le seul sujet abordé au cours de la séance est relatif à la revalorisation des salaires et du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig).

Par Raymond FALADE

Du point de la rencontre fait par Ayabavi Aubierge Glonou Agnozognigbe de la Confédération syndicale autonome du Bénin (Csa-Bénin), quatre points sont à retenir du seul sujet débattu.

D’abord sur la question du Smig, 30% d’augmentation a été accordé. Ainsi, à compter du 1er janvier 2023, le Salaire minimum interprofessionnel garanti passera de 40.000Fcfa à 52.000Fcfa avec l’exigence pour les employeurs de souscrire à l’assurance santé obligatoire pour leurs salariés à compter du 1er janvier 2023.

En ce qui concerne la hiérarchisation automatique des salaires, le gouvernement a estimé qu’il ne lui revient pas d’administrer les ajustements de salaires dans les entreprises privées. Il a‚ à cet effet, décidé de suspendre le principe d’une hiérarchisation automatique des salaires après tout relèvement du Smig au Bénin.

 

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Pour lui, chaque employeur est libre d’en décider selon la politique de l’entreprise. Une option refutée par les organisations syndicales. Pour elles, le contexte national exige un maintien de ce principe qui est un acquis important pour les travailleurs.
Sur la question de l’augmentation des salaires, quelques principes ont été été convenus.

Selon le point fait par Ayabavi Aubierge Glonou Agnozognigbe, une cagnotte globale serait dégagée et sera répartie entre augmentation de salaires, amélioration de la situation des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) et recrutement des jeunes. Le montant de cette cagnotte n’a pas été communiqué.

Par ailleurs, deux niveaux d’augmentation sont en vue. Il s’agit dans un premier temps, d’une amélioration du point d’indice pour impacter aussi bien les pensions des retraités que les salaires, puis d’une augmentation différenciée des salaires et des pensions par palier de façon à impacter plus fortement les bas salaires et moins fortement les salaires élevés.

Les quatre paliers retenus sont donc, de 52.000 Fcfa à 100.000 Fcfa, de 100.001 Fcfa à 200.000 Fcfa, de 200.001 Fcfa à 500.000 Fcfa et de 500.001 Fcfa et plus. Les pourcentages à appliquer à chaque palier seront examinés au cours d’une autre séance de la commission.

Le mois de novembre 2022 a été évoqué comme date d’effet de ces différentes simulations, à condition que la situation actuelle relative aux incertitudes économiques actuelles dans le monde ne s’aggrave.

 

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Le rencontre gouvernement-centrales syndicales a connu la présence des secrétaires généraux des trois confédérations syndicales représentatives accompagnés chacun d’un membre de leur bureau, des présidents du Cnp-Bénin et de la Coneb accompagnés d’un membre de leur bureau, du président de la république entouré des ministres de Finances, du Développement, de la Santé, du Travail, de la Justice et de ceux en charge de l’Education ainsi que du patron du Bureau d’analyse et d’investigation (Bai).

À propos de cette rencontre‚ la Cstb estime que «la montagne a accouché d’une souris»‚ dans un compte rendu signé de la secrétaire générale adjointe‚ Mathurine Sossoukpè.

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