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Santé mentale : Le Gtrsmcr valorise la contribution des plantes et savoirs endogènes

Le Groupe santé mentale, religions et cultures (Gtrsmcr) a organisé, samedi 31 octobre, une journée de formation et d’immersion dans les pratiques de santé mentale par les plantes et savoirs endogènes. Thème choisi: ‹‹Savoirs traditionnels, plantes et pratiques religieuses, quels apport pour la santé mentale des populations? ››. L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’édition 2020 de la Journée mondiale de la santé mentale célébrée le 10 octobre dernier.

Par R. FALADE

Cette journée de formation s’est déroulée au Jardin botanique de l’Université d’Abomey-Calavi. Des formations pratiques ont permis aux participants de toucher du doigt les plantes qu’ils peuvent utiliser, les comportements et connaissances à avoir, pour prévenir certaines maladies mentales et pour accompagner les personnes qui souffrent de troubles mentales.

Médecins, spécialistes en santé mentale, naturopathe, Phytothérapeute, naturaliste, toutes les spécialités étaient mises en branle pour conseiller, orienter, entretenir, enseigner…les participants sur les éléments qui concourent au bien-être des populations et surtout à la santé mentale. La journée a été riche en communications sur les savoirs endogènes au service du coaching et du développement personnel, les signes en santé mentale, les troubles anxieux et l’hypertension artérielle, la thérapie par les plantes, la prise en charge des hallucinations dans les médecines traditionnelles, théories et études de cas, usage des plantes pour un épanouissement sexuel et mental: cas des aphrodisiaques. Lesquelles communications ont été animées par des personnes averties dont Magloire Gansou, professeur agrégé et directeur du Cnhup-C, Dah Sodjo, chercheur / naturaliste, Sendip Agossa, Phytothérapeute, chercheur en bien-être, Olorun Ode, Coach, instructeur en développement humain et Gauis Dona Zougnon, naturopathe.

Justifiant le bien-fondé de la formation, Sègbédé Aligbonon, psychologue-clinicienne et coordonnatrice du Gtrsmcr a indiqué que l’objectif est ‹‹de contribuer à formaliser les collaborations qui existent entre les connaissances, les savoirs et même la médecine traditionnelle et les pratiques modernes ». Pour elle ‹‹cette collaboration existe déjà dans la tête des populations››. Mais au niveau des praticiens, ‹‹ce n’est pas trop clair››.

La journée de formation a permis aux praticiens de communiquer autour de leurs différentes pratiques afin de trouver des terrains d’entente dans les soins pour le bien-être des populations surtout sur le plan de la santé mentale.

Le groupe de travail dénommé Santé mentale, culture et religions est constitué de praticiens, de tradithérapeutes, médecins, psychologues, des assistants sociaux, psychiatres ainsi que des religieux. En symbiose, l’équipe travaille ‹‹à formaliser les connaissances, les pratiques de santé mentale aussi bien dans la tradition que dans la modernité››.

Outre les pratiques endogènes, Sègbédé Aligbonon a annoncé qu’il y aura d’autres formations sur les pratiques chrétiennes ou islamiques qui ont des impacts sur la santé mentale.

La journée de formation et d’immersion a pris fin avec la visite guidée du Jardin botanique de l’Uac. Conduite par son directeur, cette importante étape de la journée a permis aux participants d’aller au contact des plantes dont les vertus ont été expliquées déjà dans les communications. À chaque étape, le directeur du jardin botanique s’arrête, donne les noms des plantes en français et en fongbé, son rôle et ses vertus. Une ballade qui n’aurait pas pris fin si la nuit n’était pas tombée puisqu’il faut au moins 6 heures pour parcourir tout le jardin à en croire son directeur. Satisfaits au terme de cette journée riche en enseignement, les participants ont témoigné leur gratitude à l’endroit des initiateurs tout en souhaitant que cela se pérennise.

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