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Santé publique : Le palu aussi mérite l’attention ! (Plus de 3000 décès en 2019)

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (Jmp13), le 24 avril dernier, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a révélé des statistiques sur la maladie causée par la piqûre de l’anophèle et dévoilé les actions de lutte.

Par Sêmèvo B. AGBON

En 2019, le paludisme seul garde 46,1% des consultations et 40% des hospitalisations, selon le ministre Hounkpatin qui cite les résultats de l’Annuaire statistique. Soit deux millions trois cent trois mille cinq cent trois (2 303 503) cas de paludisme simple confirmés dans la population en général. Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés. De plus « cent quatre-vingt-seize mille trente-quatre (196 034) cas graves ont été notifiés avec trois mille deux cent trente-quatre (3 234) décès dont plus de la moitié également survient chez les mêmes cibles », a-t-il peint.

Face à cette situation, le plan de riposte du gouvernement pour l’élimination du paludisme à l’horizon 2030 comprend des campagnes de distribution gratuite de moustiquaires (imprégnées d’insecticides à longue durée d’action) à tous les ménages, dans les écoles primaires publiques de l’Atlantique ; la pulvérisation intra-domiciliaire au profit des zones sanitaires de Djougou-Ouaké-Copargo et Kandi-Gogounou-Ségnana ainsi que la chimio-prévention du paludisme saisonnier. Cette dernière a démarré dans deux zones sanitaires (Tanguiéta-Matéri-Cobly et Malaville-Karimama) en 2019. Deux nouvelles zones : Banikoara et Kandi-Gogounou-Ségbana) ont été prises en compte cette année, a énuméré le ministre Benjamin Hounkpatin. Pour l’élimination de la maladie, le gouvernement mise aussi sur la prise en charge des cas par les relais communautaires et l’assainissement du cadre de vie.

Même si le coronavirus fait le buzz actuellement à l’échelle planétaire, il y a d’autres maux (famine, paludisme…) dont les ravages silencieux méritent d’être connus pour une prise de conscience collective aussi bien dans les habitudes que la riposte. « Je demande donc à chacun de nous, de prendre ses responsabilités dans la lutte contre le paludisme car, notre objectif est qu’à terme, plus personne ne meurt d’une piqûre de moustique », a exhorté Hounkpatin.

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