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Salubrité à Tchanhounkpamè et Avotrou : La Sgds sensibilise les populations

Les weekends sont désormais mis à profit par la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Bénin (Sgds), pour sensibiliser, éduquer et conscientiser les populations sur la bonne gestion des ordures et l’assainissement de leur cadre de vie. Samedi 16 octobre, les populations de Tchanhounkpamè et Avotrou dans le 1er arrondissement de Cotonou, ont reçu la visite des agents de la Sgds pour cette activité. La campagne de sensibilisation est suivie de nettoyage des rues parcourues.

Par Raymond FALADE

Plus de déchets dans les rues, sur les terres pleins centraux, les carrefours, aux abords des rues et même dans les maisons. C’est le combat quotidien de la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Bénin (Sgds). Et quand les agents de la Sgds passent, ce sont les déchets qui s’effacent. Samedi 16 octobre, les agents de salubrité et de pré-collecte des déchets de la Sgds, munis de brouettes, de balais, de divers engins de ramassage des ordures ont sillonné les coins et recoins de Tchanhounkpamè et Avotrou dans le 1er arrondissement de Cotonou.
Aux commandes, quatre superviseurs de la Société, Pierre Dossa, Guillaume Agbede, Nelson Adankpeto et Précieux Béhanzin. A l’occasion, riverains, usagers et ménages ont été sensibilisés sur les bons gestes à avoir en matière de gestion des déchets. « L’objectif de la campagne de sensibilisation est de rendre tous les quartiers insalubres propres. Pour mener à bien cette mission, la Sgds a mis en place une stratégie. Elle consiste à identifier les quartiers insalubres. Ensuite, les superviseurs avec la collaboration des élus locaux à la base font des enquêtes dans les quartiers ciblés pour connaitre les réels problèmes. Ces étapes développées sur le terrain, permettent à la Sgds de mieux sensibiliser les ménages et les usagers », a expliqué Pierre Dossa. « Le choix d’Akpakpa est fait en vue d’éduquer les riverains, les commerçants et usagers sur les bons gestes en leur expliquant les conséquences du rejet des matières organiques, les eaux usées et les déchets sur les terres pleins centraux, les trottoirs, la chaussée et dans les caniveaux d’eau pluviale ». A chaque étape de la sensibilisation, les agents de la Sgds insistent sur les conséquences des odeurs nauséabondes des déchets entreposés sur les terres pleins centraux, les trottoirs et dans les caniveaux, sur la santé humaine et comment cela peut nuire à l’environnement. L’assainissement est une question primordiale et c’est un devoir commun. C’est pourquoi, Précieux Béhanzin a invité les personnes rencontrées « à plus de civisme dans tout ce qu’elles font, à une meilleure gestion des déchets et à disposer à défaut des poubelles homologuées, des contenants qui aient des couvercles histoire de limiter la prolifération de tout ce qui est moustiques, mouches et autres, afin de garantir une pleine santé ».


Au cours de la campagne de sensibilisation, les populations ont profité pour faire part aux agents de la Sgds, leurs difficultés dans la gestion des ordures dans cette localité. Selon Guillaume Agbede, les populations installées aux abords des voies ont indiqué que « ceux qui déposent les ordures sur les terres pleins centraux viennent des maisons un peu loin du pavé. Si tel est le cas, cela voudra dire que la Pme chargée de la pré-collecte dans la zone ne rentre pas dans les vons pour ramasser les ordures », a-t-il signalé. Guillaume Agbede a fait savoir que ladite Pme été instruite pour non seulement respecter ses jours de passage, mais aussi pour ne plus occulter aucun ménage à son passage.
La démarche a été fortement saluée par les populations qui ont promis aider la Sgds en dénonçant ceux qui remplissent les trottoirs et terres pleins centraux de ces quartiers. Pour Sylvain Ahouanvoessi, responsable de la Pme chargée de la salubrité et de la pré-collecte des déchets dans les quartiers sillonnés, après cette phase de sensibilisation, il faut passer à la répression pour que l’objectif soit atteint. Car soutient-il, sans la répression, « on n’aura pas les résultats ».

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